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ASIES Regards et Contre Regards

samedi, février 04, 2006

jeudi 2 février 2006, 11h32

Clemenceau:
Bruxelles enquête sur la légalité de son envoi en Inde

BRUXELLES (AFP) - La Commission européenne enquête sur la légalité de l'envoi du porte-avions français désarmé Clemenceau en Inde où il doit être démantelé, et devrait demander bientôt formellement des explications au gouvernement français, a indiqué jeudi une porte-parole.
Au cas où la France répondrait à la Commission avec des explications jugées insuffisantes, elle s'exposerait à une saisine de la Cour européenne de
Justice, et donc à d'éventuelles sanctions.
Selon la Commission, qui n'a pas précisé quand elle enverrait la demande d'explications à Paris, l'envoi du Clemenceau pourrait constituer une infraction à la législation sur le transport des déchets dangereux, qui ne peuvent en principe pas être expédiés vers un pays n'appartenant pas à l'OCDE.
"Nous ne sommes pas encore au stade de dire s'il y a infraction, mais il y a certains éléments qui nous font penser qu'il y a quelque chose qui ressemble à une infraction", a indiqué Barbara Helfferich, porte-parole du commissaire à l'Environnement Stavros Dimas.
"Il faut d'abord déterminer précisément qu'il s'agit bien de déchets, et ensuite de déchets dangereux", a-t-elle expliqué. "Si c'est le cas, en principe aucun pays de l'Union européenne ne peut envoyer un bateau contenant des déchets dangereux pour démantèlement hors de l'OCDE".
Parti de France le 31 décembre, avec pour destination finale le gigantesque chantier de démolition d'Alang, à l'ouest de l'Inde, l'ancien fleuron de la marine française a connu depuis un périple laborieux.
A la mi-janvier, il est resté quelques jours en souffrance dans les eaux égyptiennes. La Cour suprême de l'Inde a ensuite interdit au Clemenceau l'accès aux côtes indiennes jusqu'au 13 février, date à laquelle elle rendra un arrêt autorisant ou non son accostage, après avoir entendu toutes les parties, y compris la France et Greenpeace.
La quantité d'amiante que recèle le bâtiment est au centre de la polémique. La Commission indienne de contrôle des déchets dangereux, qui avait rendu un premier avis défavorable le 6 janvier, doit prochainement communiquer son avis définitif à la Cour suprême qui statuera sur l'accostage du Clemenceau.
Sur les 160 tonnes de matériaux amiantés du Clemenceau, 115 tonnes ont été enlevées à Toulon, selon les autorités françaises. Mais des organisations de défense de l'environnement soutiennent qu'il en reste beaucoup plus.

jeudi 2 février 2006, 11h32

Clemenceau:
Bruxelles enquête sur la légalité de son envoi en Inde

BRUXELLES (AFP) - La Commission européenne enquête sur la légalité de l'envoi du porte-avions français désarmé Clemenceau en Inde où il doit être démantelé, et devrait demander bientôt formellement des explications au gouvernement français, a indiqué jeudi une porte-parole.
Au cas où la France répondrait à la Commission avec des explications jugées insuffisantes, elle s'exposerait à une saisine de la Cour européenne de
Justice, et donc à d'éventuelles sanctions.
Selon la Commission, qui n'a pas précisé quand elle enverrait la demande d'explications à Paris, l'envoi du Clemenceau pourrait constituer une infraction à la législation sur le transport des déchets dangereux, qui ne peuvent en principe pas être expédiés vers un pays n'appartenant pas à l'OCDE.
"Nous ne sommes pas encore au stade de dire s'il y a infraction, mais il y a certains éléments qui nous font penser qu'il y a quelque chose qui ressemble à une infraction", a indiqué Barbara Helfferich, porte-parole du commissaire à l'Environnement Stavros Dimas.
"Il faut d'abord déterminer précisément qu'il s'agit bien de déchets, et ensuite de déchets dangereux", a-t-elle expliqué. "Si c'est le cas, en principe aucun pays de l'Union européenne ne peut envoyer un bateau contenant des déchets dangereux pour démantèlement hors de l'OCDE".
Parti de France le 31 décembre, avec pour destination finale le gigantesque chantier de démolition d'Alang, à l'ouest de l'Inde, l'ancien fleuron de la marine française a connu depuis un périple laborieux.
A la mi-janvier, il est resté quelques jours en souffrance dans les eaux égyptiennes. La Cour suprême de l'Inde a ensuite interdit au Clemenceau l'accès aux côtes indiennes jusqu'au 13 février, date à laquelle elle rendra un arrêt autorisant ou non son accostage, après avoir entendu toutes les parties, y compris la France et Greenpeace.
La quantité d'amiante que recèle le bâtiment est au centre de la polémique. La Commission indienne de contrôle des déchets dangereux, qui avait rendu un premier avis défavorable le 6 janvier, doit prochainement communiquer son avis définitif à la Cour suprême qui statuera sur l'accostage du Clemenceau.
Sur les 160 tonnes de matériaux amiantés du Clemenceau, 115 tonnes ont été enlevées à Toulon, selon les autorités françaises. Mais des organisations de défense de l'environnement soutiennent qu'il en reste beaucoup plus.

vendredi 3 février 2006, 6h02

Un puissant séisme secoue le nord-est du Japon


TOKYO (AP) - Un puissant séisme d'une magnitude préliminaire de 5,9 sur l'échelle de Richter a secoué le nord-est du Japon, vendredi, mais il n'y a aucun danger de tsunami, a annoncé l'Agence météorologique nippone.
La secousse s'est produite à 13h37 (4h37 GMT) et son épicentre était située à quelque 30kilomètres sous le plancher océanique au large des côtes de la préfecture d'Ibaraki, a précisé l'agence.
La police locale a déclaré qu'on ne déplorait dans l'immédiat ni dégât ni victime.
Ibaraki est située à environ 130km au nord-est de Tokyo. AP


samedi 4 février 2006, 12h22

Philippines:
une bousculade dans un stade de Manille fait 73 morts

MANILLE (AFP) - Soixante-treize personnes ont été tuées et près de 400 autres blessées dans une bousculade survenue devant un stade de Manille samedi où une foule s'était massée pour participer à un jeu télévisé doté de prix, ont annoncé les secours.
Plus de 10.000 personnes étaient rassemblées devant le stade Ultra de Pasig, une banlieue de la capitale des Philippines, dans l'espoir d'avoir un siège à l'émission, un spectacle de variétés extrêmement populaire organisé par la chaine ABS-CBN.
Les causes du drame étaient encore floues samedi matin. Un homme aurait prononcé le mot "bombe", provoquant un mouvement de panique, a indiqué le directeur des services municipaux Lito Vergel De Dios. Mais selon des survivants et des enquêteurs, la catastrophe se serait produite lors du franchissement d'un étroit passage menant au stade. "La raison de la bousculade est qu'un grand nombre de gens se sont retrouvés en un seul endroit", a déclaré le chef adjoint de la police de Pasig, Romeo Abaring. Il a noté que la foule s'était précipitée vers l'unique entrée du stade, où la plupart des morts ont été retrouvés.
Selon le sénateur Richard Gordon, qui est aussi le responsable de la Croix Rouge, le bilan s'élève à 73 morts et 392 blessés, la plupart légers. Un précédent bilan faisait état de 88 morts mais certains avaient été comptés deux fois. La présidente Gloria Arroyo a ordonné une enquête sur les causes de l'incident et a promis d'en rendre public les résultats dans les 72 heures. Mme Arroyo s'est rendue auprès des survivants dans des hopitaux débordés où des victimes étaient obligées d'attendre assises sur des chaises, parfois même à même le sol.
Devant le stade, des corps étaient allongés dans la rue au milieu de détritus, recouverts de sacs en plastique ou de pages de journaux. Des membres des familles caressaient le visage de disparus. La majorité des victimes sont des femmes d'âge moyen ou plus agées. Certaines avaient encore les yeux ouverts et un des sauveteurs a déclaré que "ces gens n'ont eu aucune idée de ce qui leur est tombé dessus". "Nous espérions avoir une chance de gagner de l'argent. Jamais on n'aurait pensé que cela tournerait au cauchemar", a dit Esperanza Marasigan, une femme à la recherche des siens.
L'émission "Wowowee" permet de gagner des prix et de l'argent et, selon la police, certains campaient depuis jeudi pour s'assurer une place. Après le drame, des centaines de personnes restaient sur place, des curieux, des gens désorientés mais aussi d'autres qui espèraient encore participer au jeu. L'animateur du spectacle Willie Revillame avait d'abord déclaré que l'émission devait avoir lieu malgré tout, mais la chaine ABS-CBN l'a finalement reportée.
Accompagné du vice-président Noli de Castro, lui-même ancien présentateur de la chaîne, l'animateur s'est présenté aux milliers de gens présents dans le stade pour les appeler au calme. "Ne nous en voulez pas. Ne vous inquiétez pas. Nous allons nous occuper des blessés et des morts", a-t-il dit. Le président de la chaîne, Eugenio Lopez, a assuré que ABS-CBN couvrirait les dépenses des victimes. "L'émission aura lieu plus tard. Vous conservez vos billets", a ajouté vice-président de Castro.
Il a estimé qu'il était trop tôt pour désigner des coupables. Mais le ministre des communications, Leandro Mendoza, a déclaré qu'une commission enquêterait sur la responsabilité possible des organisateurs de l'émission. Dans un pays où 40% de la population vit avec deux dollars par jour, des émissions comme "Wowowee" remportent un succès considérable. Les spectateurs venus au stade Ultra rêvaient de gagner des minibus ou des maisons, ou le prix d'un million de pesos (19.250 dollars) offert pour le premier anniversaire de l'émission.


samedi 4 février 2006, 12h22

Philippines:
une bousculade dans un stade de Manille fait 73 morts

MANILLE (AFP) - Soixante-treize personnes ont été tuées et près de 400 autres blessées dans une bousculade survenue devant un stade de Manille samedi où une foule s'était massée pour participer à un jeu télévisé doté de prix, ont annoncé les secours.
Plus de 10.000 personnes étaient rassemblées devant le stade Ultra de Pasig, une banlieue de la capitale des Philippines, dans l'espoir d'avoir un siège à l'émission, un spectacle de variétés extrêmement populaire organisé par la chaine ABS-CBN.
Les causes du drame étaient encore floues samedi matin. Un homme aurait prononcé le mot "bombe", provoquant un mouvement de panique, a indiqué le directeur des services municipaux Lito Vergel De Dios. Mais selon des survivants et des enquêteurs, la catastrophe se serait produite lors du franchissement d'un étroit passage menant au stade. "La raison de la bousculade est qu'un grand nombre de gens se sont retrouvés en un seul endroit", a déclaré le chef adjoint de la police de Pasig, Romeo Abaring. Il a noté que la foule s'était précipitée vers l'unique entrée du stade, où la plupart des morts ont été retrouvés.
Selon le sénateur Richard Gordon, qui est aussi le responsable de la Croix Rouge, le bilan s'élève à 73 morts et 392 blessés, la plupart légers. Un précédent bilan faisait état de 88 morts mais certains avaient été comptés deux fois. La présidente Gloria Arroyo a ordonné une enquête sur les causes de l'incident et a promis d'en rendre public les résultats dans les 72 heures. Mme Arroyo s'est rendue auprès des survivants dans des hopitaux débordés où des victimes étaient obligées d'attendre assises sur des chaises, parfois même à même le sol.
Devant le stade, des corps étaient allongés dans la rue au milieu de détritus, recouverts de sacs en plastique ou de pages de journaux. Des membres des familles caressaient le visage de disparus. La majorité des victimes sont des femmes d'âge moyen ou plus agées. Certaines avaient encore les yeux ouverts et un des sauveteurs a déclaré que "ces gens n'ont eu aucune idée de ce qui leur est tombé dessus". "Nous espérions avoir une chance de gagner de l'argent. Jamais on n'aurait pensé que cela tournerait au cauchemar", a dit Esperanza Marasigan, une femme à la recherche des siens.
L'émission "Wowowee" permet de gagner des prix et de l'argent et, selon la police, certains campaient depuis jeudi pour s'assurer une place. Après le drame, des centaines de personnes restaient sur place, des curieux, des gens désorientés mais aussi d'autres qui espèraient encore participer au jeu. L'animateur du spectacle Willie Revillame avait d'abord déclaré que l'émission devait avoir lieu malgré tout, mais la chaine ABS-CBN l'a finalement reportée.
Accompagné du vice-président Noli de Castro, lui-même ancien présentateur de la chaîne, l'animateur s'est présenté aux milliers de gens présents dans le stade pour les appeler au calme. "Ne nous en voulez pas. Ne vous inquiétez pas. Nous allons nous occuper des blessés et des morts", a-t-il dit. Le président de la chaîne, Eugenio Lopez, a assuré que ABS-CBN couvrirait les dépenses des victimes. "L'émission aura lieu plus tard. Vous conservez vos billets", a ajouté vice-président de Castro.
Il a estimé qu'il était trop tôt pour désigner des coupables. Mais le ministre des communications, Leandro Mendoza, a déclaré qu'une commission enquêterait sur la responsabilité possible des organisateurs de l'émission. Dans un pays où 40% de la population vit avec deux dollars par jour, des émissions comme "Wowowee" remportent un succès considérable. Les spectateurs venus au stade Ultra rêvaient de gagner des minibus ou des maisons, ou le prix d'un million de pesos (19.250 dollars) offert pour le premier anniversaire de l'émission.

vendredi, janvier 13, 2006

mardi 10 janvier 2006, 10h46

L'étonnante histoire des Bourbon d'Inde, éminences grises des Begums


BHOPAL (AFP) - Dans la ville poussiéreuse de Bhopal, un palais en ruine et quelques tombes chrétiennes chuchotent encore aux visiteurs l'étonnante histoire de ces descendants de la famille royale française des Bourbon qui devinrent éminences grises des Begums, les reines de la cité.
C'est une histoire que narre leur descendant, Balthazar-Napoléon Bourbon, un gentleman-farmer avocat et paysan, à Bhopal, capitale de l'Etat du Madhya Pradesh (centre).
La porte d'entrée de sa demeure est ornée d'un "Maison des Bourbons" assorti d'une fleur de lys, blason de la dynastie. A côté, l'église fondée par son arrière grand-mère Isabella, où l'on voit le nom des Bourbon inscrit sur des tombes.
Selon la mémoire familiale, enrichie par les témoignages des visiteurs européens au fil des siècles, un certain Jean-Philippe de Bourbon Navarre arriva en 1560 à la cour de l'empereur Akbar, troisième de la dynastie moghole qui dirigea le pays du début du XVIe siècle jusqu'au milieu du XIXe.
Au XVIe siècle en
Inde, "il y avait plein d'Européens, de toutes nationalités, errant (...) dans le but de faire fortune", rappelle dans un livre sur les Bourbon le professeur d'histoire anglaise Siobhan Lambert-Hurley.
Les récits de famille disent que Jean-Philippe, fils d'un duc cousin du roi Henri IV, s'enfuit de France après avoir tué un noble français dans un duel. Kidnappé par les pirates puis échappé de leur griffes, il arriva à Goa sur la côte sud-ouest de l'Inde. De là, il réussit à s'attirer rapidement les bonnes grâces de la cour.
"Le jeune aventurier était grand, son allure vaillante", selon l'écrivain C.A. Kincaid.
"Akbar fut si ravi de son apparence qu'il le nomma responsable de l'armée royale", raconte M. Bourbon en se basant sur les textes d'Abu Fazl, ministre de cour qui écrivit Akbar-Namah ou Chroniques d'Akbar, considéré comme le plus grand roi des Moghols pour sa tolérance religieuse et sa bonne administration.
Jean-Philippe devint beau-frère d'Akbar en épousant Juliana Mascarenhas, la soeur d'une de ses épouses. Le couple vécut à Agra, où il fit construire une église, puis à New Delhi à la lisière de laquelle un quartier devenu industriel porte le nom de Lady Juliana ki Sarai.
C'est au XVIIIe siècle que leurs descendants s'installèrent à Bhopal où leur fortune se maria à celle des Begums. Ces reines dirigèrent Bhopal à partir de 1819 lorsque Qudsia Begum, 18 ans, - première des quatre souveraines - s'empara du trône à la mort de son mari le prince Nawab Nazar Mohammed Khan.
Un descendant des Bourbon, Balthazar, devint son Premier ministre jusqu'à ce qu'il meurt empoisonné en 1830, victime d'intrigues de cour.
"Les Bourbon revendiquèrent avoir mis la veuve de Khan sur le trône", explique M. Bourbon. "Plus tard, les époux des reines furent jaloux de leurs femmes et de la confiance qu'elles accordaient aux Bourbon".
Le fils de Balthazar, Salvador qui lui aussi devint Premier ministre, offrit un palais à la fille de Qudsia Begum, Sikander Begum. Sis dans la vieille ville, le palais, Shaukat Mahal, d'architecture franco-indienne, abrite aujourd'hui une faculté d'homéopathie et une école de beauté.
Avec l'abolition des titres royaux et des privilèges en
Inde en 1971, les Bourbon perdirent leurs royaux patrons et leurs biens. "Les jagirs (terres) des Bourbon furent confisqués. Alors les Bourbon se mirent à travailler. Personne ne l'avait fait avant mon grand-père", dit M. Bourbon.
Les descendants des Begums sont depuis devenus rois dans leurs disciplines, avec un ex-capitaine de l'équipe de cricket ou une star de Bollywood.
La famille Bourbon n'a elle aujourd'hui comme héritage de ses ancêtres français que leur nom et leur foi dans l'Eglise catholique. Balthazar-Napoléon Bourbon ne parle pas français.

mercredi 11 janvier 2006, 0h02

Séisme en Asie du Sud: l'OTAN réduit ses opérations au Cachemire pakistanais

ISLAMABAD (AP) - L'OTAN a annoncé mardi qu'elle allait réduire ses opérations dans la région pakistanaise du Cachemire, où un violent séisme a fait au moins 87.000 morts le 8 octobre dernier.
L'Alliance atlantique a déployé un millier de soldats ainsi que des équipes médicales et des ingénieurs pour participer aux opérations de secours après le tremblement de terre, qui a également fait 3,5 millions de sans-abri.
Mais son mandat de 90 jours doit prendre fin le mois prochain et les premières unités vont quitter le Cachemire d'ici la fin de la semaine, selon le porte-parole de l'OTAN, le commandant Eric Bruijn. "Nous pensons avoir quitté la région du Cachemire avant le 1er février", a-t-il précisé. "Nous sommes là pour les opérations de secours initiales (...) et c'est ce que nous avons fait".
Ce retrait survient alors que les services météorologiques pakistanais ont lancé une alerte aux avalanches dans la zone du séisme, notamment dans les villes et villages situés dans les montagnes himalayennes où des températures glaciales sont attendues. Elles ont déjà atteint moins 15 degrés Celsius dans certaines zones. AP

mercredi 11 janvier 2006, 0h22

Le froid a déjà fait plus de 230 morts en Asie du Sud

LUCKNOW, Inde (AP) - Le froid a fait plus de 230 morts en Asie du Sud, alors que des feux de joie ont été allumés dans certaines villes indiennes pour protéger la population des températures glaciales.
La plupart des victimes en Inde, au Bangladesh et au Pakistan ont succombé à des fièvres et pneumonies contractées pendant la vague de froid, selon les autorités.
"Les feux de joie sont le seul réconfort pour nous", a confié Sukhai Ram, 30 ans, dans la ville de Lucknow (nord du pays). Emmitouflé dans une couverture crasseuse, il a passé la nuit avec des dizaines d'autres personnes déshéritées autour d'un feu. "Sans les feux, nous mourrons".
Le Bangladesh a recensé 14 personnes décédées dans la nuit de lundi à mardi au pied de l'Himalaya. Neuf victimes ont péri dans la province de Thakurgaon, selon les services de secours. Cinq autre décès ont été signalés à Dinajpur et Ishwardi. Au total, le bilan est de 40 morts dans le pays depuis le début de la vague de froid il y a une semaine.
En Inde, dans l'Etat de l'Uttar Pradesh, au moins 12 personnes sont décédées dans la nuit, portant le bilan à 144 morts dans le pays, a-t-on appris auprès de Surendra Srivastava, un porte-parole de la police à Lucknow, la capitale de l'Etat. Les écoles ont été fermées dans le nord de l'Inde. Au Pakistan voisin, au moins 47 personnes sont mortes de froid ou de pneumonie. AP

jeudi 12 janvier 2006, 13h36

Li, Wang, Zhang... et moi, et moi, et moi...

Par Altiplano, sa biographie

Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.
Selon une enquête réalisée par l'Académie des Sciences de Chine, les patronymes Li, Wang et Zhang sont les plus portés, et se répartissent ainsi :
Li : 96,2 millions de personnes (7,4 % de la population) Wang : 93,6 millions de personnes (7,2 % de la population) Zhang : 88,4 millions de personnes (6,8 % de la population)
Cette étude a été menée à l'échelle chinoise, c'est-à-dire auprès de 296 millions de personnes (!) à travers 1 100 villes, et a recueilli 4 100 noms...
La démographie chinoise donne le vertige, tant ces données sont colossales. En réalité, il convient de réviser quelques certitudes. Selon le bulletin mensuel de l'Institut national d'études démographiques du mois d'octobre 2005 (PDF 131 Ko), la Chine amorcerait une décroissance, qui pourrait se manifester à l'horizon 2030 : la population chinoise pourrait ne jamais atteindre 1,5 milliard d'habitants, et plafonner à 1,45 milliard d'habitants. Sous l'effet conjugué de la hausse du coût de la vie, du chômage et l'urbanisation, la fécondité se situe désormais en dessous du seuil de renouvellement des générations (fixé à 2,1 enfants par femme) pour s'établir entre 1,5 % et 1,8 %. Par ailleurs, un déséquilibre dans la répartition des naissances entre les garçons et les filles est apparu lors du recensement de 2000 : 117 garçons ont vu le jour, contre 100 filles, alors que ce taux s'élève habituellement à environ 104 garçons pour 100 filles. La pratique de l'avortement sélectif à l'encontre des filles explique ce déséquilibre.
Tout comme l'Inde, qui deviendra le pays le plus peuplé du monde en 2050, la Chine risque fort d'être confrontée au problème d'hommes célibataires dans l'impossibilité de trouver une épouse. Vingt-cinq millions d'hommes chinois devraient se trouver dans cette douloureuse situation.
Enfin, la Chine deviendra un pays vieillissant, où la proportion des plus de 65 ans doublera dans les 25 prochaines années, passant de 8 % en 2005 à 16 % en 2030. Sachant que le système de retraites est inexistant, il sera difficile de vieillir en paix dans l'Empire du Milieu...

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vendredi 13 janvier 2006, 13h54

L'Indonésie, grosse fumeuse de tabac, la cigarette y a son musée


SURABAYA (Indonésie) (AFP) - Une odeur sucrée et âcre de girofle et de tabac flotte dans l'air tandis que des femmes roulent de leurs doigts agiles des cigarettes devant des touristes admiratifs.
Cette scène exotique dans un monde où s'étend la chasse au tabac se déroule au musée Sampoerna de Surabaya, la deuxième ville d'Indonésie située à l'est de Java.
Sampoerna (prononcer "sampourna") était le troisième cigarettier indonésien quand il a été absorbé l'an passé par le géant américain Philip Morris. La transaction de 5,2 milliards de dollars reste un record dans l'archipel très gros fumeur.
La star du musée "House of Sampoerna" est sans conteste la "kretek", la cigarette typique d'Indonésie, mélange de tabac et de clous de girofle au parfum si caractéristique et qui crépite quand on la fume.
Des centaines d'ouvrières la roulent à la main dans l'immense usine Sampoerna, en partie montrée aux visiteurs. En roulant 4.000 cigarettes par jour, chacune gagne 60.000 roupies (60 dollars) par semaine. Sampoerna compte 37.000 salariés.
La seconde vedette du musée est Liem Seeng Tee, le fondateur de l'empire Sampoerna. Cet immigrant chinois très pauvre a commencé au début du XXe siècle à vendre des cigarettes à l'unité, avec un simple chariot à bras dans les rues de Surabaya.
Son épopée et celle de ses descendants, magnats du tabac et en particulier des kreteks, est illustrée par des photos en noir et blanc accrochée aux murs du musée, un ancien orphelinat construit au temps de la colonie hollandaise et racheté en 1932.
Cette même année le bâtiment qui avait alors été transformé par Sampoerna en théâtre a reçu la visite de Charlie Chaplin. Puis Sukarno, le futur père fondateur de l'Indonésie, y a prononcé des discours.
Aujourd'hui les salles du musée sont décorés de meubles chinois et d'une foule d'articles liés à la marque mythique, notamment un livre intitulé "Fumer est bon pour vous".
"Nous souhaitons partager avec le public l'histoire de Sampoerna, le combat de son fondateur et de sa famille pour en faire une réussite", explique Hengki Setiawan, responsable du marketing du musée.
"Nous voulons que la House of Sampoerna devienne la nouvelle icône de Surabaya. La kretek symbolise vraiment l'Indonésie", ajoute-t-il.
Selon un rapport de 2004 du ministère de la Santé indonésien, 62,2% des hommes fumaient en 2001 dans le pays. Plus des deux tiers avaient débuté avant l'âge de 19 ans.
Avec le Népal l'Indonésie est le seul pays à ne pas être partie à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, qui préconise notamment l'interdiction de la publicité pour les cigarettes.
Dans ce contexte laxiste, le musée Sampoerna se défend toutefois de participer à la promotion du tabac. "Nous avons une politique concernant l'âge", indique à l'AFP Ina Silas, la directrice générale de l'établissement. Les visiteurs de moins de 18 ans doivent être accompagnés de leurs parents.
Pour Willem Van Schendel, un touriste néerlandais, la visite s'approche de celle de châteaux français producteurs de grands vins.
"Bien entendu il y a une tendance mondiale à s'attaquer aux problèmes de santé, aux dangers de fumer, mais c'est la même chose pour l'alcool et pour moi ce n'est pas très différent. Et je suis non-fumeur", dit-il. Il estime que le musée "est très bien fait".
Ayu Setiarimi, une étudiante en tourisme de l'université Airlangga de Surabaya, admet que la House of Sampoerna "fait de la promotion indirecte", mais, poursuit-elle, "notre connaissance des cigarettes est désormais plus vaste".

samedi, janvier 07, 2006

vendredi 6 janvier 2006, 9h49

Le bilan des glissements de terrain s'alourdit en Indonésie

SIJERUK, Indonésie (Reuters) - Le bilan des glissements de terrain qui se sont produits cette semaine dans l'île indonésienne de Java s'est alourdi vendredi à 120 morts.
Plusieurs villages ont été engloutis depuis le début de la semaine sous des tonnes de boue et de pierres.
L'action des secours est freinée par le manque d'équipement mais aussi par les milliers de rescapés qui bloquent l'accès aux villages dévastés.
A Sijeruk, un village de la province de Java-Centre touché mercredi avant l'aube, 43 cadavres ont été extraits de la gangue de boue épaisse par endroits de six mètres. A Banjarnegara, une localité voisine, le bilan provisoire est estimé à 40 morts.
A Java-Est, les secours ont dégagé 77 corps dans plusieurs villages dévastés dans la journée de dimanche.
La déforestation, notamment due à l'exploitation illégale du bois ou à l'extension des surfaces cultivées, explique en grande partie l'ampleur des glissements de terrain et des inondations, fréquents en Indonésie.


samedi 7 janvier 2006, 4h42

Réforme de l'ONU: le Japon se désolidarise de l'Allemagne, du Brésil et de l'Inde

NATIONS UNIES (AP) - Le Japon a refusé vendredi de se joindre à l'Allemagne, ou Brésil et à l'Inde dans leur décision de soumettre une résolution qui ajouterait six sièges permanents au Conseil de sécurité de l'ONU, dans le cadre des propositions de réforme de l'organisation pour le 21e siècle.
Cette décision de Tokyo rompt le "Groupe des quatre", même si le Brésil, l'Allemagne et l'Inde et le Japon lui-même ont tous nié l'idée d'une rupture entre ces pays, qui avaient tenté en vain l'année dernière d'obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité.
Ils avaient soumis une résolution à l'Assemblée générale des Nations unies prévoyant l'élargissement du Conseil de sécurité de 15 à 25 membres, dont six permanents qui ne disposeraient pas du droit de veto. Leur projet avait rencontré une forte opposition et avait été rejeté.
Le Conseil de sécurité est actuellement composé de cinq membres permanents (les Etats-Unis, la Chine, la Grande-Bretagne, la France et la Russie) disposant du droit de veto, et de dix sièges non-permanents qui répartis entre les Etats-membres de l'ONU. AP

samedi 7 janvier 2006, 5h25

Un agriculteur se fait exploser dans un tribunal en Chine: cinq morts


PEKIN (AP) - Un agriculteur chinois mécontent d'une décision de justice s'est fait exploser dans un tribunal du nord-ouest de la
Chine, tuant cinq personnes dont lui-même, rapporte samedi l'agence officielle Chine nouvelle.
La déflagration s'est produite vendredi dans un tribunal du comté de Minle, dans la province du Gansu, selon Chine nouvelle. Le président du tribunal et un responsable local du Parti communiste figurent parmi les victimes.
Le kamikaze, Qian Wenzhao, 62 ans, était apparemment mécontent d'une décision de justice concernant un conflit de propriété. AP

Blizzard en Chine: 97.000 évacuations

PEKIN (AP) - Quelque 97.000 personnes ont été évacuées de régions du nord-ouest de la Chine recouvertes par une couche de neige pouvant atteindre un mètre d'épaisseur, a annoncé le gouvernement samedi.
Le blizzard qui frappe la région du Xinjiang depuis le 29 décembre a isolé 224.800 personnes et tué 9.234 têtes de bétail, selon l'agence de presse officielle Chine nouvelle, qui cite les autorités locales. Environ 300.000 autres têtes de bétail seraient menacées par la faim.
Les préfectures d'Altay, Tacheng et Yili, situées sur la frontière nord-ouest avec la république du Kazakhstan, sont les plus touchées, affirme Chine nouvelle. AP

samedi 7 janvier 2006, 9h22

Neige et froid ont fait plus de 60 morts au Japon depuis début décembre

TOKYO (AFP) - Plus de 60 personnes ont trouvé la mort au Japon et un millier ont été blessées, à la suite des intempéries et de chutes de neige exceptionnellement abondantes depuis le début de l'hiver, a rapporté samedi la presse nippone.
La neige est tombée à gros flocons vendredi sur l'ouest et le nord de l'Archipel, perturbant considérablement les transports, et la météorologie nationale a mis en garde contre les risques d'avalanche et les difficultés de circulation.
Les chutes de neige, qui atteignent des niveaux record en certains endroits, doivent continuer jusqu'à dimanche.
En revanche, Tokyo, la plus grande mégalopole du monde (30 millions d'habitants), a été épargnée jusqu'à présent par les intempéries.
A la demande des autorités locales, l'armée de terre a dépêché une unité de secours d'une centaine d'hommes samedi à Iiyama, dans la préfecture centrale de Nagano, au coeur des Alpes japonaises, afin de déblayer la ville recouverte par plus de deux mètres de neige.
C'est la première fois que l'armée intervient cet hiver. Des soldats sont aussi attendus samedi à Tsunan (où il y a 3,5 mètres de neige), dans la préfecture de Niigata, très touchée par les précipitations depuis des semaines.
"Il faut répondre rapidement si la situation l'exige", a déclaré vendredi le Premier ministre Junichiro Koizumi en promettant que les forces armées pourraient être mobilisées en cas d'urgence.
Depuis le début décembre, la neige et le froid ont fait 61 morts et 1.010 blessés, a précisé l'agence de presse Kyodo, se basant sur les statistiques des autorités préfectorales.
Près de 600 habitations ont été endommagées et le trafic ferroviaire et routier a dû être interrompu en de nombreux endroits du Japon, en particulier dans la région de Niigata et Akita (nord), a ajouté l'agence.
Une ligne de shinkansen (train à grande vitesse) a été provisoirement suspendue samedi et la liaison Tokyo-Osaka subit des retards.
Un déraillement de train express, provoqué par une violente tempête de neige, avait fait 5 morts et 32 blessés le 25 décembre dans le nord du Japon.
Près de 1,4 million de foyers ont été temporairement privés d'électricité depuis le début de l'hiver et la distribution du courrier a également souffert des intempéries, un fait rarissime au Japon.
Un total de 2,45 mètres de neige est tombé en moyenne sur tout le Japon entre le 9 décembre et le 5 janvier, soit trois fois plus que la moyenne des dix dernières années, selon le ministère des Transports qui mesure les chutes de neige dans une centaine de lieux à travers l'Archipel pour l'entretien des routes.
En outre, une grande partie du Japon connaît son hiver le plus froid depuis 1946.
samedi 7 janvier 2006, 8h02

samedi 7 janvier 2006, 12h18

Le rythme de croissance à la chinoise risque d'être fatal pour la planète

WASHINGTON (AFP) - Le maintien de l'actuel rythme de croissance économique de la Chine risque d'être fatal à la planète si ni Pékin ni le reste du monde ne modifient rapidement leur modèle de production et de consommation, a averti jeudi Lester Brown, président du Earth Policy Institute à Washington.
"Notre économie mondiale est engagée sur une voie environnementale que la planète ne peut supporter", a déclaré M. Brown en présentant son dernier livre "Plan B 2 pour sauver une planète stressée et une civilisation en danger".
"Ce qui se passe en Chine devrait commencer à convaincre les économistes" de la nécessité de restructurer le système, a-t-il estimé.
Selon les chiffres compilés par son institut, les Chinois consomment déjà actuellement deux fois plus de viande (67 millions de tonnes contre 39 millions de tonnes) que les Américains et plus de deux fois plus d'acier (258 M tonnes contre 104 M tonnes).
Et si la Chine continue de se calquer sur le rêve américain, d'ici 2031 ses 1,45 milliard d'habitants prévus consommeront l'équivalent des deux tiers de l'actuelle production mondiale de céréales, et plus du double de l'actuelle production mondiale de papier. "Ainsi partent les forêts de la planète", a souligné M. Brown.
Le modèle économique occidental - basé sur des énergies fossiles, construit autour de la voiture et des produits jetables - ne pourra pas fonctionner en Chine, ni en Inde, dont la population devrait même dépasser celle de la Chine en 2031, a-t-il estimé.
A l'heure de la mondialisation et de la concurrence effrénée pour produire toujours plus et à des prix toujours plus compétitifs, l'actuel modèle va mener le monde à sa perte.
Côté changement climatique, Lester Brown affirme que le point de non-retour pourrait être déjà atteint et que les données scientifiques disponibles ne permettent pas de l'infirmer.
Aussi faut-il, sans tarder, restructurer l'économie mondiale pour soutenir notre civilisation, lancer un effort général pour éradiquer la pauvreté et la restauration des milieux naturels, selon le Plan B de Lester Brown.
Il a noté quelques signes encourageants en provenance de Chine où la pression pour agir en faveur de l'efficacité énergétique et de la protection de l'environnement semble avoir pris une tournure politique.
"Ils commencent à reconnaître qu'ils doivent procéder à des modifications mais ils ne sont pas encore allés jusqu'à dire en public que le modèle occidental ne marchera pas chez eux", a noté M. Brown, invité à présenter ses vues au Forum économique mondial à Davos (Suisse) fin janvier.
Selon lui, cinq des huit plus grandes entreprises chinoises dans l'électronique et l'aérospatiale ont déjà annoncé leur entrée dans l'énergie éolienne, emboîtant le pas au géant américain General Electric.
Les Chinois "ont aussi adopté des normes d'efficacité pour la consommation en carburant des véhicules", s'est-il réjouit, ajoutant que Pékin s'intéresse également davantage, depuis peu, à la pollution de l'air et de l'eau.
L'exploitation accrue des sources d'énergie renouvelable devra se faire intelligemment, selon M. Brown pour éviter par exemple une pénurie de produits alimentaires et une flambée des prix de ces denrées si les agriculteurs devaient opter en masse pour la production d'éthanol par exemple, un biocarburant à base de céréales.

vendredi 6 janvier 2006, 18h05

L'Inde pourrait s'opposer au transfert du Clemenceau

MUMBAI, Inde (Reuters) - Une commission de la Cour suprême indienne a recommandé d'interdire à l'ancien porte-avions français Clemenceau l'accès au territoire indien, où il doit être désamianté et démantelé.
"Pour le moment le bateau ne sera pas autorisé à entrer (en Inde) car nous n'avons pas les informations nécessaires concernant les matériaux toxiques qu'il transporte", a déclaré à Reuters l'un des membres du comité indien de surveillance des déchets dangereux, Claude Alvares.
La commission doit se réunir à nouveau à New Delhi le 20 janvier pour prendre une décision finale.
En France, plusieurs associations - Greenpeace, le Comité anti-amiante Jussieu et l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante (Andeva) - ont saisi vendredi le Conseil d'Etat afin d'annuler une décision du tribunal administratif de Paris du 30 décembre qui avait permis le départ du Clemenceau.
Le bâtiment avait appareillé du port de Toulon (Var) le 31 décembre.
L'Andeva et le Comité Jussieu déposeront lundi un nouveau référé devant le tribunal administratif de Paris visant cette fois à "suspendre le contrat liant l'Etat français à la société de droit panaméen SDI" qui prévoit le désamiantage du Clemenceau en Inde.
Dans un communiqué, Greenpeace se déclare "satisfaite" de l'avis de la commission indienne et demande à la France de "faire revenir immédiatement son porte-avions à Toulon".
"Le gouvernement commet une erreur en pensant qu'il pourra ainsi se débarrasser du Clemenceau", écrivent le Comité Jussieu et l'Andeva dans un communiqué commun. Les associations se disent déterminées à user de "tous les moyens, notamment juridiques, dont elles disposent pour s'opposer à cette opération choquante".

LE MINISTRE FRANÇAIS DE LA DÉFENSE "PREND NOTE"
Les écologistes s'élèvent contre l'envoi à Alang, dans l'ouest de l'Inde, de l'ancien fleuron de la Marine française, qui n'a été que partiellement décontaminé, et accusent la France de violer la convention de Bâle relative aux exportations de déchets toxiques.
Le ministère français de la Défense a dit prendre "note" de l'avis de la commission indienne. "On attend sa décision finale dans deux semaines", a dit à Reuters une porte-parole du ministère.
Elle a précisé que le Clemenceau se trouvait actuellement en Méditerranée et poursuivait sa route vers l'Inde. Son périple est prévu pour durer deux mois.
Selon les associations de défense de l'environnement, il resterait au moins 105 tonnes d'amiante à bord, alors que l'armée française parle d'une quarantaine de tonnes.
Selon un rapport de Greenpeace, des milliers d'ouvriers travaillant dans des chantiers de démantèlement de bateaux en Inde, au Pakistan et en Chine, sont morts ces vingt dernières années dans des accidents ou après avoir été exposés à des déchets toxiques.

vendredi 6 janvier 2006, 18h05

L'Inde pourrait s'opposer au transfert du Clemenceau

MUMBAI, Inde (Reuters) - Une commission de la Cour suprême indienne a recommandé d'interdire à l'ancien porte-avions français Clemenceau l'accès au territoire indien, où il doit être désamianté et démantelé.
"Pour le moment le bateau ne sera pas autorisé à entrer (en Inde) car nous n'avons pas les informations nécessaires concernant les matériaux toxiques qu'il transporte", a déclaré à Reuters l'un des membres du comité indien de surveillance des déchets dangereux, Claude Alvares.
La commission doit se réunir à nouveau à New Delhi le 20 janvier pour prendre une décision finale.
En France, plusieurs associations - Greenpeace, le Comité anti-amiante Jussieu et l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante (Andeva) - ont saisi vendredi le Conseil d'Etat afin d'annuler une décision du tribunal administratif de Paris du 30 décembre qui avait permis le départ du Clemenceau.
Le bâtiment avait appareillé du port de Toulon (Var) le 31 décembre.
L'Andeva et le Comité Jussieu déposeront lundi un nouveau référé devant le tribunal administratif de Paris visant cette fois à "suspendre le contrat liant l'Etat français à la société de droit panaméen SDI" qui prévoit le désamiantage du Clemenceau en Inde.
Dans un communiqué, Greenpeace se déclare "satisfaite" de l'avis de la commission indienne et demande à la France de "faire revenir immédiatement son porte-avions à Toulon".
"Le gouvernement commet une erreur en pensant qu'il pourra ainsi se débarrasser du Clemenceau", écrivent le Comité Jussieu et l'Andeva dans un communiqué commun. Les associations se disent déterminées à user de "tous les moyens, notamment juridiques, dont elles disposent pour s'opposer à cette opération choquante".

LE MINISTRE FRANÇAIS DE LA DÉFENSE "PREND NOTE"
Les écologistes s'élèvent contre l'envoi à Alang, dans l'ouest de l'Inde, de l'ancien fleuron de la Marine française, qui n'a été que partiellement décontaminé, et accusent la France de violer la convention de Bâle relative aux exportations de déchets toxiques.
Le ministère français de la Défense a dit prendre "note" de l'avis de la commission indienne. "On attend sa décision finale dans deux semaines", a dit à Reuters une porte-parole du ministère.
Elle a précisé que le Clemenceau se trouvait actuellement en Méditerranée et poursuivait sa route vers l'Inde. Son périple est prévu pour durer deux mois.
Selon les associations de défense de l'environnement, il resterait au moins 105 tonnes d'amiante à bord, alors que l'armée française parle d'une quarantaine de tonnes.
Selon un rapport de Greenpeace, des milliers d'ouvriers travaillant dans des chantiers de démantèlement de bateaux en Inde, au Pakistan et en Chine, sont morts ces vingt dernières années dans des accidents ou après avoir été exposés à des déchets toxiques.

dimanche, décembre 18, 2005

samedi 17 décembre 2005, 17h11

Heurts à Hong Kong, 900 anti-OMC interpellés

HONG KONG (Reuters) - La police de Hong Kong a fait un usage massif de gaz lacrymogènes pour repousser des centaines de manifestants qui tentaient de pénétrer de force dans le centre de conférence où étaient réunis les ministres du Commerce de 149 pays.
Quarante-quatre personnes ont été blessées dans les heurts, dont cinq policiers au moins, a rapporté le gouvernement. La plupart des blessés sont des agriculteurs sud-coréens qui estiment que la libéralisation des échanges cause leur ruine.
Neuf cents manifestants ont été interpellés, a déclaré le chef de la police, Dick Lee, lors d'une conférence de presse en fin de soirée. Comme on lui demandait s'ils allaient être placés en état d'arrestation, il a répondu qu'on agirait à leur égard "conformément à la loi".
La situation est maîtrisée dans la plupart des points affectés, a-t-il dit, ajoutant que la police prendrait "toutes mesures nécessaires pour rétablir l'ordre" et que les travaux de la conférence de l'OMC pourraient continuer normalement.
Un millier de personnes étaient impliquées dans les incidents, a encore indiqué Lee.
La police a dit ne pas avoir encore décidé si une autre manifestation importante prévue dimanche serait autorisée.
Plusieurs milliers de manifestants s'étaient rassemblés pacifiquement samedi en début d'après-midi, à l'appel de plusieurs organisations altermondialistes, pour protester contre la réunion de l'OMC, aux cris de "A bas l'OMC".
Lorsque les premiers manifestants avaient atteint les cordons de police, ils avaient donné aux policiers des roses et libéré des ballons jaunes frappés du slogan "Non à l'OMC".
Mais, se faisant plus nombreux à proximité des policiers, ils avaient commencé à peser sur les cordons de sécurité, qu'ils avaient ensuite franchis avant d'être refoulés aux abords du centre de conférence situé sur le bord de mer.
Quelque 10.000 manifestants altermondialistes avaient convergé dans la cité à l'occasion de la conférence ministérielle de l'OMC. Parmi eux figuraient quelque 2.000 Sud-Coréens, connus en
Asie pour la virulence de leur opposition à la mondialisation.
Peu d'incidents avaient marqué jusqu'ici la conférence de l'OMC à Hong Kong alors que des réunions antérieures similaires, à Cancun et Seattle, avaient donné lieu à des violences.

dimanche 18 décembre 2005, 11h43

Inde: au moins 45 morts lors d'un mouvement de panique dans un camp de réfugiés


NEW DELHI (AFP) - Au moins 45 personnes, en majorité des femmes, ont été tuées et une cinquantaine blessées dimanche à la suite d'un mouvement de panique dans un camp de réfugiés à Chennai (anciennement Madras), dans le sud de l'Inde, a annoncé la police locale.
Le drame s'est produit dans la capitale de l'Etat du Tamil Nadu (sud) où plus de 3.000 personnes s'étaient rassemblées dans une école transformée en centre de distribution de bons d'alimentation.
Selon l'agence PTI, le mouvement de panique a été provoqué par une rumeur, selon laquelle, dimanche était le dernier jour pour la distribution de ces bons mise en place à la suite de graves inondations dans la région.
Un officier de police a affirmé à l'AFP que 45 personnes avaient été tuées dans la bousculade et 50 blessées, tandis que le gouvernement faisait état de 42 morts.
La plupart des victimes sont des femmes et le nombre des morts pourrait encore augmenter, a précisé le policier.
Les chaînes de télévision ont montré des images de la police transportant des corps des victimes hors des bâtiments alors que des femmes assistaient à la scène en hurlant. Les blessés, dont plusieurs gravement, ont été transportés dans deux hôpitaux de la ville.
L'Etat côtier du Tamil Nadu a été récemment gravement touché par des inondations provoquées par des pluies diluviennes qui ont conduit à l'évacuation de 175.000 personnes. Le gouvernement indien a ouvert environ 150 centres de distribution de vivres.
Le Premier ministre de l'Etat du Tamil Nadu J. Jayalalithaa a d'ores et déjà annoncé que l'Etat verserait une indemnité de 100.000 roupies (2.212 dollars) aux familles de victimes, et a ordonné l'ouverture d'une enquête.
Le centre de secours devait ouvrir à 07H30 (02H00 GMT) dimanche matin mais plusieurs heures avant, la foule s'était massée devant les portes craignant une insuffisance de coupons.
"Toute à coup, il a commencé à pleuvoir beaucoup et tout le monde voulait entrer. Quand la serrure de la porte a cédé, ceux qui étaient devant ont été écrasés par la foule qui poussait derrière", a raconté un témoin Dhanalakshmi.
Le drame de dimanche est le deuxième de ce genre en un mois. Le mois dernier, six personnes avaient été piétinées à mort alors que 300 personnes s'étaient précipitées dans un centre de secours gouvernemental pour toucher 2.000 roupies (environ 44 dollars US) d'aide, ainsi que la nourriture et des vêtements.
Selon la télévision Aaj Tak, la police, qui avait pris des mesures de sécurité afin d'éviter le renouvellement de tels incidents, a perdu dimanche la maîtrise de la situation.

samedi 17 décembre 2005, 15h18

Le plus célèbre des chercheurs sud-coréens dans la tourmente

SEOUL (AP) - Hwang Woo-suk, le scientifique sud-coréen qui avait annoncé l'an dernier avoir produit des cellules souches à partir d'embryons humains obtenus par clonage, est dans la tourmente. Un ancien collaborateur l'accuse d'avoir falsifié des résultats.
S'il a promis d'apporter des preuves sur la validité de ses recherches, Hwang Woo-suk a présenté ses excuses vendredi pour des "erreurs fatales et des lacunes dans la façon de rendre compte de l'avancée scientifique" réalisée et a demandé à la revue "Science" de retirer l'étude publiée en mai dernier.
Cet article expliquait comment l'équipe du chercheur coréen avait utilisé le clonage pour fabriquer des cellules souches pour 11 patients.
"Science" a rappelé que tous les coauteurs de l'article devaient approuver son retrait. La revue attend aussi des explications de la part des chercheurs sur la nature et l'origine des erreurs.
L'équipe de M. Hwang a déjà indiqué que, parmi les photographies publiées dans la revue et censées présenter différentes lignées de cellules souches, certaines sont tout simplement des doubles d'un même cliché. Une erreur qui, assure-t-elle, n'altère en rien les résultats de l'étude.
Roh Sung-il, un ancien collaborateur, a accusé jeudi M. Hwang d'avoir fait pression sur un laborantin pour qu'il falsifie des résultats.
Lors d'une conférence de presse à Séoul vendredi, M. Hwang a affirmé que son équipe avait "produit des cellules souches embryonnaires spécialement pour chaque patient".
Le même jour, M. Roh, qui dirige un grand hôpital de Séoul, a réitéré ses accusations. Au cours d'une conférence de presse, il a également jeté le doute sur les 11 lignées de cellules souches que son confrère dit avoir produites.
"Neuf lignées de cellules souches semblent être fausses et les deux autres n'ont pas encore été confirmées", a déclaré à l'Associated Press M. Roh, qui est l'un des coauteurs de l'étude en question.
M. Hwang a rapporté que certaines cellules étaient mortes parce qu'elles avaient été contaminées mais que d'autres étaient en phase de décongélation et qu'elles prouveraient d'ici dix jours la validité de son travail.
M. Roh affirme pour sa part que lorsqu'il a rendu visite jeudi à M. Hwang, ce dernier lui a confié que toutes les cellules souches étaient mortes. "Que puis-je dire si Hwang change les propos qu'il a lui-même tenus hier?", a-t-il demandé.
Le gouvernement sud-coréen, qui avait attribué 25 milliards de wons à Hwang pour ses recherches, a annoncé vendredi qu'une enquête scientifique allait être menée pour vérifier la véracité des résultats du pionnier du clonage humain, considéré comme un héros dans son pays.
En outre, le chercheur Gerald Schatten, de l'université de Pittsburgh, a demandé à la revue "Science" de retirer son nom de l'article qu'il avait cosigné. AP

jeudi, décembre 15, 2005

mercredi 14 décembre 2005, 9h15

Un séisme de magnitude 5,2 secoue le nord de l'Inde

NEW DELHI (Reuters) - Un tremblement de terre de magnitude 5,2 sur l'échelle de Richter a secoué le nord de l'Inde.
Le département météorologique a déclaré que l'épicentre du tremblement de terre, le second à frapper la région en deux jours, était situé dans l'Etat montagneux d'Uttaranchal.
On ne fait pas état pour l'heure de dégâts ou de victimes, a déclaré un responsable.
Mardi, un tremblement de terre de magnitude 6,7 a secoué le massif de l'Hindu Kuch, en
Afghanistan. Il a été ressenti jusqu'à New Delhi.
Des maisons ont été endommagées en
Afghanistan par cette secousse, la plus importante depuis le séisme dévastateur du 8 octobre, qui a fait près de 75.000 morts au Cachemire, en grande majorité du côté pakistanais.

mercredi 14 décembre 2005, 7h41

Des manifestants se heurtent à la police pour la deuxième journée consécutive au sommet de l'OMC

HONG KONG (AP) - Une centaine de manifestants sud-coréens se sont heurtés à la police pour la deuxième journée consécutive lors du sommet de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) mercredi à Hong Kong. On ne déplore aucun blessé sérieux dans l'immédiat.
Certains manifestants portaient des bandes de plastique sur les yeux pour se protéger du gaz lacrymogène de la police, équipée de matraques et de boucliers. La confrontation a duré environ 45 minutes avant que les manifestants ne reculent de quelques pas.
Ces manifestants sont au nombre des milliers de militants anti-mondialisation présents à Hong Kong pour protester contre le sommet de l'OMC.
Entamé mardi, le sommet de l'OMC qui réunit les délégués de 149 membres doit s'achever dimanche. AP

mercredi 14 décembre 2005, 15h15

Bloquée à Hong Kong, l'OMC se dirige vers un nouveau rendez-vous en avril

HONG KONG (AFP) - Les pays membres de l'OMC, incapables de boucler à Hong Kong leurs négociations sur la baisse des barrières douanières, s'orientaient mercredi vers la fixation d'un nouveau rendez-vous en avril, alors que les Africains menaçaient de faire capoter la réunion sur le coton.
Au deuxième jour de la conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce, une vingtaine de manifestants, des paysans sud-coréens, ont encore tenté de forcer un cordon de police protégeant le centre de conférences de Hong Kong, avant d'être repoussés sans ménagement par les forces de l'ordre.
La veille, sept manifestants et deux policiers avaient été très légèrement blessés lors de semblables bousculades à l'occasion d'un rassemblement de 5.000 altermondialistes.
A l'intérieur du bâtiment, les 149 pays membres ont poursuivi leurs discussions destinées à faire progresser les négociations lancées voilà quatre ans sur un nouvel accord de libéralisation des échanges.
Il aurait déjà dû être conclu il y a un an et les pays membres doivent achever leurs travaux fin 2006. Mais faute de consensus sur le dossier ultra-délicat de l'agriculture, la conférence de Hong Kong devra très probablement être rejouée au printemps.
"Nous ne devrions pas partir sans fixer une date, au début de l'année prochaine, pour nous retrouver de nouveau afin de sortir de l'impasse", a réclamé mercredi le représentant américain au Commerce, Rob Portman.
Le G20, qui réunit des grands pays émergents hostiles aux subventions agricoles des pays riches, "est déterminé à parvenir à un accord chiffré au début d'avril", a assuré de son côté le négociateur brésilien, Celso Amorim.
Mais sans attendre cette échéance, les pays africains producteurs de coton ont de nouveau menacé de "ne pas s'associer" à un éventuel consensus à Hong Kong, faute d'engagement des pays riches sur la baisse de leurs subventions cotonnières qui pèsent sur les cours mondiaux.
"Nous sommes venus ici pour obtenir des résultats concrets, pas pour entendre encore des propositions qui ne seront jamais respectées", a déclaré le président de l'Association cotonnière africaine, Ibrahim Malloum.
M. Malloum a assuré qu'il ne voulait pas faire de Hong Kong "un Cancun bis", en référence à la précédente conférence de l'OMC au Mexique en 2003 qui avait échoué en partie du fait de l'absence de progrès dans le dossier cotonnier.
Mais "si nous n'obtenons pas de résultat concret, l'Afrique ne pourra pas s'associer à un consensus", a-t-il averti.
Faute de mieux, les participants espèrent au moins se mettre d'accord à Hong Kong sur un ensemble de mesures favorables aux pays les plus pauvres (PMA), prévoyant que les produits de ces pays puissent entrer sans droit de douane ni contingent sur les marchés des pays riches.
"Tout le monde est d'accord" sur le principe, a déclaré le porte-parole de l'OMC, Keith Rockwell; "La vraie question c'est le nombre de produits concernés: est-ce 100%, 98% ou 97% ?"
L'UE a commencé à offrir un tel dispositif aux PMA et souhaite que les Etats-Unis et le Japon suivent le mouvement. Mais le commissaire européen Peter Mandelson a dit craindre que le plan en faveur des PMA soit "menacé".
"Si l'on ne peut même pas se mettre d'accord là-dessus, je pense qu'il faudra vraiment se demander ce qu'on est venus faire à Hong Kong", a-t-il averti.
Les Etats-Unis offrent déjà un accès sans droit de douane aux produits des pays africains mais pas à un PMA comme le Bangladesh, dont les exportations textiles sont redoutées par les producteurs américains.

mardi, décembre 06, 2005

lundi 5 décembre 2005, 0h06

Séisme dans le nord-est du Japon

TOKYO (AP) - Un séisme de magnitude 5,5 a secoué lundi matin le nord-est du Japon mais aucune alerte au tsunami n'a été lancée, a rapporté l'agence de presse Kyodo News.
Le tremblement de terre a touché à 7h20 locales le nord et le sud de la préfecture de Miyagi ainsi que des secteurs de la préfecture de Fukushima au sud, selon l'agence météorologique japonaise citée par Kyodo.
L'épicentre du séisme était situé à une vingtaine de kilomètres au large de la préfecture de Miyagi dans le Pacifique. AP

lundi 5 décembre 2005, 12h06

Malgré la menace de grippe aviaire,
les coqs de combat thaïlandais vont remonter sur le ring

BANGKOK (AFP) - Ai Lueng, 8 mois, 3,5 kilos, descend dans l'arène pour en découdre avec un adversaire au plumage éclatant et pour préserver une vieille tradition, très profitable en Thaïlande: celle des combats de coqs.
Pour sa première "rencontre d'entraînement", Ai Lueng, qui veut dire "Jaune" en thaï, affronte un autre poids moyen, alors que le gouvernement s'apprête à lever des restrictions sur les compétitions, imposées dans le but d'enrayer la propagation de la grippe aviaire.
"Normalement, les propriétaires de coqs prennent grand soin de leurs oiseaux qui coûtent très cher et qui doivent être puissants et en bonne santé pour gagner", explique Paitoon Isarasereepong.
Paitoon est membre de l'Administration métropolitaine de Bangkok et, depuis quatre décennies, il élève des coqs dans une ferme à l'extérieur de la capitale. Mais son "hobby" représente une grosse affaire en Thaïlande où les combats de coqs sont très populaires depuis des siècles.
Le prix d'un coq de combat varie entre 2.000 et 200.000 bahts (40 à 4.000 euros) selon l'espèce, indique Paitoon. Mais le record de 500.000 bahts (10.000 euros) a déjà été atteint.
Les paris dans les arènes agréées commencent à 5.000 bahts (100 euros), ajoute-t-il. La totalité des mises pour un seul combat peut atteindre 1 million de bahts (20.000 euros), parfois plus.
Avant que la grippe aviaire ne soit détectée pour la première fois en janvier 2004, les coqs thaïs avaient beaucoup de valeur à l'export car ils étaient destinés à améliorer les performances génétiques de coqs dans d'autres pays.
Cette filière s'est effondrée au moment où des restrictions internationales ont été imposées sur l'exportation d'oiseaux vivants et de volailles crues.
Lorsque l'épizootie de grippe aviaire s'est aggravée en Thaïlande l'année dernière, les autorités ont imposé de sévères restrictions sur le transport des coqs de combat qui voyagent de région en région pour participer aux compétitions et qui sont soupçonnés de contribuer ainsi à la propagation du virus H5N1. Les éleveurs sont exposés aux risques d'infection car ils sont en contact permanent avec les animaux. Les parieurs aussi en raison de la promiscuité des arènes.
A l'époque, les coqs de combat s'étaient vus attribuer des "passeports" comprenant une photo et une attestation de bonne santé.
L'épizootie s'était ralentie mais, après une brusque résurgence de la grippe aviaire en octobre, les autorités avaient interdit les combats, entraînant de grandes manifestations d'éleveurs dans les campagnes où le Premier ministre Thaksin Shinawatra jouit d'une meilleure popularité qu'à Bangkok.
Un magazine spécialisé estime qu'il y a environ 15 millions de coqs de combat en Thaïlande, mais le nombre exact d'oiseaux de ce type abattus dans la cadre de la lutte contre la grippe aviaire n'est pas connu.
Sermchai Sawasakorn, qui dirige une petite ferme dans le nord-est de la Thaïlande, affirme que 400 de ses 2.000 coqs ont été abattus par précaution. "J'ai cru que j'allais tout perdre", dit-il, ajoutant que l'interdiction des combats lui fait perdre actuellement au moins 6.000 bahts (120 euros) par jour.
Le mois dernier, le ministère thaïlandais de l'Agriculture a ordonné que tous les coqs de combat soient dûment enregistrés auprès des autorités avant le 31 décembre en vue d'une reprise des compétitions aussitôt après.
La Thaïlande qui, avec le Vietnam, avait été sérieusement affectée par le H5N1 (plus de 60 millions d'animaux de volaille abattus, 21 cas humains dont 13 décès), a affirmé le 30 novembre qu'il n'y avait plus de foyer de grippe aviaire dans le pays.

mardi 6 décembre 2005, 10h40

De plus en plus polluante, la Chine pense aux énergies renouvelables

SHANGHAI (AFP) - La Chine, qui pourrait supplanter les Etats-Unis comme premier émetteur mondial de gaz à effet de serre dans les dix prochaines années, se tourne vers les énergies renouvelables comme solution alternative à une croissance ravageuse pour l'environnement.
Le géant asiatique, qui, comme pays émergent, n'a pas d'obligation de réduction des émissions polluantes, a déjà détrôné le Japon à la place de 2e consommateur mondial de pétrole, derrière les Etats-Unis. Il est le premier producteur et premier consommateur mondial de charbon, l'une des sources d'énergie les plus polluantes, qui alimente près de 70% de ses besoins énergétiques.
"La Chine est déjà le premier pollueur dans certains domaines comme les émissions de dioxyde de soufre. Globalement, elle est aujourd'hui à la seconde place, mais elle devrait passer devant les Etats-Unis d'ici dix ans", estime le professeur Gérald Fryxell, spécialiste du développement durable à la China European international Business School à Shanghai.
Le gouvernement chinois voudrait réduire sa dépendance vis-à-vis du charbon, dont l'extraction coûte la vie chaque année à des milliers de mineurs, prévoyant, d'ici 15 ans, de réduire de 10% sa part dans la consommation énergétique globale, selon les chiffres de l'Institut de recherche sur l'énergie, un organisme officiel.
Début novembre, la Chine annonçait un investissement de 180 milliards de dollars pour développer les énergies renouvelables et porter de 7% à 15% leur part dans la consommation énergétique globale en 2020.
"La Chine encourage les entreprises à utiliser d'autres sources d'énergie, telles que l'énergie solaire ou éolienne, en allégeant certaines taxes", explique Han Zhengguo, analyste pour le groupe financier Haitong Securities à Shanghai.
Pour Greenpeace, la Chine a le potentiel pour devenir le premier producteur d'électricité alimentée par énergie éolienne, qui compte aujourd'hui pour 0,01% des besoins chinois.
Selon un rapport de l'Association chinoise des énergies renouvelables, réalisé en collaboration avec l'organisation écologiste, la seule province du Guangdong (sud), l'un des moteurs de l'économie chinoise, pourrait à elle seule produire autant d'électricité d'origine éolienne que l'Allemagne, aujourd'hui n°1 dans le domaine.
Un tel développement pourrait assurer une production de 20 gigawatts en 2020, ce qui réduirait de 29 millions de tonnes les émissions de gaz à effet de serre.
Mais la majorité des besoins du pays seront toujours assurés par le charbon. Il est donc nécessaire "d'investir des sommes importantes dans le développement des technologies de +charbon propre+ ", estime le professeur Fryxell.
"Nous pensons que le plus important pour la Chine est de rendre son charbon propre avec des procédés comme la gazéification", renchérit Emiliano Cecchini, chef de projet du Programme de coopération sino-italien pour la protection de l'environnement, basé à Shanghai.
Par ailleurs, les records atteints par les cours du pétrole cette année sur les marchés mondiaux incitent plus que jamais Pékin, qui dépend à 40% des importations de brut, à considérer des voies alternatives.
Quarante centrales nucléaires doivent être construites d'ici 2020 et près de 650 millions d'euros seront investis pour réduire les émissions de dioxyde de soufre.
Cependant, le rythme de l'économie chinoise, avec une croissance de plus de 9%, l'une des plus fortes au monde, ne devrait toutefois pas ralentir la demande du pays en énergie.
"La Chine peut toujours réduire la proportion de pétrole et de charbon dans ses sources d'énergie, elle continuera malgré tout à en consommer davantage", affirme Gérald Fryxell.

vendredi, décembre 02, 2005

vendredi 2 décembre 2005, 15h22

La torture reste monnaie courante en Chine, selon l'ONU

PEKIN (AP) - Le premier enquêteur onusien sur la torture à se rendre en Chine a déclaré vendredi que les passages à tabac et la privation de sommeil restent monnaie courante dans les prisons chinoises. Il a également accusé Pékin de lui avoir mis des bâtons dans les roues pendant son séjour.
A la fin de son voyage entamé le 21 novembre, Manfred Nowak, enquêteur spécial sur la torture de la Commission des droits de l'Homme de l'ONU, a estimé devant la presse que "de nombreuses étapes restaient à franchir pour bâtir un système respectant le droit".
Cette visite venait mettre un terme à dix ans d'efforts de la part de l'ONU pour envoyer un enquêteur sur place. Pékin avait auparavant à plusieurs reprises accepté ces visites, avant de les reporter sine die.
Manfred Nowak a visité des prisons à Pékin, au Tibet et dans le Xinjiang à majorité musulman. Il s'est entretenu avec nombre de responsables du système judiciaire chinois.
Interrogé sur la torture, il a déclaré: "je considère qu'elle est en déclin mais toujours répandue".
Dans un communiqué, l'ONU précise avoir reçu des informations sur diverses méthodes qui seraient pratiquées en Chine, chocs électriques, brûlures de cigarettes, cagoules, tortures avec de l'eau, exposition au froid ou à la chaleur extrêmes... "Nombre de ces méthodes de torture ont été utilisées", a pu confirmer Nowak grâce aux informations recueillies sur place, précise le communiqué.
L'enquêteur s'est aussi plaint d'avoir été victime de restrictions de la part d'agents de la sécurité chinoise. Ses interviews avec les familles des détenus étaient surveillés, ses conversations écoutées, a-t-il expliqué. En outre, "les familles des victimes étaient parfois empêchées de venir me rencontrer, par divers moyens, comme de les mettre aux arrêts domiciliaires ou de les en empêcher physiquement", a-t-il raconté.
L'ONU a souvent reçu des plaintes concernant les dissidents, défenseurs des droits de l'Homme, membre du mouvement Falun Gong ou des églises non-officielles, Tibétains et Ouïghours, victimes de "tortures systématiques", selon le même communiqué.
L'une des rares affaires de torture à avoir atteint les médias officiels chinois est l'histoire d'un homme, remis en liberté en avril après 11 ans de prison, lorsque sa femme, qu'on l'accusait d'avoir tuée, a refait surface... She Xianglin a alors raconté qu'il avait nié, pendant dix jours et dix nuits, avoir tué son épouse. Mais la police l'a privé de sommeil et interrogé de manière quasi-permanente, jusqu'à ce qu'il craque et signe une confession, sans même l'avoir lue.
Professeur de droit à Vienne, Manfred Nowak, qui a rencontré environ 30 détenus, a également appelé à l'abolition des centre de rééducation apr le travail, dans les camps ainsi que dans les centres de détention préventive ou hôpitaux psychiatriques. Son rapport sera examiné par la Commission des droits de l'Homme lors de sa réunion de l'année prochaine. AP

vendredi 2 décembre 2005, 14h51

Séisme au Pakistan: les secours sur le fil du rasoir, avertit l'Onu


ISLAMABAD (AFP) - Huit semaines après le séisme qui a ravagé le nord du Pakistan, les opérations de secours pour sauver de l'hiver des milliers de rescapés se trouvent sur "le fil du rasoir", a affirmé l'Onu vendredi.
"La situation reste très difficile et, vraiment, nous nous trouvons sur le fil du rasoir", a assuré à Islamabad le chef des opérations d'urgence des Nations unies, Jan Vandemoortele.
Le chef de l'Onu a mis en garde contre "l'auto-satisfaction et le pessimisme", qui sont devenus plus dangereux que les conditions météorologiques ou les difficultés du terrain montagneux frappé par le tremblement de terre.
Les trois principales priorités de l'Onu sont la fourniture aux centaines de milliers de rescapés abrités dans des tentes de systèmes de chauffage sécurisés, de plaques de tôle ondulée pour leur permettre de reconstruire des abris plus stables et de tentes spéciales pour l'hiver, a indiqué Jan Vandemoortele.
A ses côtés, Darren Boisvert, de l'Organisation internationale des Migrations (OIM), a estimé que 90% des quelque 420.000 tentes fournies aux rescapés n'étaient pas équipées pour affronter des conditions hivernales.
Le responsable de l'Onu a toutefois souligné que les autorités pakistanaises, les organisations humanitaires et l'Onu s'efforçaient de renforcer l'isolation des tentes en créant des doubles parois à l'aide de bâches ou de toiles sulfurisées.
"Quand on dit que 90% des tentes ne sont pas équipées pour l'hiver, cela ne veut pas dire qu'elles ne sont pas adéquates. La proportion de tentes qui ne sont pas adéquates est beaucoup, beaucoup plus faible", a souligné le diplomate néerlandais.
Vendredi, huit personnes dont deux travailleurs humanitaires turcs, ont été hospitalisées pour des brûlures graves après l'incendie d'une tente dans un camp de rescapés de Muzaffarabad, au Cachemire pakistanais.
"Les gens font du feu pour se protéger du froid, mais ils les allument parfois dans les tentes ou trop près d'elles", a expliqué le général Abdul Malik, secrétaire à la santé à Muzaffarabad, en ajoutant: "ils doivent comprendre que les tentes ne sont pas en béton".
Un responsable de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a souligné sous couvert d'anonymat que les cas d'incendies de tentes se multipliaient et que les autorités pakistanaises s'efforçaient de mettre rapidement en place à Muzaffarabad un centre de traitement spécialisé pour les brûlés.
L'aide apportée aux rescapés du séisme, qui a fait plus de 73.000 morts et plus de trois millions de sans-abri, c'est le principe du "verre à moitié plein et à moitié vide", a par ailleurs estimé Jan Vandemoortele.
Les gens ont commencé à reconstruire eux-mêmes leur foyer grâce à des indemnités payées par les autorités pakistanaises, mais ces abris ne sont pas forcément adéquats pour affronter l'hiver, a-t-il expliqué.
Des stocks de vivres d'urgence ont été constitués, mais les rations quotidiennes distribuées ont été réduites pour leur permettre de durer plus longtemps, a-t-il poursuivi en ajoutant que les écoles avaient rouvert, mais trop souvent sous des tentes où les enfants affrontent le froid.
Par ailleurs, a-t-il souligné, l'appel de fonds d'urgence de 550 millions de dollars lancé début octobre par les Nations unies n'a toujours été souscrit qu'à 41%.
"Les pires ennemis que nous affrontons ne sont pas les montagnes ou l'hiver, mais l'auto-satisfaction et le pessimisme", a expliqué Jan Vandemoortele.
"Une exubérance irrationnelle" devant le niveau de l'aide apportée ou face au financement des opérations de secours "serait peu judicieuse", a souligné le diplomate néerlandais: "en fait, elle serait mortelle".

vendredi 2 décembre 2005, 13h51

Le régime communiste laotien fête ses trente ans


VIENTIANE (Reuters) - Le régime communiste laotien célèbre ses trente ans par un meeting populaire qui a rassemblé 25.000 soldats, étudiants et travailleurs à Vientiane, la capitale.
Le 2 décembre 1975, les combattants communistes du Pathet Lao, soutenus par le Nord-Viêtnam, prenaient le pouvoir, acte final des guerres d'Indochine et du Viêtnam.
Le "pays des éléphants", qui compte cinq millions d'habitants, dont beaucoup vivent avec moins d'un dollar par jour, est aujourd'hui l'un des Etats les moins développés et les plus pauvres d'Asie.
"Tous les Laotiens doivent s'unir pour le développement économique du pays", a martelé le président Khamtay Siphandone à la foule rassemblée devant l'immeuble blanc en béton qui abrite le parlement.
"Nous devons bâtir une économie plus forte et nous devons défendre notre pays et notre culture", a-t-il dit à ses compatriotes saisis, selon la presse officielle, de "ferveur patriotique" à l'occasion de cet anniversaire.
Pour l'occasion, les rues ont été nettoyées, les façades des bâtiments publics repeintes et les membres du bureau politique ont fait le tour des hôpitaux publics pour "remonter le moral des patients".
Le Laos détient le sinistre record du nombre de bombes reçues par tête d'habitant: l'US Air Force a déversé durant le conflit deux millions de tonnes de bombes sur la "piste Ho Chi Minh" utilisée par les forces de Hanoï durant la guerre du Viêtnam,.
Selon les organisations de défense des droits de l'homme, les autorités communistes poursuivent encore aujourd'hui de leur vengeance la minorité Hmong réfugiée dans la jungle, parce qu'elle avait pris fait et cause pour les Etats-Unis durant la guerre.

vendredi 2 décembre 2005, 12h23

Réduction des gaz à effet de serre: l'Inde hostile aux contraintes

NEW DELHI (AFP) - Concentrée sur son développement économique, l'Inde, 5e pollueur mondial, reste opposée à tout élément contraignant de réduction des gaz à effet de serre mais insiste pour que le Nord aide au développement rapide de technologies propres.
"Il n'y a aucun changement dans notre position: l'Inde n'acceptera aucun plafond imposé sur les émissions de dioxyde de carbone", a indiqué un responsable du ministère indien de l'Environnement alors que des négociations internationales sur l'après-Kyoto sont en cours à Montréal.
L'Inde a ratifié le protocole de Kyoto (1997) qui n'impose qu'une obligation d'inventaire aux pays en développement, quand les pays industriels ont une obligation de réduction des émissions polluantes, mises en cause dans le changement climatique.
Mais 5e pollueur mondial - avec des rejets de CO2 en hausse de 75% entre 1990 et 2003 - elle n'entend s'impliquer dans aucun engagement limitant sa consommation d'énergie. Quant à des objectifs juridiquement non contraignants, "on verra comment la situation évolue", a lâché le responsable.
L'Inde explique avoir un "besoin crucial" d'énergie pour atteindre ses objectifs économiques, en premier lieu la réduction de la pauvreté de 15% d'ici 2012 (sur 250 millions de pauvres).
"Une chose est claire: il est impossible d'atteindre les objectifs de développement national sans une forte hausse de l'utilisation d'énergie", expliquait le ministère des Affaires étrangères au moment du sommet du G8 de Gleaneagles en juillet.
"Pour cette raison, nous pensons qu'il est complètement prématuré de parler d'engagements des pays en développement alors que les pays développés n'ont eux-mêmes pas respecté leurs engagements", ajoutait-il.
L'Inde admet que les émissions de CO2 augmentent plus rapidement dans les pays en développement et qu'il faut agir.
Le gouvernement sait que le changement climatique représente une réelle menace pour ce pays où deux-tiers de la population active vit de l'agriculture. Selon ses estimations, une hausse de 2 à 5 degrés C peut entraîner une baisse de 20 à 50% de la production de riz.
Son fort taux de croissance (6,9% l'année dernière) entraîne une dépendance persistante à l'égard du charbon (65% de l'énergie) et selon l'Agence internationale de l'énergie, la Chine et l'Inde dépasseront ensemble les Etats-Unis (premier pollueur) vers 2015.
Mais l'Inde estime que la responsabilité première de la maîtrise des émissions incombe aux pays industrialisés: selon elle, ils doivent montrer l'exemple et aider le Sud à acquérir des technologies propres.
Dans cette logique, le Mécanisme de développement propre (MDP-CDM) l'intéresse. Cette disposition du protocole de Kyoto permet aux pays du Nord d'avoir moins d'émissions à faire chez eux s'ils font des investissements propres dans les pays du Sud. Ce système rend compétitives des technologies qui ne le seraient pas autrement et "intéresse les Indiens", note un diplomate européen. "C'est une porte ouverte qui leur permet de lutter contre le réchauffement sans contrainte".
Plus d'une centaine de projets ont déjà été soumis à une commission nationale. Selon une étude du Tata Research Energy Institute, l'Inde pourrait obtenir au moins 10% du marché du MDP dans un premier temps.
Alors à Montréal, "le ministère de l'Environnement va insister pour que le montage des projets CDM soit accéléré", affirme Prakash Rao de WWF-Inde.
L'Inde voudrait aussi que les pays en développement aient gratuitement accès aux technologies propres dont les brevets seraient redéfinis ou achetés par un fonds mondial. Et milite pour que les barrières internationales au développement du nucléaire civil indien soient levées.

mercredi, novembre 30, 2005

mardi 29 novembre 2005, 9h13

L'Occident se désintéresse du sida, regrette l'Onu

DJAKARTA (Reuters) - Le sida fait l'objet d'une attention insuffisante dans les pays occidentaux et en Asie, nouvelle "ligne de front" de l'épidémie, déclare le directeur d'Onusida, Peter Piot.
Piot a décidé de se rendre en Indonésie pour la Journée mondiale du sida, jeudi, afin de mettre l'accent sur la menace que fait peser la maladie sur cette région.
"D'un côté, le sida est devenu l'un des sujets les plus importants, au plan mondial", a-t-il déclaré dans un entretien accordé à Reuters.
"Mais d'un autre côté, dans beaucoup de pays, le sida est relégué au second plan. C'est vrai dans les pays occidentaux, et en Asie, avec l'arrivée de la grippe aviaire.
"(Mais) l'Asie est la nouvelle ligne de front de l'épidémie de sida (...). En Asie, je pense que l'extension de la maladie va se poursuivre pendant un certain temps parce que nos messages de prévention n'atteignent pas suffisamment de gens."
Lors d'une visite en Inde ce mois-ci, Piot avait dit craindre que la lutte contre la souche H5N1 du virus de la grippe aviaire ne mobilise des fonds qui auraient pu être affectés à la campagne mondiale de lutte contre le VIH/sida.
La grippe aviaire a fait 68 morts en Asie depuis la fin 2003. On craint qu'elle ne mute et devienne facilement transmissible d'homme à homme, provoquant ainsi une pandémie.
CINQ MILLIONS DE CONTAMINATIONS EN 2005
Près de cinq millions de personnes ont contracté le VIH dans le monde en 2005, soit le plus grand nombre de contaminations depuis qu'on a signalé le premier cas de séropositivité en 1981. En tout 40,3 millions de personnes vivent avec le virus, a annoncé l'Onusida il y a une semaine.
En Asie, le nombre de nouvelles contaminations par le VIH depuis 2003, qui est de 1,2 million, a porté à 8,3 millions le nombre de séropositifs dans cette région. La situation devrait rapidement s'aggraver au Vietnam et au Pakistan.
Selon Piot, l'Indonésie voit actuellement les prémices d'une épidémie, la moitié des toxicomanes utilisant des seringues y étant contaminés.
Une nouvelle contamination par le VIH sur quatre se produit en Asie, et la maladie atteint à présent toutes les provinces de Chine. L'Inde compte cinq millions de personnes porteuses du virus et se classe deuxième, après l'Afrique du Sud, par le nombre de séropositifs.
Le nombre de cas confirmés de contamination par le VIH, le virus responsable du sida, a augmenté de plus de 50% au cours de l'année passée, a déclaré Peter Piot. Le nombre de personnes chez qui le VIH a été détecté a atteint 135.630 à la fin du mois de septembre.
L'INDONESIE POURRAIT JOUER UN RÔLE MOTEUR
Plus de 3,1 millions de personnes ont succombé cette année au sida dans le monde, soit davantage que les victimes des catastrophes naturelles survenues dans le monde depuis le tsunami de décembre dernier.
Selon Piot, le sida ne fait pas l'objet d'une attention suffisante dans les pays occidentaux depuis l'introduction de traitements antirétroviraux pour les séropositifs, qui a donné l'impression que l'épidémie était circonscrite car ce traitement sauve des vies.
"Le résultat a été un accroissement du nombre de nouvelles contaminations dans tous les pays occidentaux", a-t-il dit.
En Asie, le sida est présent principalement parmi les homosexuels, les toxicomanes utilisant des seringues et les prostituées, mais les autorités sanitaires craignent qu'il ne s'étende à toute la population.
Sur ce continent, la lutte contre la pandémie se heurte au tabou que constitue l'évocation, en public, du sida, des rapports sexuels et de l'utilisation du préservatif.
Selon Piot, l'Indonésie, pays musulman le plus peuplé du monde, a un rôle important à jouer parce qu'au sein du gouvernement la maladie est prise très au sérieux.
Le problème, dit-il, est que cette prise de conscience n'est pas forcément vraie au niveau local. Il estime en outre que les instances religieuses doivent elles aussi s'impliquer dans la lutte contre l'épidémie.
"Je crois que dans ce domaine l'Indonésie pourrait donner l'exemple au monde musulman", a déclaré Piot.
"Il y a d'autres pays tels que le Pakistan, le Bangladesh, la Malaisie, qui sont eux aussi confrontés à l'émergence d'épidémies du sida. Ce qui se passera ici, en Indonésie, sera donc important pour d'autres parties du monde."

mardi 29 novembre 2005, 13h25

Pakistan: avec l'hiver, les maladies frappent les rescapés du séisme
MUZAFFARABAD (AFP) - Avec l'arrivée de l'hiver, des centaines de cas de pneumonie, touchant notamment des enfants, ont été enregistrés dans le nord du Pakistan, confirmant les craintes de l'Onu d'une seconde vague de décès après le séisme dévastateur du 8 octobre.
"Les cas de pneumonie se répandent chez les enfants, selon toutes les données que nous avons reçues de divers endroits", a expliqué mardi Sardar Mahmood Khan, responsable des services de santé du district de Muzaffarabad, la capitale du Cachemire pakistanais, ravagée par le séisme.
"Nous recevons des centaines de cas de diverses zones", a-t-il ajouté. "L'hiver est très dur cette année. Il n'y a pas de vrais abris, pas de vêtements chauds et la nourriture n'est pas assez riche pour les enfants", a expliqué le responsable pakistanais. Un responsable des Nations unies avait fait état lundi des premiers décès de deux enfants des suites de pneumonie, à Muzaffarabad et, plus au nord-ouest, dans un village proche de Balakot, l'autre grande ville dévastée par le tremblement de terre qui a fait plus de 73.000 morts au Pakistan.
Depuis le week-end, la neige est tombée sur les hauteurs environnant Muzaffarabad, située à 700 mètres d'altitude, rendant les conditions de survie encore plus dures et les opérations de secours très difficiles. Les pluies sont fréquentes et les températures nocturnes tombent en dessous de zéro degré centigrade dans les zones de montagne affectées par le tremblement de terre, d'une superficie équivalente à celle de la Belgique.
Depuis plusieurs semaines, les Nations unies et plusieurs organisations humanitaires ont mis en garde la communauté internationale contre les risques d'une seconde vague de décès avec l'arrivée de l'hiver himalayen, qui rend encore plus précaires les conditions de survie des rescapés et compliquent les opérations de secours, notamment par hélicoptères. Paralysées dimanche et lundi matin par le mauvais temps, les rotations de dizaines d'hélicoptères ont pu reprendre lundi après-midi et se poursuivaient mardi.
"Nous avons besoin d'encore plus de soutien dans les prochains jours pour atteindre le plus possible de ces gens qui sont encore très vulnérables", a affirmé le chef du centre des opérations de secours des Nations unies au Pakistan, Andrew MacLeod. En annonçant lundi la mort de deux enfants frappés de pneumonie, Andrew Mc Leod avait également rapporté la mort d'un adulte décédé des suites d'une hypothermie dans un hôpital de campagne des Nations unies à Bagh, au sud-est de Muzaffarabad.
"Nous allons en avoir beaucoup plus dans les semaines qui viennent, c'est très triste. Le bilan va s'alourdir", a ajouté le responsable de l'Onu. "Cela confirme seulement que nous luttons contre un ennemi qui tombe sur nous très rapidement, comme nous le disons depuis des semaines", a assuré Andrew McLeod. Selon lui, il existe "une impression trompeuse de sécurité" après la conférence internationale des donateurs qui s'est engagée le 19 novembre à Islamabad à apporter une aide financière de près de 6 milliards de dollars pour la reconstruction du pays.
"Cet argent ne sert pas aux secours, il n'apporte pas de tentes", a-t-il souligné en rappelant que l'appel de fonds d'urgence de 550 millions de dollars lancé par l'Onu en octobre n'avait été souscrit que pour moins de la moitié. "L'hiver et la nature nous lancent un rappel à l'ordre: il faut se concentrer sur les opérations de secours pour sauver des vies, on reconstruira après", a-t-il affirmé.

mercredi 30 novembre 2005, 13h03

Le monde n'abandonnera pas les victimes du tsunami, dit Clinton
BANDA ACEH, Indonésie (Reuters) - L'ancien président américain Bill Clinton a promis que la communauté internationale n'abandonnerait jamais les rescapés du tsunami qui a dévasté le pourtour de l'océan Indien en décembre dernier.
Clinton, émissaire spécial de l'Onu pour l'aide humanitaire aux pays frappés par les raz-de-marée, effectue sa troisième tournée dans la région.
"Après le premier anniversaire du tsunami le mois prochain (le 26 décembre), l'attention du monde pourrait se détourner ailleurs", a prévenu Clinton devant des rescapés, des travailleurs humanitaires et des responsables gouvernementaux à Banda Aceh, en Indonésie.
"Mais l'aide de la communauté internationale, des Nations unies, du gouvernement indonésien, des petites et grandes ONG, continuera jusqu'à ce que le travail de Kunturo (Mangkubroto) soit achevé", a-t-il dit en référence au directeur de l'agence de reconstruction à Aceh.
"Nous travaillons pour reconstruire votre avenir", a ajouté l'ancien président américain.
Le tsunami a fait plus de 232.000 morts ou disparus, dont 170.000 dans la seule province d'Aceh.

mercredi 30 novembre 2005, 11h26

Un Français condamné à 20 ans de prison au Vietnam
HANOI (Reuters) - Un Français d'origine vietnamienne a été condamné à 20 ans de prison par le tribunal de Ho Chi Minh-Ville pour contrebande de téléphones portables et fraude fiscale, rapporte l'agence officielle vietnamienne.
Nguyen Gia Thieu, ancien directeur de Dong Nam Co, le distributeur exclusif de portables Nokia et Samsung au Vietnam, a été reconnu coupable de "contrebande" de 40.000 téléphones et de "fraude fiscale" pour une valeur de six millions de dollars, précise l'Agence vietnamienne d'information (AVI).
Le tribunal a également condamné cinq responsables des douanes à des peines maximales de trois ans de prison pour avoir aidé Thieu à importer illégalement des téléphones de Hong Kong.
La justice a par ailleurs saisi 200.000 euros en liquide au domicile de la femme de l'homme d'affaires français.

vendredi 25 novembre 2005, 11h41

Le clonage sud-coréen survivra au scandale Hwang
SEOUL (AFP) - Les succès de la Corée du Sud dans la recherche sur le clonage thérapeutique ont été ternis mais pas anéantis par la démission, jeudi, du pionnier Hwang Woo-suk après un scandale sur des infractions à l'éthique, estiment des analystes.
Le Dr Hwang a avoué jeudi qu'il avait menti à la presse afin de dissimuler des infractions à l'éthique dont s'est rendu coupable son laboratoire: le don d'ovules par deux collaboratrices et la remise d'argent à d'autres donneuses.
Même si ces actions n'étaient pas illégales au moment des faits (2003) -- la loi interdisant le commerce d'ovules n'ayant pas encore été adoptée dans le pays --, elles contreviennent aux règles de l'éthique encadrant le clonage thérapeutique.
Lors d'une conférence de presse jeudi, le professeur Hwang a affirmé n'avoir eu une connaissance qu'a posteriori de ces infractions. Il a annoncé la démission de tous ses postes à responsabilité, ce qui ne l'empêchera toutefois pas de continuer ses travaux de chercheur.
L'affaire "a porté un sérieux coup à la recherche sud-coréenne sur les cellules souches à un moment crucial où le besoin de soutien et d'unité se fait ressentir", souligne le professeur Kong Il-keun, expert à l'Université nationale Suncheon.
"La confiance dans l'équipe de recherche a été mise à mal, tout comme celle de la Plateforme internationale pour les cellules souches", ajoute le JoongAng Daily, important quotidien de langue anglaise, dans une allusion à la démission du Dr Hwang de la présidence de la plateforme, première banque mondiale de cellules souches qui a été ouverte le 19 octobre à Séoul.
Mais le professeur émérite, qui avait été en 2004 le premier à annoncer la création d'un embryon humain par clonage et l'extraction de cellules souches à des fins thérapeutiques, continue à bénéficier du soutien entier du gouvernement.
Ce dernier avait d'ailleurs jeudi tenu sa propre conférence de presse pour exempter le héros national, un porte-parole assurant que le Dr Hwang n'avait commis lui-même aucune infraction.
"Il s'agit d'une question de crédibilité et, une fois que la poussière sera retombée... je crois que chacun reviendra et participera à nouveau aux recherches", assure le cardiologue Lee Jeong-Ryul, membre de l'équipe Hwang.
Yoon Tae-Il, conseiller du professeur Hwang, croit même que le scandale pourrait profiter au chercheur. "Non seulement il va poursuivre ses recherches mais il va en plus se libérer (de ses autres responsabilités) et il va pouvoir consacrer ce temps à ses recherches personnelles", déclare-t-il.
"Au-delà de ce que nous avons réalisé, je sais que les dégâts sont trop sérieux pour être réparés du jour au lendemain", avait estimé le Dr Hwang lors de sa conférence de presse de jeudi.
"Mais la technologie que nous avons développée avec tant d'efforts ne sera pas réduite à néant. Elle est déjà solidement établie", avait-il ajouté.
La création par le docteur Hwang d'embryons humains par clonage et l'extraction de ces derniers de lignées de cellules souches avait été considérée comme une percée très prometteuse par la communauté scientifique.
Les cellules souches extraites d'embryons obtenus par clonage sont capables d'engendrer tous types de cellules (sanguines, nerveuses, musculaires..) pouvant donner lieu à terme à des greffes réparatrices, sans problème de rejet puisque ces cellules ont le même patrimoine génétique que le greffé.
Cette perspective ouvre la voie au traitement des maladies dégénératives ou des cancers aujourd'hui incurables.

dimanche, juin 05, 2005

Bill Clinton veut une accélération du relogement des victimes du tsunami

TEUREUBEUH (Indonésie) (AFP) - L'ancien président américain Bill Clinton, émissaire de l'ONU pour l'après-tsunami, a terminé lundi sa tournée en Asie dans la province indonésienne d'Aceh, où il a appelé à une accélération de la reconstruction des maisons et du relogement des sinistrés. "La chose la plus importante est que nous devons accélérer la construction de maisons. C'est le même problème partout où je suis allé", a-t-il dit dans la zone du monde la plus touchée par la catastrophe. Vêtu d'un pantalon crème et d'une chemise bleu ciel au col ouvert et aux manches retroussées, l'ex-chef d'Etat s'est rendu en hélicoptère à Teureubeuh, un village isolé du nord de Sumatra. Il y a rencontré des victimes vivant encore sous la tente, plus de cinq mois après le raz-de-marée. Une femme a fondu en larmes, tenant longuement la main de Bill Clinton et en l'implorant d'agir afin qu'elle retrouve une habitation. L'ancien président a aussi été incité à trouver un nom à un bébé né deux jours auparavant, mais il a refusé en demandant aux résidents de le baptiser eux-mêmes "d'un nom signifiant espoir". Se voyant offrir une peinture et un porte-clés par un jeune garçon et une jeune fille, M. Clinton, visiblement ému, leur a dit: "Je garderai cela pour toujours et quand je les regarderai je me souviendrai de vous deux". Il a aussi rencontré des acteurs clé des Nations unies, dont l'Unicef, le Programme alimentaire mondial, le Pnud (développement), l'Organisation internationale du Travail, des ONG et des responsables locaux. La porte-parole de M. Clinton, Jehan Sedky-Lavandero, a démenti des rumeurs selon lesquelles il était dans un état de grande fatigue à la fin de sa tournée qui l'a amené en Inde, au Sri Lanka, aux Maldives et enfin en Indonésie. "Il n'est pas du tout fatigué", a-t-elle dit. M. Clinton avait été nommé le 1er février dernier par le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, envoyé spécial de l'Organisation dans les pays touchés par la catastrophe.

vendredi 3 juin 2005, 19h17

Tsunami: nouvelle campagne de recherches au Sofitel de Khao Lak PARIS (AP)

- Près de cinq mois près le tsunami du 26 décembre 2004 et à la demande des famille des victimes, une quatrième campagne de recherche va être menée dans les prochains jours sur le site de l'hôtel Sofitel de Khao Lak, sur la côte thaïlandaise, a annoncé vendredi le ministère français des Affaires étrangères. S'agissant des victimes françaises, 68 personnes ont été formellement identifiées sur un total de 95, 16 immédiatement reconnues par leurs proches, et 52 ayant fait l'objet d'une procédure d'identification. Depuis le séisme, trois campagnes de recherches ont déjà été menées, avec la coopération exemplaire des autorités thaïlandaises, précise le communiqué. Il s'agit, ajoute le Quai d'Orsay, "d'un effort supplémentaire des services de l'Etat pour tenter de retrouver les corps de compatriotes disparus lors du tsunami".

lundi 30 mai 2005, 15h07
Le tsunami du 26 décembre 2004 a fait plus de 165.000 morts dans la province indonésienne d'Aceh

Tsunami : 5 mois après ...

samedi 4 juin 2005, 9h27
La reconstruction post-tsunami est urgente, dit Paul Wolfowitz

WASHINGTON (Reuters) - Le nouveau président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, exhorte la communauté internationale à transformer en réalisations concrètes le déferlement de promesses de dons en faveur de l'Asie qui s'est produit dans le sillage du tsunami de décembre dernier.
"C'est un défi pour les organismes de développement au niveau international, parce qu'on nous donne une occasion unique de faire le bien, avec des moyens énormes, et si on n'arrive pas à le faire ce sera une tragédie pour l'avenir", a-t-il déclaré à Reuters.
Wolfowitz s'exprimait à l'issue de son premier entretien, en tant que président de la Banque mondiale, avec l'ancien président américain Bill Clinton - récemment nommé émissaire spécial de l'Onu pour la reconstruction post-tsunami -, des représentants des agences de l'Onu, d'ONG, et des pays concernés par la catastrophe.
"Il est extrêmement important maintenant que nous honorions nos promesses dans ce qui constitue, par beaucoup d'aspects, une phase encore plus difficile que l'aide humanitaire d'urgence, à savoir la reconstruction", a souligné Wolfowitz.
"C'est important, parce qu'il y a tellement de gens dans le besoin qui méritent de recevoir ce qu'il faut au bon endroit pour qu'on ait de bons résultats", a-t-il ajouté.
La Banque mondiale est l'un des principaux organismes engagés dans la reconstruction des régions dévastées par le tremblement de terre et les tsunamis du 26 décembre, et tente de faire en sorte que les milliards de dollars d'aide internationale versés pour les victimes de la catastrophe ne atteignent leur objectif, et n'alimentent pas la corruption.
Le tsunami a tué plus de 176.000 personnes. Environ 50.000 personnes sont portées disparues, et des centaines de milliers d'autres n'ont plus de toit en Indonésie, en Inde, au Sri Lanka, en Thaïlande et aux Maldives.
Les gouvernements de ces pays et les victimes de la catastrophe ont dénoncé la lenteur de la reconstruction, et du versement des neuf milliards d'aide promis à cet effet.
Wolfowitz, qui a pris mercredi ses fonctions à la tête de la Banque mondiale, a été par le passé ambassadeur en Indonésie. Il a constaté de visu les dégâts causés dans la région par les vagues géantes lors d'une visite, en janvier, en tant que secrétaire adjoint à la Défense.

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Laos : Les Hmongs se rendent ....

samedi 4 juin 2005, 8h41

Reddition des premiers montagnards hmongs au Laos


BANGKOK (AP) - Après plusieurs décennies de résistance au pouvoir laotien, 170 Hmongs, une minorité montagnarde de la péninsule indochinoise, sont sortis de la forêt samedi pour se rendre aux autorités.
Cette reddition d'un groupe composé essentiellement de femmes, d'enfants et de vieillards, pourrait être suivie par celle de plusieurs milliers d'autres personnes. Se clôturerait ainsi un des chapitres les plus tragiques de la guerre du Vietnam dans les années 1970.
Washington avait en effet financé à l'époque la mise sur pied d'une armée secrète anticommuniste en recrutant notamment dans les rangs des minorités montagnardes. Les Hmongs avaient été abandonnés à leur sort par la CIA après la prise du pouvoir par le Pathet Lao, mouvement de guérilla communiste, en 1975. Un grand nombre d'entre eux avait gagné la Thaïlande avant d'être admis aux
Etats-Unis notamment. Toutefois, plusieurs milliers de Hmongs sont restés sur place, se réfugiant dans la jungle, subissant le harcèlement de la nouvelle armée laotienne.
Samedi, l'atmosphère était à la réconciliation. Les Montagnards ont été accueillis chaleureusement par les autorités dans le Village de Chong Thuang sur la Nationale 7 dans la province de Xieng Khouang, selon Ed Szendrey, un militant de la cause hmong aux Etats-Unis, présent sur place et contacté par l'agence Associated Press (AP) à Bangkok.
Il resterait une vingtaine de groupes dans la forêt, soit plusieurs milliers de personnes, qui attendent de voir comment les choses se passent pour décider de sortir de la clandestinité.

Chine : Violentes inondations


samedi 4 juin 2005, 9h30

La Chine envoie des secouristes dans des zones inondées
PEKIN (Reuters) - La
Chine a dépêché des équipes de secouristes dans des zones affectées par de violentes inondations qui ont fait, selon un dernier bilan, 88 morts et 73 disparus, rapportent les médias officiels.
Des pluies torrentielles ont entraîné des glissements de terrain dans des villages de montagne où l'on craint que les intempéries n'aient fait des centaines de morts.
Une équipe supervisée par le ministère des Affaires civiles et comprenant des représentants des ministères de l'Education, de la Santé et des Ressources en eau est arrivée vendredi dans la zone la plus touchée, le comté de Xinshao, situé dans le Hunan (Centre-Sud).
"Les efforts doivent se concentrer sur le rétablissement de l'électricité et de l'alimentation en eau, ainsi que de la circulation et des communications dans les zones touchées par la catastrophe", rapporte l'agence de presse officielle
Chine nouvelle.
Trois jours de fortes pluies dans le Hunan et dans les provinces du Sichuan et de Guizhou (Ouest) ont fait au moins 88 morts et 73 disparus, rapportent les médias officiels.
Mais du fait des destructions de bâtiments provoquées par le gonflement soudain de torrents de montagne, on craint que le bilan ne soit beaucoup plus lourd.
Les inondations que connaît chaque année la
Chine ont déjà affecté en 2005 près de six millions de personnes et causé des dégâts économiques directs à hauteur de 300 millions de dollars, écrit Chine nouvelle.
Plus de 70.000 maisons ont été détruites, et 215.000 personnes évacuées.

Attaque de rebelles maoïstes présumés en Inde

samedi 4 juin 2005, 9h49


HYDERABAD,
Inde (AP) - Près d'une centaine de rebelles maoïstes présumés ont attaqué deux postes de police à la roquette et à la grenade dans le Sud de l'Inde, samedi, blessant deux policiers, selon les autorités.
L'attaque a duré une heure et demie dans la nuit de vendredi à samedi dans une forêt du district de Mahbubnagar, à environ 150 kilomètres au sud de Hyderabad, la capitale de l'Etat d'Andhra Pradesh, selon la police. Par ailleurs, un automobiliste a été blessé à la suite de tirs de rebelles présumés contre son véhicule dans le district d'Amarabad.
Les maquisards, qui se revendiquent de la pensée révolutionnaire de Mao Zedong, mènent une lutte armée depuis plus de trente ans. Ils combattent essentiellement en faveur d'une réforme agraire. Les forces de l'ordre sont souvent prises pour cibles car elles sont considérées comme le bras armé des riches propriétaires terriens exploiteurs des masses paysannes.
A la suite du retour au pouvoir du parti du Congrès dans l'Etat d'Andhra Pradesh, une trêve d'un semestre a été décrétée mais celle-ci s'est interrompue brutalement, les rebelles refusant de déposer les armes. Les combats ont déjà fait 189 morts cette année.

Chine : Textile en conflit ?


samedi 4 juin 2005, 12h53
La Chine s'inquiète des conséquences du conflit sur le textile

PEKIN (AFP) - La Chine s'est déclarée "très inquiète" samedi des conséquences du différend commercial autour de ses exportations textiles avec les Etats-Unis, suite à une mise en garde américaine contre une "flambée protectionniste" si le conflit ne s'apaise pas.
"La question textile est un problème majeur dans le développement des relations économiques et commerciales entre la Chine et les Etats-Unis", a déclaré Wu Yi, vice-Premier ministre chinois, en recevant à Pékin le représentant américain au Commerce Rob Portman et le secrétaire américain au Commerce Carlos Gutierrez.
"La coopération sera gravement affectée si la question n'est pas traitée correctement, ce dont le gouvernement est très inquiet", a ajouté Mme Wu, citée par l'agence Chine nouvelle.
Les ventes de produits textiles chinois vers les Etats-Unis et l'Europe ont très fortement augmenté suite à la levée de quotas dans le secteur au 1er janvier dernier, et explosé pour certaines catégories, provoquant le recours par Washington à des clauses de sauvegarde limitant temporairement ces exportations.
A l'issue une rencontre dans la matinée avec M. Gutierrez, le ministre chinois du Commerce Bo Xilai a souhaité que "les différends soient résolus par la négociation" et souligné que Pékin attache "une grande importance à sa relation avec les Etats-Unis".
"La Chine est devenue le troisième partenaire commercial des Etats-Unis et il est naturel que des problèmes émergent", a estimé le ministre chinois à l'issue d'un entretien qui a aussi porté sur la protection des droits de propriété intellectuelle, qui sont ouvertement bafoués en Chine.
M. Gutierrez avait déclaré jeudi, au premier jour de sa visite à Pékin, que ces droits n'étaient pas négociables et avait comparé ceux qui pratiquent la contrefaçon et la piraterie à de faux-monnayeurs;
De son côté, le ministère chinois du Commerce a annoncé samedi que la Chine organiserait en juillet une "mini-conférence ministérielle" de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) portant sur les avancées du cycle de Doha de libéralisation des échanges mondiaux.
Selon Chine nouvelle, les restrictions imposées par les Etats-Unis et l'Union européenne aux exportations de textiles chinois devraient figurer au menu des discussions.
Après avoir durci le ton en début de semaine et opéré une volte-face en supprimant des droits de douane sur certaines exportations de textiles consenties dix jours plus tôt, les responsables chinois ont souligné samedi qu'ils espéraient trouver une solution négociée.
"Le commerce sino-américain a connu un tel développement au cours des 26 ou 27 dernières années que nos deux pays devraient avoir la capacité de traiter correctement la question textile et d'autres problèmes", a déclaré Bo Xilai.
Le secrétaire américain au Commerce avait estimé jeudi que la Chine risquait de provoquer une "flambée de protectionnisme" si le conflit actuel sur le textile, qui pourrait provoquer de nouvelles restrictions, ne s'apaisait pas.
Les mesures de sauvegarde américaines, qui ont pour effet de limiter la hausse des exportations chinoises à 7,5% du volume des douze mois précédant leur entrée en vigueur, sont imposables pour une durée d'un an et jusqu'à la fin 2008, en vertu du protocole d'accord sur l'accession de la Chine à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC).
L'Union européenne a pour sa part annoncé une initiative similaire sur deux catégories de produits, les tee-shirts et les fils de lin.
Selon des informations rapportées par Chine nouvelle, les mesures américaines entraîneront la perte de 100.000 emplois en Chine, sur 19 millions au total dans le secteur.
MM. Gutierrez et Portman devaient quitter la Chine en fin de journée.

Chine : 16è anniversaire de Tiananmen


samedi 4 juin 2005, 17h04

Calme à Pékin pour l'anniversaire de Tiananmen, les dissidents écartés
PEKIN (AFP) - Pékin était calme samedi pour le 16ème anniversaire de la sanglante répression du mouvement pour la démocratie de la place Tiananmen, mais les dissidents étaient comme d'habitude placés sous haute surveillance policière.
"Des policiers sont en bas de chez moi. Ils m'ont clairement dit qu'il ne me laisseraient pas aller au cimetière aujourd'hui", a déclaré à l'AFP Ding Zilin, chef de file des Mères de Tiananmen qui se bat depuis 1989 pour que la lumière soit faite sur le massacre par l'armée des centaines, voire de milliers de civils désarmés, parmi lesquels son fils, âgé à l'époque de 17 ans, tué d'une balle dans le dos.
"Depuis 16 ans, je n'ai jamais pu me rendre le 3 juin à 11 heures du soir au carrefour de Muxidi, là où mon fils est mort", a regretté Mme Ding qui a adressé il y a une semaine une lettre ouverte demandant des excuses au président chinois Hu Jintao.
"Vous et vos prédécesseurs avez effacé la mémoire du 4 juin des livres. En cela, vous avez bien réussi. Vous avez été plus méthodiques que ces comploteurs japonais de l'aile droite qui ont tenté d'effacer l'histoire du massacre de Nankin", épisode le plus sanglant de la guerre sino-japonaise de 1937-45, ont accusé dans leur lettre les Mères de Tiananmen.
D'autres parents ont pu cette année se rendre dans un cimetière de l'ouest de la capitale où sont enterrés huit victimes du massacre, alors qu'ils en avaient été empêchés l'an passé, mais sous haute surveillance policière.
"La sécurité d'Etat était venue me mettre en garde le 1er juin contre toute activité ou rassemblement. Aujourd'hui, trois policiers m'ont suivi et lorsque nous sommes arrivés au cimetière, il y en avait une vingtaine, cachés derrière les arbres avec leurs téléphones portables", a déclaré de son côté Zhang Xianling, qui a également perdu son fils dans la nuit du 3 au 4 juin 1989.
Sur la place Tiananmen, la sécurité avait été renforcée, particulièrement en début de journée.
Un grand nombre policiers en civil et en uniforme étaient présents pour la cérémonie quotidienne du lever de drapeau qui a eu lieu à 04H50 du matin (20H50 GMT vendredi), face au portrait de Mao Tsé-toung, en présence d'environ 400 touristes.
Mais en milieu de journée, la présence des forces de l'ordre n'était pas plus visible qu'à l'ordinaire.
"Ce n'est pas quelque chose dont je veux parler", a déclaré un visiteur originaire de la province du Guangdong (sud) à propos des évènements de 1989.
"Regardez ce que notre pays a accompli au cours des 16 dernières années", a ajouté de retraité âgé d'une soixantaine d'années.
Le même argument avait été utilisé cette semaine par le gouvernement pour justifier la répression.
Dans une ruelle du vieux Pékin, deux policiers montaient la garde devant la résidence où l'ancien dirigeant réformiste Zhao Ziyang, mort en janvier dernier, avait été assigné au cours des 15 dernières années de sa vie.
A Hong Kong, une veillée aux chandelles a eu lieu, comme tous les ans, en souvenir des victimes. Les
organisateurs ont estimé la participation à quelque 45.000 personnes, tandis que le gouvernement chinois refuse toujours l'instauration du suffrage universel dans l'ancienne colonie britannique.

mardi, février 15, 2005

Dernier bilan du séisme et du tsunami du 26 décembre


lundi 14 février 2005, 13h06 - DJAKARTA (AP) - Le bilan officiel du séisme et du tsunami du 26 décembre est de 167.046 à 178.115 morts, selon les chiffres communiqués samedi. On dénombre également 26.404 à 128.497 disparus, présumés décédés pour la plupart.

Voici le détail par pays:

_ Indonésie: 119.349 à 123.198 morts; 12.046 à 114.897 disparus.
_ Sri Lanka: 30.998 à 38.195 morts; 4.698 à 4.924 disparus.
_ Inde: 10.779 morts; 5.614 disparus.
_ Thaïlande: 5.393 morts; 3.062 disparus.
_ Somalie: 298
_ Birmanie: 90
_ Maldives: 82
_ Malaisie: 68
_ Tanzanie: 10
_ Bengladesh: 2
_ Kenya: 1

Premières image du plancher océanique indonésien après le tsunami


jeudi 10 février 2005, 15h18 - BANDA ACEH (AP) - La Royal Navy britannique a diffusé jeudi les premières images du plancher océanique au large de la côte de Sumatra en Indonésie, montrant d'énormes ondulations près de l'épicentre du séisme à l'origine du tsunami qui a ravagé l'Asie du Sud le 26 décembre dernier.
Ces images obtenues au moyen d'un sonar (radar sous-marin) ont été réalisées par un bâtiment de la marine britannique, le HMS Scott. Les données collectées pourraient servir à aider les pays de la région à mettre en place un système d'alerte avancé.
Selon le commandant du bâtiment, Steve Malcom, la collision des plaques tectoniques à l'origine du séisme du 26 décembre, de magnitude 9, ressemble aux "plis d'un tapis".
Les images du sonar, traitées informatiquement, montrent d'énormes "cicatrices" de plus de dix kilomètres de large provoquées par le séisme du 26 décembre, le plus important depuis 40 ans. Elles délimitent la ligne le long de laquelle la plaque indienne a heurté la plaque birmane et est passée en dessous. Les images montrent les arrêtes de plus d'1,5km de haut qui se sont formées sur la plaque birmane lors de la collision et ont poussé l'eau provoquant le tsunami meurtrier.

Deux nouvelles répliques du séisme en Indonésie


dimanche 13 février 2005, 5h07 - BANDA ACEH, Indonesie (AP) - Au moins deux séismes ont secoué la province d'Aceh, en Indonésie, tôt dimanche matin, allongeant la liste des répliques ressenties depuis le tsunami du 26 décembre dernier.
Les secousses ont duré plusieurs secondes, secouant les bâtiments de Banda Aceh, la capitale de la province. Aucun dégât ni victime n'ont été signalés.
L'un des deux séismes sous-marins avait une magnitude de 5,6, selon le réseau de surveillance américain, qui ne disposait pas d'informations sur l'autre secousse dans l'immédiat.
De nombreuses répliques ont été enregistrées dans la région depuis le 26 décembre dernier et le tremblement de terre de magnitude 9 qui avait déclenché un tsunami tuant plus de 165.000 personnes dans 11 pays bordant l'Océan Indien.

INFOS NEPAL

Premier jour de blocus maoïste au Népal: la campagne paralysée, Katmandou épargnée
dimanche 13 février 2005, 17h04 - KATMANDOU (AFP) - Les rebelles maoïstes ont commencé d'imposer dimanche un blocus général illimité au Népal pour protester contre la prise des pleins pouvoirs par le roi, paralysant la province mais pas la capitale alors que l'armée était en état d'alerte.
La date choisie par les rebelles pour protester contre le roi Gyanendra, qui a pris les pleins pouvoirs et instauré l'état d'urgence le 1er février, coïncide avec le neuvième anniversaire de l'insurrection lancée en 1996.
Les forces de sécurité ont escorté les poids-lourds osant quitter la capitale.
"Un nombre suffisant" de soldats et d'hélicoptères ont été déployés le long des principales autoroutes, a indiqué le porte-parole de l'armée, le général de brigade Dipak Gurung. A l'entrée de la vallée de Katmandou de nombreux soldats et forces de police armées patrouillaient à pieds ou en camion.
Mais à l'exception de vans, très peu de véhicules ont emprunté dimanche les principales autoroutes de province, a indiqué un membre de la Fédération népalaise des entrepreneurs de transport, Purna Shrestha.
Sur 200 km entre Pokhara (ouest) et Katmandou, moins de 10 véhicules ont emprunté l'autoroute vers la capitale entre 12h15 (6h30 GMT) et 18h15 (12h30 GMT). Dans le sens contraire un maximum de 50 camions se sont dirigés vers l'ouest du pays en provenance de Katmandou escortés par un ou deux transports de troupes anti-mine.
Au carrefour stratégique de Mugling (à 100 km de Katmandou), seuls "cinq à dix véhicules dont quelques camions-citernes" étaient arrivés en milieu d'après-midi par la route en provenance de l'Inde, source d'approvisionnement de Katmandou, a indiqué un lieutenant sur place.
Un convoi d'une vingtaine de camions-citerne vides et de bus a pu se diriger vers l'Inde, escorté par l'armée, après avoir été bloqué environ 45 minutes.
"Nous avons stoppé les camions pour leur assurer la sécurité. Nous avons plein de forces en renfort, des hélicoptères en stand-by. Les voies sont dégagées, il n'y a pas d'obstacle. Il n'y a pas eu d'attaque encore", a poursuivi le lieutenant.
Un des chauffeurs Dinesh Lama, 25 ans a indiqué n'avoir "eu aucun problème" jusqu'à présent mais "j'ai peur de prendre la route, il peut arriver n'importe quoi", a-t-il dit.
S'il n'y avait pratiquement pas de circulation entre Katmandou et Pokhara en revanche, tous les magasins étaient ouverts. Mais des commerçants de Pokhara ont indiqué avoir été forcés de le faire.
"Ce matin, à 8H00, la police a patrouillé et a informé chacun de rester ouvert", a expliqué un quincaillier.
"Si nous avons ouvert, ce n'est pas par choix, c'est parce qu'on nous y a forcés", a dit un membre de la Chambre de commerce locale. "Il y a deux jours le commandant de garnison a organisé une réunion et a dit aux commerçants (...) qu'il fallait ouvrir", a-t-il ajouté.
Les commerçants craignaient du coup les représailles de la guérilla qui a averti certains que des engins explosifs pourraient être lancés contre les commerces n'ayant pas respecté le blocus selon un hôtelier de Pokhara.
En revanche, à Katmandou, la circulation était normale, avec des commerces ouverts. "Cela est peut-être dû au fait que personne dans les journaux, à la radio ou à la télévision n'a informé la population sur le blocus", a estimé un gérant de magasin, Narayan Neupane. Le roi, qui a suspendu tous les droits fondamentaux, a interdit toute diffusion d'information sur les rebelles.
En début de soirée, la capitale animée était sujette aux embouteillages et rien n'y indiquait que le pays était soumis à la fois à l'état d'urgence et au blocus.
La rébellion a précisé que le blocus se prolongerait aussi longtemps que le roi ne reviendrait pas sur sa décision. Le monarque a expliqué avoir limogé son gouvernement parce qu'il avait échoué à entamer des négociations avec les maoïstes. Il s'est donné trois ans pour restaurer paix et démocratie.

Rappel des ambassadeurs au Népal de l'UE
lundi 14 février 2005, 14h02 - PARIS (AP) - Les Vingt-Cinq ont décidé de rappeler pour consultations leurs ambassadeurs au Népal où le roi s'est octroyé les pleins pouvoirs récemment.
"A la lumière des récents événements au Népal, nous avons décidé avec nos partenaires européens de rappeler pour consultations les ambassadeurs de l'Union européenne résidants à Katmandou", a annoncé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hervé Ladsous.
"Notre ambassadeur quittera donc temporairement le Népal ce soir pour Paris où il fera part aux autorités françaises de son évaluation de la situation. Le retour est prévu d'ici à la fin du mois", a précisé M. Ladsous.
"Nous appelons une fois de plus toutes les parties concernées à agir dans le sens du rétablissement le plus rapide de la démocratie et à respecter de l'homme et les libertés civiles", a encore déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay.
Le roi Gyanendra du Népal a démis le gouvernement au début du mois et suspendu les libertés civiques afin, a-t-il annoncé, de rétablir l'ordre et de réduire la guérilla communiste. Lundi, il a consolidé son pouvoir en nommant deux anciens premiers ministres peu susceptibles de lui faire de l'ombre au sein du gouvernement.

INFOS PAKISTAN

Intempéries au Pakistan: le bilan dépasse les 350 morts
lundi 14 février 2005, 3h33 - PASNI, Pakistan (AP) - Le bilan des intempéries qui frappent le Pakistan depuis une semaine est passé lundi à plus de 350 morts, alors que les autorités tentent de fournir des biens de première nécessité aux villages les plus touchés, dans le sud-ouest du pays.
Dans la province du Balouchistan, la plus touchée, les survivants se rassemblaient sur les hauteurs pour échapper aux eaux montées après la rupture du barrage de Shakidor, long de 150m, jeudi soir, près du village reculé de Pasni. Au moins un millier de personnes étaient toujours portées disparues.
Les autorités ont annoncé qu'un deuxième barrage, plus petit, avait cédé dimanche, toujours dans la province du Balouchistan, tuant sept personnes.
Par ailleurs, les avalanches et les glissements de terrains dus aux fortes pluies qui se sont abattues sur le pays ont fait des dizaines de morts dans la région du Cachemire.
Environ 4.000 soldats pakistanais appuyés par des hélicoptères, des bateaux de gardes-côtes et des avions-cargo ont été dépêchés sur place pour apporter de la nourriture et des tentes aux habitants de Pasni, situé à environ 1.900km au sud-ouest de la capitale Islamabad.
Le Croissant Rouge, a également envoyé des tentes, des couvertures et environ 40 tonnes de nourriture, et quatre camps médicaux ont été installés à proximité du village.
Selon le lieutenant-colonel Noor Ahmed, médecin dans la marine pakistanaise, la principale préoccupation est désormais le manque d'eau potable.
Ailleurs dans le pays, les fortes pluies et chutes de neige ont fait plusieurs dizaines de morts dans les régions montagneuses voisines de l'Afghanistan.

Rupture de barrage au Pakistan: 135 morts et 400 disparus
samedi 12 février 2005, 16h00 - UTHAL, Pakistan (AP) - Le bilan de la rupture d'un barrage au Pakistan s'est alourdi samedi pour atteindre 135 morts, portant à 278 le nombre de personnes tuées lors d'une semaine de pluies diluviennes et d'avalanche.
Plusieurs centaines de personnes étaient portées disparues après la rupture du barrage de Shakidor, long de 150m, jeudi soir, près du village reculé de Pasni dans la province de Baloutchistan.
Camions et autres véhicules ont été emportés dans la mer sous des trombes d'eau hivernales, selon des témoins. L'inondation a également emporté logements, lignes téléphoniques, routes et ponts. Des villages proches de la ville d'Uthal, à une centaine de kilomètres de Pasni, ont été également touchés jeudi soir mais on n'y signalait pas de victimes.
Le Pakistan a subi plus d'une semaine de fortes pluies et chutes de neige.
Dans le Cachemire pakistanais, au moins 38 personnes sont mortes dans des avalanches qui se sont abattues sur deux villages, selon la police. Plusieurs maisons de torchis ont été ensevelies par la neige qui s'est abattue sur les villages de la vallée de la Neelum, à 100km au nord-est de Muzaffarabad, la capitale du Cachemire pakistanais, selon Tahir Mahmood Quereshi, un haut responsable de la police locale.
Ailleurs, près de 85 personnes ont été tuées au cours de la semaine par l'effondrement des toits de leurs maisons sous les pluies torrrentielles, selon un responsable de la cellule de secours d'urgence pakistanaise à Islamabad.

LA SAINT VALENTIN EN ASIE

A Bangkok, des centaines de mariages dans le "village de l'amour"
lundi 14 février 2005, 11h10 - BANGKOK (AFP) - De nombreux couples sont allés se marier dans des quartiers de Bangkok dont le nom leur promet une union inoxydable, lundi pour la saint Valentin qui est occasion pour les Thaïlandais de dépenser plus de 40 millions d'euros en fleurs, cadeaux ou dîners.
Quelque 300 couples ont dû attendre leur tour dans un centre commercial de Bangkok pour se voir délivrer un certificat de mariage du district très recherché de Bang Rak, ou "village de l'amour" en thaï.
Quelque 200 autres couples ont choisi le district également prometteur de Bang Sue ("village de la fidélité") où les édiles locaux délivraient les certificats de mariage sur un quai de métro.
L'événement était destiné à faire revenir dans le métro les citadins refroidis par un accident qui y a fait 200 blessés en janvier.
Pas superstitieux, d'autres couples sont allés se marier à Bang Plat, "village de la séparation".
Selon le centre de recherches Kasikorn, la coutume tout occidentale de la saint Valentin va entraîner dans le pays bouddhiste des dépenses de 2,2 milliards de bahts ce lundi (44 millions d'euros) en fleurs, chocolats, cadeaux, dîners au restaurant et autres sorties.
Un grand centre commercial de Bangkok a organisé un "marathon de l'étreinte" à l'issue duquel les amoureux qui seront restés le plus longtemps dans les bras l'un de l'autre emporteront 10.000 baht (200 euros).
Un hôtel du Sud balnéaire dévasté par le tsunami du 26 décembre a annoncé qu'il organisait des mariages sous-marins à la fin de la semaine.
Selon un sondage réalisé auprès de jeunes Thaïlandais de 15 à 24 ans, la saint Valentin offre une occasion importante de déclarer son amour à l'autre et, pour 7,5% d'entre eux, de passer à l'acte.

Des nationalistes hindous brûlent des cartes de la Saint-Valentin et des posters à New Delhi
lundi 14 février 2005, 9h57 - NEW DELHI (AP) - Une cinquantaine de nationlistes hindous ont manifesté lundi dans la capitale, New Delhi, en brûlant des cartes de la Saint-Valentin et des affiches montrant des couples enlacés pour protester contre la journée internationale des amoureux dont ils affirment qu'elle impose des valeurs occidentales dans l'esprit des jeunes Indiens.
Il n'y a eu aucune autre violence mais la police a bouclé le périmètre et empêché les activistes de Shiv Sena d'avancer vers le campus de l'université de Delhi. Les manifestants se sont ensuite dispersés après avoir lancé des slogans.
L'organisation du Shiv Sena, basée à Bombay, organise chaque année une manifestation le 14 février pour exiger l'interdiction de la Saint-Valentin mais jusqu'à présent n'a obtenu que peu de réaction de la part du gouvernement.

Une école indienne interdit à ses élèves de fêter la Saint-Valentin
samedi 12 février 2005, 18h49 - LUCKNOW, Inde (AP) - Un établissement scolaire indien a interdit à ses élèves d'échanger des cartes et des fleurs pour la Saint-Valentin lundi prochain.
Cette interdiction contribuera à limiter "les effets néfastes des invasions culturelles étrangères", a expliqué Jagdish Gandhi, cofondateur et directeur de la City Montessori School à Lucknow, dans l'Etat de l'Uttar Pradesh.
Cet établissement privé, qui compte plus de 25.000 élèves de la maternelle au supérieur, a reçu en 2002 le prix UNESCO de l'Education pour la Paix.

Festival du baiser aux Philippines
samedi 12 février 2005, 17h06 - MANILLE (AP) - Des amoureux affluaient samedi soir sur un boulevard bordant la baie de Manille pour participer à un festival du baiser organisé à la veille de la Saint-Valentin. Les organisateurs espèrent qu'un million de couples s'embrasseront en même temps dans tout le pays.
L'an dernier, lors du 14 février, plus de 5.300 couples s'étaient embrassés pendant au moins dix secondes lors d'une manifestation baptisée "Lovapalooza", battant le record chilien de 4.445 couples inscrit au Livre Guinness des Records.
La "Lovapalooza 2", parainnée par une marque de dentifrice, ne compte pas cette année battre de records, mais espère susciter un million de baisers dans tout le pays. Le festival devait en effet se dérouler simultanément dans au moins quatre villes des Philippines à minuit (16h GMT).

Un homme poignarde au moins trois personnes dans une école de l'ouest du Japon: un mort

lundi 14 février 2005, 10h53 - TOKYO (AP) - Un adolescent de 17 ans armé d'un couteau de cuisine de 21 centimètres a fait irruption, lundi, dans une école élémentaire de l'ouest du Japon où il a poignardé mortellement un enseignant et blessant deux autres adultes, a annoncé la police. Selon les médias japonais, deux des victimes sont inconscientes.
Le porte-parole de la police de Negaya près d'Osaka a précisé que l'agresseur était un lycéen qui avait fréquenté cette école élémentaire qui compte quelque 600 élèves pour 32 enseignants.
Selon la police, aucun élève n'a été blessé dans cette attaque. Les deux adultes blessés étaient soit des enseignants ou d'autres employés de cette école.
Un enseignant de 52 ans a été tué dans l'attaque tandis qu'une enseignante de 57 ans a été grièvement blessée au ventre tandis qu'une nutritionniste âgée de 45 ans a été plus légèrement atteinte.

Dix morts et 127 blessés dans trois attentats aux Philippines

lundi 14 février 2005, 17h54 - MANILLE (AFP) - Dix personnes ont été tuées et 127 autres blessées lundi aux Philippines dans trois attentats, revendiqués par le groupe extrémiste musulman Abou Sayyaf qui les a présentés comme un "cadeau de saint Valentin" pour la présidente Gloria Arroyo.
Dans la soirée, le gouvernement a placé les forces de sécurité en état d'alerte maximale.
A Manille, six personnes ont été tuées et une 94 blessées dans un attentat à la bombe contre un bus dans le quartier des affaires de Makati, a indiqué le directeur général de la police nationale, le général Edgardo Aglipay.
L'explosion de très forte puissance a entièrement dévasté le bus, réduit à un amas de tôles tordues, et incendié deux autocars voisins.
L'attentat a été perpétré en début de soirée à une heure de grande affluence sur l'avenue Epifanio de los Santos, un axe très fréquenté et souvent embouteillé.
A General Santos, dans le sud de la capitale, l'explosion devant un centre commercial d'une bombe dissimulée dans un tricycle, a fait 3 morts et 33 blessés.
Une personne a été tuée dans un attentat commis deux heures plus tôt, contre un dépôt de bus à Davao, sur l'île de Mindanao, ont indiqué des sources officielles à Davao.
Les trois attentats ont été revendiqués par le groupe Abou Sayyaf, un groupe extrémiste musulman opérant dans le sud des Philippines et considéré par les Etats-Unis comme une "organisation terroriste".
Le chef de la police Edgardo Aglipay a ordonné que toutes les forces de police soient placées en état d'alerte et a dépêché des équipes autour des installations stratégiques.
Un porte-parole d'Abou Sayyaf, Abu Solaiman, a déclaré à la radio DZBB que les attentats étaient un "cadeau de saint Valentin" pour la présidente Arroyo, et que d'autres actions allaient suivre.
"Les défenseurs de l'Islam ont encore frappé", a-t-il déclaré. "Nos dernières opérations à Manille, Davao et General Santos, préparées et exécutées avec précision par les valeureux combattants de l'Islam, sont notre réponse aux atrocités commises par le gouvernement des Philippines partout contre les musulmans".
Se référant à la lutte menée par les autorités de Manille contre des rebelles séparatistes sur l'île de Jolo (sud), il a accusé l'armée "d'avoir massacré des familles entières".
"Nous ne nous arrêterons pas avant d'avoir obtenu justice pour les innombrables vies et propriétés de musulmans que vous avez détruites", a-t-il averti.
Un porte-parole de la présidence philippine Ignacio Bunye a qualifié les attentats d'"actes méprisables", d'"attaques contre notre liberté et notre sécurité".
"Nous ne devons pas nous laisser intimider mais nous devons être en alerte et unis dans notre vigilance", a-t-il déclaré.
Le groupe islamiste Abou Sayyaf, fondé au début des années 1990, s'est fait connaître par ses enlèvements, notamment d'étrangers, avec demande de rançon. Il est accusé par Manille et Washington de liens avec le réseau terroriste al-Qaïda.
La présidente Arroyo avait mis en cause Abou Sayyaf après l'attentat, le plus meurtrier jamais commis aux Philippines, contre un ferry qui avait fait plus de cent morts et disparus il y a un an dans la baie de Manille.

dimanche, février 06, 2005

Annulation du voyage du Dalaï Lama en Belgique

Le Dalaï-lama, vient d'annuler un voyage de dix jours prévu en juinprochain à Charleroi, en Belgique, apparemment à la suite de pressionsexercées par Bruxelles. Le ministère belge des Affaires étrangères aconfirmé l'annulation du voyage tout en déclarant que la décision avaitété prise par le Dalaï-Lama lui même. L'annulation de ce voyage est lerésultat de pressions exercées par la diplomatie belge, notamment enprévision de la prochaine visite en Chine que doit effectuer le roi deBelgique Albert II.« Nous avions préparé depuis cinq ans la venue du dalaï-lama", aexpliqué l'un des organisateurs du voyage, visiblement très déçu.

http://www.bouddhisme-actu.net

Asie: le bilan des tsunamis dépasse les 294.000 morts

dimanche 6 février 2005, 7h46


JAKARTA (AFP) - Le nombre des personnes mortes ou présumées mortes à la suite des raz-de-marée qui ont ravagé le 26 décembre le littoral de l'océan Indien dépasse les 294.000, après l'annonce, dimanche, par l'Indonésie, d'un bilan revu à la hausse.
240.774 personnes ont trouvé la mort ou sont portées disparues dans le nord de l'île indonésienne de Sumatra, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé, en hausse de 1.829 victimes. Le nombre de personnes mortes et enterrées s'élève désormais à 113.000 et l'on compte également 127.774 disparus.
En Thaïlande, le bilan des morts reste de 5.393. Le nombre des disparus atteint 3.071, dont un millier d'étrangers. Ces disparus peuvent difficilement être considérés comme présumés morts car ils auraient pu en réalité faire l'objet d'un double décompte, une partie d'entre eux faisant déjà partie des personnes enterrées à la hâte et qui n'ont jamais été identifiées.
Le cas est semblable pour les 5.637 disparus au Sri Lanka, où le bilan officiel de 30.957 morts a été confirmé. En Inde 5.640 disparus sont présumés morts, venant ainsi s'ajouter aux 10.749 personnes officiellement décédées.


Voici le bilan des morts ou présumés morts, pays par pays:

Indonésie: 240.774 (dont 127.774 présumés morts)
Sri Lanka: 30.947
Inde: 16.389 (dont 5.640 présumés morts)
Thaïlande: 5.393
Maldives: 82
Malaisie: 68
Birmanie: 61
Bangladesh: 2
Somalie: 298
Tanzanie: 10
Kenya: 1


Total: 294.035 morts

Népal: la guérilla menace le pays de paralysie, le régime met en garde les protestataires


dimanche 6 février 2005, 17h31 - KATMANDOU (AFP) - La guérilla maoïste a averti qu'elle paralyserait le Népal à partir de dimanche prochain si le roi conserve les pleins pouvoirs, alors que le nouveau gouvernement a menacé quiconque tenterait d'organiser des grèves dans le pays où l'état d'urgence a été instauré.
Le dirigeant des maoïstes Prachanda a demandé au roi Gyanendra de "revenir immédiatement sur ses mesures rétrogrades", sinon a-t-il dit, "notre parti sera forcé d'instaurer un blocus au niveau national et une grève de la circulation pour une durée indéterminée à partir du 13 février".
Le chef des rebelles, en lutte contre le pouvoir depuis 1996, a appelé la population à stocker des provisions et à opposer "une forte résistance" au coup de force du roi, qui a pris mardi les pleins pouvoirs, nommé un cabinet qu'il préside, instauré l'état d'urgence et supprimé la majorité des droits fondamentaux.
En décembre, les maoïstes avaient bloqué les transports pendant une semaine, coupant les routes menant à Katmandou et perturbant son approvisionnement. En août, ils avaient déjà paralysé la ville une semaine, la population avait stocké des vivres et les prix avaient flambé.
Prachanda a de nouveau appelé à former un front uni contre la monarchie.
Le Congrès népalais, principal parti d'opposition qui ne faisait pas partie de la coalition limogée mardi, le Parti communiste népalais marxiste-léniniste unifié (CPN-UML) et le Congrès népalais démocratique qui étaient membres de cette coalition, ont chacun fait voeu d'unité samedi pour organiser une action massive de protestation.
Mais les représentants de ces partis ont indiqué qu'ils ne pourraient s'associer avec les rebelles que si ceux-ci renonçaient à la violence.
En réaction, le gouvernement a fait savoir dimanche qu'il prendrait des mesures contre les partis d'oppositions et les rebelles s'ils appelaient à des grèves visant à perturber la vie quotidienne dans le pays.
"L'état d'urgence a été instauré dans l'intérêt du public pour consolider (...) l'ordre public dans le pays", a déclaré le gouvernement dans un communiqué lu à la radio nationale.
Les droits de rassemblement public, d'expression, d'opposition au roi, de la presse ont été suspendus dans le cadre de l'état d'urgence.
Des centaines de cadres et militants de partis politiques ont déjà été arrêtés depuis mardi tandis que leurs chefs sont toujours assignés à résidence, selon des représentants des partis. Quelque 500 activistes du Congrès népalais ont été arrêtés dans tout le pays, selon le porte-parole de ce parti. Quelque 200 du CPN-UML l'ont aussi été, selon un membre du comité central.
Selon des associations de défense des droits de l'Homme, le président de la Fédération des journalistes népalais a été arrêté, de même que l'ancien président du barreau du Népal.
Les défenseurs des droits de l'Homme disent être incapables de vérifier combien de personnes ont été arrêtées ni de s'assurer qu'elles ne subissent pas d'abus et ont appelé à l'aide la communauté internationale.
L'état d'urgence "crée des obstacles pour enquêter sur les violations des droits de l'Homme. Nous appelons la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour garantir la sécurité (des défenseurs des droits de l'Homme) afin qu'ils puissent mener leurs activités légitimes sans aucune forme d'interruption", disent plusieurs associations dans un communiqué.
Malgré tout, le gouvernement a appelé dimanche services, commerces et établissements scolaires à rester ouverts et à poursuivre leurs activités normalement.
"Le gouvernement n'a pas imposé d'interdiction concernant les activités des institutions scolaires, des commerces, des entreprises, des usines, des transports et autres, partout où l'état d'urgence a été imposé", selon le communiqué du cabinet lu à la radio.

Le roi du Népal prend le pouvoir

mardi 1 février 2005, 21h49 - KATMANDOU (AP) - Le roi Gyanendra du Népal a limogé le gouvernement mardi et décrété l'état d'urgence, s'arrogeant les pleins pouvoirs pour la deuxième fois en trois ans.
Le souverain a démenti que cette prise de pouvoir soit un coup d'Etat, bien que l'armée, qui patrouille dans la capitale, Katmandou, ait encerclé les domiciles de responsables gouvernementaux dont celui du Premier ministre Sher Bahadur Deuba.
Le téléphone a été coupé, ainsi que les liaisons Internet, l'aéroport fermé et les libertés démocratiques suspendues. Le palais a confirmé la suspension de la liberté d'expression (presse, rassemblement). Les forces de l'ordre ont désormais un droit illimité de perquisition et de détention préventive. Le roi s'est engagé à ce que les droits de l'homme soient respectés.
Dans une déclaration diffusée par la télévision, le souverain a reproché au gouvernement d'être incapable d'organiser les élections prévues en mars et de restaurer la paix dans le royaume, assiégé par une guérilla maoïste qui se montre de plus en plus audacieuse. Le roi Gyanendra a annoncé qu'il allait nommer un nouveau gouvernement et que la démocratie serait rétablie dans les trois ans. Le Népal est une monarchie parlementaire depuis 1990.
"Nous nous opposerons à cette décision", a déclaré M. Deuba qui est de fait assigné à résidence mais qui a pu rencontrer la presse. "Cette initiative viole la Constitution et va à l'encontre de la démocratie".
Le Congrès népalais, la première formation politique du pays, a critiqué l'instauration de l'état d'urgence, estimant que cette décision ne faisait que "compliquer" les choses.
Le puissant voisin indien s'est montré critique lui aussi.
"Ces développements constituent un sérieux revers pour la cause de la démocratie au Népal et ne peuvent que constituer un motif de préoccupation grave pour l'Inde", a fait savoir le ministère des affaires étrangères à New Delhi. "La sécurité et le bien-être des responsables politiques doivent être assurés et les partis politiques doivent pouvoir exercer tous les droits dont ils jouissent en vertu de la Constitution."
Sher Bahadur Deuba avait déjà été limogé en octobre 2002, ce qui avait entraîné des manifestations de rue. Le roi l'avait renommé l'an dernier en lui donnant pour tâche d'organiser les élections d'ici mars 2005 et d'ouvrir des négociations avec les rebelles maoïstes.
Gyanendra, qui a 55 ans, est monté sur le trône en 2001 après l'assassinat de son frère Birendra qui a été tué lors d'un massacre au palais apparemment commis par le fils de Birendra mort lui-même lors de la tuerie. Celle-ci avait fait dix morts. Quant à la guerre avec la rébellion, elle en a fait au moins dix mille.

Crash en Afghanistan: les secours confrontés à l'enfer de la montagne


dimanche 6 février 2005, 17h29 - KABOUL (AFP) - Des soldats afghans et étrangers ont tenté une nouvelle fois dimanche d'atteindre l'épave de l'avion de la compagnie afghane Kam Air qui s'est écrasé jeudi à proximité de Kaboul à 3.000 mètres avec 104 personnes à bord, sans succès, tant le terrain et la météo sont difficiles.
En fin de journée, ils ont dû rebrousser chemin, alors que l'ambassade des Etats-Unis en Afghanistan diffusait un communiqué où elle exprimait sa tristesse après l'accident et donnait tous les occupants du Boeing 737, dont six Américains, pour morts.
"La communauté de l'ambassade américaine est profondément attristée par cette tragédie. Cent quatre personnes ont péri dans ce crash, parmi elles (des) citoyens américains qui aidaient à la reconstruction d'un meilleur Afghanistan", lisait-on dans ce communiqué.
La Force internationale d'assistance pour la sécurité en Afghanistan (Isaf), qui participe aux opérations, n'a cependant pas voulu confirmer définitivement le décès de toutes les personnes à bord.
"Tant que nous n'aurons pas des gens sur place, nous ne pourrons pas confirmer", a déclaré à l'AFP son porte-parole, le lieutenant-colonel Patrick Poulain, après avoir expliqué qu'aucune tentative d'atteindre le site où s'est écrasé l'appareil n'avait été couronnée de succès dimanche.
Les opérations, qui ont commencé samedi à la mi-journée, reprendront lundi dès le lever du jour si le temps le permet, a-t-il indiqué.
Selon l'Isaf, des chutes de neige sont cependant encore attendues lundi et il est impossible de déterminer combien de temps sera nécessaire aux soldats et aux policiers déployés, plus de 1.000 au total, pour parvenir jusqu'à l'avion.
"Cela dépendra vraiment des conditions climatiques au jour le jour", a indiqué une autre porte-parole, le commandant Karen Tissot van Patot.
Selon un militaire parlant sous couvert de l'anonymat, il est possible de survivre plusieurs jours à des températures très basses à condition de pouvoir faire du feu, de trouver un abri, et de boire.
Mais les débris de l'appareil semblent si éparpillés que les chances que des passagers aient survécu à la violence de l'impact sont quasi nulles, a-t-il expliqué.
L'avion, auquel on tente d'accéder par voie terrestre mais aussi en essayant d'hélitreuiller des soldats à proximité, se trouve dans une zone très difficile d'accès, a souligné le commandant Karen Tissot van Patot.
"Il y a entre un et deux mètres de neige et nous estimons que pendant la nuit (de samedi à dimanche NDLR) 50 cm supplémentaires sont tombés. La zone (...) est très difficile en raison de la pente, de la neige et de la nature du terrain en général".
La fenêtre horaire au cours de laquelle ces opérations sont possibles est par ailleurs étroite: depuis samedi, une légère amélioration intervient dans l'après-midi mais la nuit commence à tomber vers 17h30, ce qui laisse peu de temps.
Des médias locaux ont aussi évoqué la possible présence d'un champ de mines, ce qui rendrait la progression encore plus risquée, mais la porte-parole n'a pas confirmé cette information.
Le Boeing 737 de Kam Air qui devait relier la ville d'Herat (ouest) à Kaboul, où il était attendu à 15h30 (11h00 GMT) jeudi s'est écrasé le même jour à une heure qui reste indéterminée. Selon les autorités le dernier contact radio avec la tour à Kaboul remonte à 15h15.
Selon différentes sources officielles, au moins 24 étrangers voyageaient à bord.
Une photo prise depuis un hélicoptère de l'Isaf ne laisse entrevoir aucun signe de vie: elle montre juste la queue de l'appareil, plantée sur le sommet arrondi d'une montagne complètement enneigée, où l'on distingue à peine d'autres débris, déjà recouverts de neige.

Large victoire du parti du Premier ministre thaïlandais, selon les sondages sortie des urnes

dimanche 6 février 2005, 16h42 - BANGKOK (AP) - Le Premier ministre Thaksin Shinawatra a proclamé sa victoire aux élections législatives qui se sont déroulées dimanche en Thaïlande. Selon les sondages réalisés à la sortie des urnes, son parti obtenu comme prévu une très large majorité à la chambre basse qui lui permettra de gouverner seul.
Premier chef du gouvernement élu à aller au terme de son mandat de quatre ans, Thaksin Shinawatra, porté par le soutien des classes rurales défavorisés et profitant de sa gestion du tsunami du 26 décembre, semblait donc assuré d'obtenir un deuxième mandat, fait sans précédent dans le pays.
"Les nombres sont plus que suffisants pour former un gouvernement avec un seul parti", a déclaré Thaksin Shinawatra après le scrutin, tout en annonçant qu'il attendrait "le décompte final pour avoir les chiffres exacts" et discuterait, "par politesse", de la composition du nouveau gouvernement avec son partenaire actuel dans la coalition gouvernementale, le parti Chart Thai.
Résignée à essuyer une défaite, l'opposition affaiblie accusait le Premier ministre de vouloir établir un pouvoir dictatorial et avait supplié les électeurs avant le scrutin de lui laisser au moins les 201 sièges nécessaires pour pouvoir déposer des motions de censure.
Un espoir déçu, selon les sondages à la sortie des urnes qui ont crédité le parti Thai Rak Thai de Thaksin Shinawatra, de 340 à près de 399 sièges sur les 500 de la chambre des Représentants, contre 248 dans la précédente assemblée.
Les premiers résultats étaient attendus plus tard dans la journée, mais le chef du principal parti d'opposition, Banyat Bantadtan, a déjà quasiment reconnu sa défaite.
La Commission électorale avait concédé lors du week-end que la campagne avait été entachée par la corruption, tout en jugeant difficile de prendre les contrevenants en flagrant délit.
Vingt partis avaient présenté 2.289 candidats, mais seuls quatre ou cinq paraissaient susceptibles de siéger à la Chambre des représentants.
Thaksin Shinawatra, 55 ans, un millionnaire qui a construit sa fortune dans les télécoms, avait fondé Thai Rak Thai et obtenu sa première victoire il y a quatre ans. Critiqué l'an dernier pour son népotisme présumé, sa mauvaise gestion de la crise de la grippe aviaire et son incapacité à arrêter les violences religieuses dans le sud du pays à majorité musulmane, il a réussi à reléguer ce débat au second plan grâce à sa réaction rapide et efficace après la catastrophe du 26 décembre dernier.
Dans certains villages touchés par le tsunami, les bureaux de vote n'étaient pas loin des maisons emportées par la vague avec les familles qui y demeuraient. "C'est important de choisir le gouvernement parce que le gouvernement est notre dernier recours", expliquait un électeur Jam Krathalae, un pêcheur dont la maison et le bateau ont été détruits dans le raz-de-marée. "Je n'ai plus rien. Le gouvernement est la seule aide".
Dans le sud de la Thaïlande, le tsunami a fait près de 5.400 décès confirmés et 3.100 disparus. Ils sont des centaines à vivre dans des camps de fortune.

La Chine est le pays du monde qui emprisonne le plus de journalistes


vendredi 4 février 2005, 11h06 - PEKIN (AFP) - La Chine s'est placée "au ban de la communauté internationale" en emprisonnant plus de journalistes qu'aucun autre pays dans le monde, selon un communiqué publié vendredi à Pékin par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).
Fin 2004, le pays le plus peuplé du monde comptait 42 journalistes emprisonnés, devant Cuba (23), l'Erythrée (17) et la Birmanie (11), précise l'organisation basée à New York.
"Ces quatre pays se sont placés au ban de la communauté internationale", selon Ann Cooper, la directrice du CPJ, un organisme indépendant dont le siège est à New York.
"L'emprisonnement fréquent de journalistes n'a lieu que dans les pays qui ne font pas confiance à leurs propres citoyens et se moquent de l'opinion du reste du monde", selon Mme Cooper.
La Chine occupe la tête du classement des pays par nombre de journalistes emprisonnés pour la sixième année consécutive.
Au total, le CPJ a recensé 122 journalistes en prison dans 20 pays pour avoir exercé leur métier.

Accident de train en Inde : 52 morts

jeudi 3 février 2005, 17h58 - BOMBAY, Inde (AP) - Une collision entre un train et un tracteur transportant des personnes qui se rendaient à un mariage a fait au moins 52 morts et 10 blessés jeudi à un passage à niveau de l'ouest de l'Inde, selon un responsable des chemins de fer.
L'accident s'est produit près de Kanhan, dans l'Etat de Maharashtra, à 800km au nord-est de Bombay.
Un train à destination de Nagpur est entré en collision avec un tracteur qui traversait la voie, selon Jagdish Kumar, vice-directeur du South-Eastern Central Railway. "Le bilan a grimpé à 52 morts. Il y avait 62 personnes sur le tracteur. Elles allaient à un mariage. Dix sont blessées", a-t-il déclaré à l'Associated Press.
Initialement, il avait estimé à 30 le nombre de passagers du tracteur et évoqué un bilan de 19 morts. Il a précisé que personne n'avait été blessé à bord du train et que le convoi, qui roulait à 70km/h, n'avait pas déraillé. Selon lui, le conducteur du tracteur n'a pas vu l'engin arriver en traversant la voie.
Les accidents de train sont fréquents en Inde, faute d'une sécurité adéquate, alors que le réseau public est le troisième plus important du monde après ceux de Russie et de Chine.

Hanoï demande de l'aide contre la grippe aviaire, qui s'étend en Thaïlande

jeudi 3 février 2005, 9h32 - HANOI (AFP) - Le Vietnam a officiellement demandé de l'aide à la communauté internationale pour combattre l'épidémie de grippe aviaire, qui progresse dans le pays ainsi qu'en Thaïlande mais n'a pas encore été formellement identifiée dans les pays voisins.
La grippe aviaire "se répand très rapidement dans le pays", écrit le ministre vietnamien de l'Agriculture, Cao Duc Phat, dans un courrier envoyé mercredi à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et à l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Le gouvernement demande à l'OMS et à la FAO leur assistance "en envoyant des experts pour collaborer avec les (autorités) locales dans l'étude de l'épidémie et la préparation" d'un plan de lutte, ajoute-t-il.
Une demande jugée bienvenue par Hans Troedsson, représentant de l'OMS au Vietnam.
"Il existe des experts étrangers qui ont beaucoup d'expérience dans la gestion des épidémies animales et qui seront capables d'évaluer correctement la situation," a-t-il estimé. "Ce qui est encourageant dans cette demande d'aide, c'est qu'ils prennent le problème au sérieux", s'est-il félicité.
Deux nouvelles provinces thaïlandaises ont enregistré des foyers de grippe aviaire, ce qui porte à huit le total des provinces contaminées dans le pays.
Le virus a été détecté dans des petits foyers de la province de Pichit, à environ 350 km au nord de Bangkok, ainsi que dans celle de Nong Khai (nord-est), à la frontière du Laos.
Aucun autre pays de la région n'a en revanche signalé de cas.
Au Laos, touché par l'épidémie l'an passé, un responsable de la FAO a indiqué à l'AFP qu'aucune mort suspecte chez les poulets n'avait été identifiée.
La situation est moins simple au Cambodge, qui cherche activement des traces de la maladie après la mort dimanche au Vietnam d'une Cambodgienne testée positive au virus H5N1 par l'Institut Pasteur de Ho Chi Minh-Ville (sud).
Hanoï a confirmé à l'OMS les résultats positifs effectués sur cette jeune femme. Phnom Penh a de son côté immédiatement engagé des tests sur son entourage.
Les experts craignaient d'autant plus une contamination de toute la famille que le frère de la victime, un adolescent de 14 ans, était mort 10 jours avant elle en montrant des symptômes similaires.
Le père des deux victimes avait par ailleurs fait état de la mort suspecte d'une cinquantaine de poulets en décembre.
Jeudi, les autorités sanitaires du Cambodge ont pourtant indiqué que ni les volailles testées ni les sept autres membres de cette famille n'avaient été contaminées par la grippe aviaire.
Au total, la maladie a fait 33 morts au Vietnam et 12 en Thaïlande depuis son apparition en 2003. 13 personnes sont décédées depuis le 30 décembre dans le seul Vietnam.
Une conférence internationale réunissant tous les acteurs impliqués dans la lutte contre le virus et les pays touchés par l'épidémie depuis fin 2003 est prévue à Ho Chi Minh-Ville à la fin du mois.
Le Vietnam, qui dénombre le plus grand nombre de victimes humaines et qui est le plus touché par l'épidémie cette année, avec 33 de ses 64 villes et provinces infectées, devrait être au coeur des discussions.
Le patron de l'OMS à Hanoï soulignait jeudi combien il était indispensable de rationaliser la filière aviaire dans le pays, assainir ses procédures et protéger la santé humaine.
"Le Vietnam devra changer son système agricole, en particulier l'élevage, l'abattage, la vente et le transport" des volailles, a estimé Hans Troedsson. "Ca prendra un an ou deux (...) mais c'est nécessaire".

Grippe aviaire: le Vietnam demande l'aide de la communauté internationale

jeudi 3 février 2005, 8h39 - HANOI (AFP) - Le Vietnam a officiellement demandé l'aide de la communauté internationale pour combattre l'épidémie de grippe aviaire et préparer un plan de lutte pour les années à venir, a-t-on indiqué jeudi de sources officielles.
Le ministre vietnamien de l'Agriculture Cao Duc Phat a envoyé mercredi une lettre en ce sens à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et à l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
La grippe aviaire "se répand très rapidement dans le pays," écrit le ministre dans ce courrier obtenu par l'AFP.
Le gouvernement demande "à l'OMS et à la FAO leur aimable assistance en envoyant des experts pour collaborer avec les (autorités) locales dans l'étude de l'épidémie et la préparation" d'un plan de lutte.
Hans Troedsson, représentant de l'OMS au Vietnam, a indiqué de son côté que les agences des Nations unies assureraient aussi la coordination de l'aide internationale. Mercredi, la délégation de l'Union européenne a donné 600.000 euros au Vietnam pour l'aider à combattre la maladie.
"Il existe des experts étrangers qui ont beaucoup d'expérience dans la gestion des épidémies animales et qui seront capables d'évaluer correctement la situation," a-t-il estimé.
La grippe aviaire a été identifiée dans 33 des 64 provinces et villes du pays et 1,2 million de volailles ont été détruites depuis fin décembre.
A terme, une profonde réforme des structures de la filière aviaire sera indispensable, pour que volailles et humains cessent de cohabiter dans les villages, un accélérateur majeur de la transmission des maladies.
"Le Vietnam devra changer son système agricole, en particulier l'élevage, l'abattage, la vente et le transport" des volailles, a estimé Hans Troedsson. "Ca prendra un an ou deux (...) mais c'est nécessaire".
Le responsable a par ailleurs indiqué que les autorités vietnamiennes avaient bien confirmé qu'une Cambodgienne décédée dimanche dernier au Vietnam avait été testée positive au virus H5N1 de la grippe aviaire.
Son jeune frère était décédé dix jours avant en montrant des symptômes similaires et les experts craignaient une contamination de toute la famille.
Mais aucun des sept autres membres de cette famille n'a été contaminé, ont annoncé jeudi les autorités sanitaires du Cambodge.
Au total, 13 personnes sont décédées depuis le 30 décembre dans le pays après avoir été contaminées par le virus. La maladie a fait 33 morts au Vietnam et 12 en Thaïlande depuis son apparition en 2003.
La Thaïlande vient d'ailleurs d'annoncer que deux nouvelles provinces avaient enregistré des foyers de grippe aviaire, ce qui porte à huit le total des provinces contaminées, selon un responsable sanitaire.
"Nous avons détecté le virus pendant des opérations de vérification dans chaque partie du pays", a déclaré à l'AFP Saravudh Suvannababba le Centre national de la grippe aviaire.
Le virus a été détecté dans la province du Nord-Est de Nong Khai --à la frontière du Laos-- où 208 poulets sont morts et 73 autres ont été abattus à titre de précaution.
Des foyers ont également été trouvés dans la province de Pichit, à environ 350 km au nord de Bangkok. Vingt poulets sont morts de la maladie et 27 autres ont été éliminés.
La Thaïlande est en état d'alerte face à une possible résurgence d'ampleur de l'épizootie, après la découverte de foyers de contamination par le virus H5N1, mortel pour l'homme, parmi des poulets, coqs de combat et pigeons dans six provinces, essentiellement dans le centre du royaume.

Pharmaciens Sans Frontières dénonce l'afflux de médicaments inappropriés en Asie


lundi 31 janvier 2005, 15h36 - PARIS (AFP) - L'organisation Pharmaciens Sans frontières (PSF) a déploré lundi, dans un communiqué, l'afflux de dons de médicaments inappropriés en Asie du Sud, à la suite du raz de marée du 26 décembre 2004.
"Le constat est amer : des tonnes de médicaments de toutes les marques, venant de tous les pays, avec des notices écrites dans des langues complètement inconnues du personnel médical et avec des dates de péremption trop courtes, s'accumulent anarchiquement dans des entrepôts et même des résidences", écrit PSF.
Ces dons inappropriés devront être détruits, ajoute PSF, qui fustige "une aide internationale qui, dans la précipitation, commet systématiquement les mêmes erreurs et fait passer son besoin d'agir avant les besoins réels des pays sinistrés".
En outre, l'organisation s'interroge sur l'envoi de "tonnes de médicaments de marque en Asie du Sud Est, alors que cette région du globe produit la majeure partie des génériques utilisés aujourd'hui dans les programmes humanitaires".
"Il ne faut jamais oublier que tout don en nature est susceptible de concurrencer l'économie locale et de menacer la survie des industries et commerces locaux", ajoute PSF, qui a mis en place un projet d'aide à la gestion pharmaceutique dans la province d'Aceh (Indonésie).

Besoin d'aide alimentaire en Indonésie


lundi 31 janvier 2005, 12h37 - Tsunami: près de 800.000 personnes ont besoin d'aide alimentaire dans la province indonésienne d'Aceh
BANDA ACEH, Indonésie (AP) - Un responsable du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a annoncé lundi que près de 800.000 personnes auront besoin d'aide dans la province indonésienne d'Aceh après le tsunami du 26 décembre.
Claude Jibidar, le chef du PAM pour Aceh, a déclaré que son organisation nourrissait jusqu'à présent quelque 340.000 personnes dans la province indonésienne mais ce chiffre devrait rapidement augmenter à mesure que les secours atteignent les villages les plus reculés et que les effets économiques du raz-de-marée se font ressentir.
"Nous parlons d'environ 790.000 personnes" qui auront besoin d'une aide alimentaire, a-t-il dit à l'Associated Press.

Un séisme de magnitude 5,6 secoue les îles indiennes de Nicobar

lundi 31 janvier 2005, 2h40 - HONG KONG (AP) - Un séisme de magnitude 5,6 a eu lieu dimanche près des îles indiennes de Nicobar, une région sévèrement touchée par le tsunami du 26 décembre et secouée depuis par de fréquentes répliques, a déclaré lundi l'observatoire sismologique de Hong Kong. Aucune information n'était disponible dans l'immédiat sur d'éventuelles victimes.
Le tremblement de terre a eu lieu dimanche à 15h39 GMT dans l'archipel des îles Nicobar, situé dans l'océan indien.
L'épicentre du séisme était situé à environ 320km au nord-ouest de la ville de Banda Aceh, sur l'île indonésienne de Sumatra, la région la plus ravagée par la catastrophe du 26 décembre.

samedi, janvier 29, 2005

Accord très partiel sur un système d'alerte aux tsunamis dans l'océan Indien

samedi 29 janvier 2005, 16h06 - PHUKET (Thaïlande) (AFP) - Les ministres de 43 pays réunis samedi à Phuket pour une conférence sur un système d'alerte aux tsunamis dans l'océan Indien sont tombés d'accord sur la mise sur pied d'un système d'alerte multinodal, mais pas sur le pays coordinateur.
Les pays sinistrés et donateurs et les 16 organisations internationales qui devaient prendre des mesures concrètes dans l'île de Phuket touchée par la catastrophe du 26 décembre ont accepté que l'Unesco supervise le futur système d'alerte.
Il s'agit de la 3e conférence sur ce thème depuis le tsunami qui a fait 283.000 morts ou morts présumés sur le littoral de l'océan Indien à la suite d'un violent séisme au large de l'Indonésie, après celles de Kobé (Japon) et Pékin.
Dans une déclaration finale à l'issue de deux jours de travaux, les participants ont "reconnu le rôle précieux joué par les institutions nationales et régionales existantes (d'alerte) et sont convenus de la nécessité de les renforcer".
Ils ont "souligné la nécessité de se mettre au travail immédiatement" pour établir "un système d'alerte aux tsunamis multinodal" --qui repose donc sur une organisation en réseau avec un coordinateur central-- d'ici à la mi-2006.
Les discussions ont été dominées par la question de savoir quel pays serait au centre du système d'alerte régional. L'Inde et l'Indonésie avaient insisté sur une approche multinodale avec la mise en relation de centres déjà existants.
A l'issue de débats apparemment animés, la conférence n'a pas pu trancher sur le pays coordinateur du réseau d'alerte.
La Thaïlande, pays hôte, avait poussé pour que le futur centre soit mis sur pied autour de son centre déjà en place à Bangkok, le Centre asiatique de prévention des catastrophes (ADPC).
La conférence a simplement pris note, dans son communiqué où chaque mot a été négocié, de "la disposition (de l'ADPC) à servir de centre régional pour le système d'alerte au tsunami dans la région".
L'Indonésie s'était dite hostile à la proposition thaïlandaise. "Nous voulons plusieurs centres nationaux, cela donnerait plus de force à la région", a expliqué son ambassadeur en Thaïlande, Ibrahim Yusuf. L'immense archipel dispose déjà de cinq centres, qui pourraient participer au maillage.
L'Inde aussi avait proposé que son centre national devienne un centre pour l'ensemble de l'océan Indien.
Le ministre des Affaires étrangères thaïlandais Surakiart Sathirathai a expliqué lors d'une conférence de presse que les discussions se poursuivraient à la prochaine conférence sur ce thème, à Paris, au début mars, sous l'égide de la Commission océanographique intergouvernementale de l'Unesco.
L'Onu a insisté une nouvelle fois samedi sur la nécessité d'une coordination.
"Notre défi dorénavant est de faire en sorte que les éléments d'un système d'alerte efficace soient intégrés, cohérents, et couvrent non seulement les raz-de-marée mais également les autres catastrophes comme les cyclones et les inondations", a déclaré le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan dans un message lu par son émissaire Margareta Wahlstrom devant les délégués.
Dans l'attente de la mise en place d'un système définitif, l'Unesco a expliqué qu'un système d'alerte provisoire allait être mis en place avec la création de six centres dans l'Est de l'océan Indien et la modernisation de 15 autres, afin de couvrir l'ensemble de l'immense bassin.
Les dix pays de l'Association des Nations du Sud-Est asiatique (Asean), les autres pays asiatiques et les pays africains riverains de l'océan Indien, ainsi que les grands donateurs traditionnels tels l'Union européenne, le Japon et les Etats-Unis, ont participé à la conférence.

Chine : L'ancien dirigeant Ziyang inhumé dans un cimetière en état de siège


samedi 29 janvier 2005, 10h53 - PEKIN (AFP) - Les obsèques du dirigeant réformateur chinois Zaho Ziyang, limogé en 1989 pour s'être opposé à la répression du mouvement démocratique, se sont déroulées samedi sous le strict contrôle du régime communiste.
"Le camarade Zhao Ziyang a été incinéré au cimetière révolutionnaire de Babaoshan samedi matin", a indiqué l'agence officielle dans une dépêche de trois paragraphes, sans préciser que Zhao avait été Premier ministre et secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC).
La courte biographie officielle, publiée samedi par l'agence, n'a pas non plus rappelé quelles avaient été ses fonctions. Elle a en revanche repris la formule consacrée selon laquelle "le camarade Zhao Ziyang a commis de graves erreurs durant les troubles politiques de la fin du printemps et du début de l'été 1989".
Décédé le 17 janvier à l'âge de 85 ans des suites de troubles cardio-vasculaires, Zhao Ziyang avait passé les quinze dernières années de sa vie en résidence surveillée, accusé d'avoir "soutenu les émeutes". Il s'était opposé à l'intervention de l'armée qui devait aboutir au massacre de Tiananmen, le 4 juin. Les funérailles, qui ont duré environ trois heures, selon la famille, se sont déroulées dans un cimetière en état de siège.
Des centaines de policiers en civils avaient été déployés dans et autour du plus grand cimetière de Pékin, dans l'ouest de la capitale, selon la famille. Les identités étaient sévèrement contrôlées et les journalistes étrangers ont été empêchés d'assister aux funérailles. La police a interpellé plus d'une vingtaine de personnes qui scandaient des slogans en faveur de la démocratie non loin du cimetière.
"Nous voulons les droits de l'Homme, nous voulons l'Etat de droit. L'esprit de Zhao Ziyang continue de vivre", scandaient une trentaine de manifestants, pour la plupart âgés, portant un bandeau blanc sur lequel était inscrit "Deuil pour Ziyang". "Nous ne sommes même pas autorisés à pleurer en public mais c'est ici que nous voulons pleurer pour notre dirigeant bien aimé qui nous manque tant. C'était un homme bon", a déclaré Chen Ailin, 59 ans, une femme venue de la province du Hubei (centre).
La famille estime que 2.000 personnes environ ont pu se rendre aux obsèques, avec l'aval des autorités. "Les autres membres de la famille et moi-même avons été les premiers à s'incliner devant la dépouille", a déclaré un neveu de Zhao, au début de la cérémonie vers 08H00 (00H00 GMT). "Le corps de Zhao était très maigre et ses cheveux étaient entièrement blancs", a raconté Wang Zhiwei, un de ses anciens secrétaires, précisant que la dépouille était en partie recouverte du drapeau du PCC, un marteau et une faucille jaunes sur fond rouge.
Le régime communiste avait délégué son numéro quatre, Jia Qinglin, pour aller présenter les condoléances à la famille. Plusieurs anciens dirigeants et membres de familles de dirigeants décédés avaient envoyé des fleurs mais n'avaient pu inscrire dessus librement ce qu'ils voulaient, a précisé le neveu de Zhao Ziyang. L'ancien président réformateur du parlement, Qiao Shi, a fait parvenir une couronne ainsi que la veuve de Hu Yaobang, prédécesseur de Zhao, dont la mort avait provoqué le mouvement de 1989. Cette période reste un sujet tabou en Chine et le régime maintient, bientôt seize ans après le massacre de Tiananmen, que la décision de mater dans le sang la révolte pour la démocratie fut la bonne.
Samedi matin, la place Tiananmen était sous haute surveillance. Une vingtaine de cars et de voitures de police stationnaient sur l'immense esplanade, dont une dizaine autour du Monument au héros du peuple, au pied duquel les premières couronnes déposées à la mémoire de Hu Yaobang avaient marqué le début des manifestations en 1989.

L'ONU demande aux donateurs de transformer leurs promesses en dons véritables


samedi 29 janvier 2005, 5h29 - UNITED NATIONS (AP) - L'administrateur du Programme des Nations unies pour le développement incite les pays donateurs à transformer leurs promesses de don en argent pour aider à la reconstruction des pays touchés par le raz-de-marée du 26 décembre en Asie.
Mark Malloch Brown met les donateurs en garde: même si les besoins d'urgence de la population ont été satisfaits, la reconstruction sur le long terme est sous-financée. Il manque des millions de dollars.
L'appel éclair des Nations unies à une aide de 977 millions de dollars (749.5 millions d'euros) pour financer les six premiers mois de secours a déjà a été entendu mais il manque encore de l'argent.
Les besoins humanitaires d'urgence, comme les besoins en nourriture et en médicaments ont été satisfaits mais les travaux de reconstruction -construction d'abris, creusement de puits ou dégagement des routes- n'ont pas reçu assez d'argent, a indiqué Malloch Brown aux Etats membres vendredi.
Le PNUD a besoin de 175 millions de dollars (134.25 millions d'euros), mais les promesses de dons et les arrivés d'argent n'atteignent que 58 millions de dollars (44.5 millions d'euros). D'autres agences ont reçu moins de la moitié de ce qu'elles réclamaient.

Unicef: merci pour le tsunami, mais pensons aussi à 33 causes "oubliées"

vendredi 28 janvier 2005, 17h52 - PARIS (AFP) - L'Unicef a salué vendredi "l'extraordinaire" générosité des Français et du monde envers les victimes du tsunami, et lancé un appel au secours pour les enfants de 33 autres pays "oubliés" qui ont besoin de 763 millions de dollars.
Le Fonds des nations unies pour l'enfance "a reçu internationalement aujourd'hui plus de 320 millions de dollars (environ 246 millions d'euros)" pour l'Asie, a indiqué lors d'une conférence de presse Jacques Hintzy, le président d'Unicef-France.
"Nous pourrons financer les six premiers mois et nous pourrons amorcer la phase de reconstruction", a-t-il précisé.
La France, l'un des 37 comités nationaux de l'Unicef, a contribué à hauteur de 45,3 millions d'euros, a indiqué M. Hintzy, précisant que 21 millions d'euros avaient déjà été transférés "sur nos bureaux de terrain", dont "7,7 millions pour l'Indonésie, le pays le plus touché".
L'Unicef a ouvert vendredi un numéro d'informations pour tous les donateurs (0820 37 37 37). "Nous voulons que chaque Français qui a été généreux puisse savoir ce que l'Unicef fait avec les dons que nous avons reçus", a affirmé M. Hintzy.
"L'Unicef ne va plus lancer de nouvelles initiatives de collectes de fonds pour le tsunami. Nous allons continuer celles qui sont en cours", a indiqué pour sa part Daniel Toole, directeur des programmes d'urgence de l'organisation à New York, présent à Paris avec M. Hintzy.
Mais MM. Hintzy et Toole ont rappelé que "d'autres populations ont désespérement besoin de notre aide". Ils ont relayé un appel de l'Unicef "pour financer des projets dans 33 situations d'urgence à hauteur de 763 millions de dollars".
Ces pays sont surtout situés en Afrique : Angola, Burundi, Erythrée, Somalie, Ouganda, Soudan, Côte d'Ivoire, République démocratique du Congo...
"En Ouganda, au Burundi, et en Somalie, nous avons un processus de paix qui pourrait servir de nouvel essor pour la reconstruction de ces pays. L'Unicef travaille dans ces pays", a indiqué Daniel Toole.
L'Unicef demande aussi 289 millions de dollars en faveur du Soudan, où la guerre au Darfour fait rage.
"On a demandé 144 millions de dollars pour le tsunami pour les premier six mois, on en a reçu preque 300. Pour le Soudan, on a demandé presque 290 millions de dollars, on en a reçu...10", a indiqué M. Toole.
"L'an dernier, 60% de la requête de l'Unicef pour l'assistance humanitaire a été financée. C'est à dire que 40% ne l'était pas", a-t-il résumé.
Parmi les autres "oubliés" figurent la Tchétchénie, la Géorgie, le Tadjikistan, les territoires occupés palestiniens, la Colombie, Haiti.
Dans les situations de crise (guerre, catastrophe naturelle...), l'Unicef se fixe pour objectif de sauver les enfants, les protéger contre les exploitations, la maltraitance, l'enrôlement dans les armées, assurer leur scolarisation, leur santé (vaccination, purification de l'eau, alimentation...).

Asie, bilan au 27 janvier 2005


Le bilan global du tsunami en Asie frise les 300.000 morts
jeudi 27 janvier 2005, 12h32 - SINGAPOURE (Reuters) - Le bilan global du tsunami qui a ravagé les pays riverains de l'océan indien le 26 décembre à la suite d'un puissant séisme au large de Sumatra frise désormais les 300.000 morts ou présumés morts.
Selon une compilation des derniers chiffres fournis par les Etats concernés et les organisations humanitaires, le nombre des morts et disparus s'établissait jeudi à 298,055.
L'Indonésie a été le pays le plus touché avec 101.999 morts confirmés, 127.749 disparus et quelque 100.000 blessés.

Un mois après le tsunami : l'environnement aussi est à reconstruire


mardi 25 janvier 2005, 11h13 - PHUKET (Thaïlande) (AFP) - Le tsunami a détruit ou renversé des récifs de coraux et jeté des voitures dans la mer, et, un mois plus tard, les scientifiques tentent toujours d'évaluer les dégâts subis par l'environnement en Asie du Sud.
Sauver les coraux du littoral de l'océan Indien, ravagé par les raz-de-marée du 26 décembre, est devenu une priorité pour l'Asie du Sud et du Sud-Est. Pour cela, la Thaïlande a mis les bouchées doubles afin d'achever avant le début de la mousson en avril une opération de nettoyage gigantesque visant à débarasser les récifs d'au moins un millier de tonnes de décombres.
Seuls 10% des quelque 78 kms2 de récifs coralliens longeant la mer des Andamans, dans le sud de la Thaïlande, ont été endommagés, avait récemment indiqué le directeur du département des ressources marines et côtières, Maitree Duangsawasdi. Mais les dégâts pourraient être beaucoup plus importants si on laissait là les tonnes de détritus et décombres emportés par les eaux en furie, a-t-il averti.
Les récifs de Phi Phi, chapelet d'îles situées au sud-est de l'île méridionale de Phuket, sont probablement les plus souillés avec une masse de détritus estimée à un millier de tonnes. Sept mille autres tonnes se trouvent sur la terre ferme, à proximité, a précisé le responsable.

samedi, janvier 22, 2005

Tsunami: entre 157.781 et 221.110 morts selon les sources


samedi 22 janvier 2005, 15h18 - DJAKARTA (AP) - Le séisme de magnitude 9 survenu le 26 décembre au large de l'île indonésienne de Sumatra et suivi de raz-de-marée dévastateurs sur les côtes des pays riverains de l'océan Indien a fait entre 157.781 et 221.110 morts, selon les sources.

Voici le bilan, pays par pays:

_ Indonésie: 110.229, selon le ministère des Affaires sociales, à 166.320 selon le ministère de la Santé
_ Sri Lanka: 30.957 selon le Centre national de gestion des catastrophes, 38.195 selon le ministère de la Sécurité publique
_ Inde: 10.753
_ Thaïlande: 5.291
_ Somalie: 298
_ Birmanie: 90
_ Maldives: 82
_ Malaisie: 68
_ Tanzanie: 10
_ Bangladesh: 2
_ Kenya: 1

La conférence de Kobé adopte un plan d'action pour prévenir les catastrophes naturelles

samedi 22 janvier 2005, 13h18 - KOBE (AP) - Près d'un mois après le séisme et le tsunami qui ont fait entre 157.000 à 220.000 morts en Asie du Sud, la conférence internationale de Kobé au Japon s'est achevée samedi par l'adoption d'un plan d'action, sans engagement formel, sur la prévention des catastrophes naturelles.
Premier pas quatre semaines après le cataclysme du lendemain de Noël, la réunion a permis de jeter les bases d'un embryon de réseau d'alerte qui devrait commencer à fonctionner dès l'an prochain.
Après des réunions qui se sont prolongées tard dans la nuit, les délégués ont finalement voté samedi un plan d'action qui appelle la communauté internationale à partager les informations et données météorologiques fournies par satellite, à dresser des cartes des risques naturels, et à formuler des stratégies de gestion de crise pour les populations locales au cours de la prochaine décennie. Aucun objectif concret n'a cependant été fixé.
Le plan d'action, long de 24 pages, appelle également la communauté internationale à s'engager à verser des fonds destinés au nettoyage et au travail humanitaire sur le terrain après des catastrophes naturelles.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé qu'il continuerait à militer pour que des objectifs clairs soient fixés et que les aides aux pays les plus démunis soient augmentées: "La communauté internationale a toute l'année 2005 pour concrétiser ses promesses", estime la représentante du CICR, Eva von Oelreich.
Selon les derniers chiffres de l'Organisation mondiale de la météorologie, les cyclones, les inondations, les sécheresses et autres catastrophes ont tué 700.000 personnes ces dix dernières années, affecté plus de 2,5 milliards d'habitants de la planète, tout en entraînant plus de 500 milliards d'euros de pertes économiques.
Le sous-secrétaire général de l'ONU pour les affaires humanitaires, Jan Egeland, a déclaré samedi que sa "conviction personnelle" était que le nombre des morts provoqués par les catastrophes "devrait être réduit de moitié par rapport à la décennie passée". "Cela signifie sauver des centaines de milliers et des millions de vies", a-t-il déclaré aux délégués réunis à Kobé.
Le plan d'action voté samedi ne propose toutefois pas d'objectifs concrets, ni de moyens pour évaluer les progrès éventuellement réalisés. Marco Ferrari, un responsable suisse à la tête du comité chargé de rédiger le projet, a estimé que l'absence d'engagements concrets en termes d'argent et d'objectifs risquait de décevoir. "Toutefois, je pense que nous avons atteint notre objectif clé -l'accord sur la façon de lancer et de promouvoir la culture d'une diminution des catastrophes", a-t-il déclaré.
La conférence de cinq jours organisée à Kobé avait pour but d'aider les nations de la planète à se préparer aux catastrophes naturelles, des inondations aux séismes en passant par les tempêtes et autres phénomènes climatiques. Après le drame qui a frappé les pays riverains de l'océan Indien le 26 décembre, cette conférence s'est notamment penchée sur la nécessité de doter les pays de l'Océan indien d'un système d'alerte au raz de marée.

Chine: des milliers de Hongkongais rendent hommage au réformateur Zhao

samedi 22 janvier 2005, 8h41 - HONG KONG (AFP) - Une quinzaine de milliers de personnes, selon les organisateurs, ont rendu hommage à Hong Kong vendredi soir à l'ancien dirigeant réformateur chinois Zhao Ziyang, décédé lundi, lors de la seule cérémonie publique tenue en Chine pour le sympathisant du mouvement de Tiananmen de 1989.
La veillée aux chandelles, organisée dans le parc Victoria, traditionnel lieu de rendez-vous des manifestations, avait pour thème "Défense du 4 juin; Pleurons Ziyang".
Zhao Ziyang, ancien patron du Parti communiste chinois (PCC), avait été limogé puis placé en résidence surveillée pour le restant de ses jours après avoir sympathisé avec les étudiants en grève de la faim sur la place Tiananmen en 1989. Ce mouvement avait été écrasé par l'armée le 4 juin de la même année, faisant des centaines voire des milliers de morts.
Parmi les bouquets de fleurs déposés sur un autel dressé en hommage au réformateur, des messages de condoléances avaient été apposés. "Vous êtes le dirigeant du peuple chinois. Le Parti communiste ne veut pas de vous mais le peuple vous aimera pour toujours", pouvait-on lire sur l'un d'eux.
L'organisateur Szeto Wah, membre de l'Alliance de Hong Kong pour le soutien des mouvements démocratiques patriotiques de Chine, a emmené une douzaine de militants pro-démocratie vers l'autel avant de prononcer un discours tandis que des milliers de chandelles se dressaient dans la foule.
"Lors du mouvement démocratique de 89, (M. Zhao) a défendu des solutions mettant en avant la démocratie et la loi, il a sympathisé avec les étudiants et s'est opposé à leur répression", a déclaré le responsable. "Durant ces 15 dernières années, il a tenu bon et n'a pas cédé", a-t-il ajouté.
Le gouvernement chinois a maintenu vendredi que le dirigeant réformiste Zhao Ziyang avait fait de "graves erreurs" en 1989, tandis qu'une source diplomatique a indiqué que le Premier ministre Wen Jiabao s'était rendu à son chevet deux semaines avant sa mort.
Pékin a réitéré dans un communiqué son jugement sur l'ancien patron du Parti communiste chinois (PCC) formulé le 24 juin 1989. "Jusqu'au début de la période d'ouverture et de réformes (dans les années 1980), le camarade Zhao Ziyang avait fait des contributions bénéfiques à la cause du parti (communiste) et du peuple", selon le texte du Département de l'information du gouvernement.
"Pendant la crise politique de la fin du printemps et du début de l'été 1989, il commis de graves erreurs. Le quatrième plénum du 13e comité central est arrivé à des conclusions politiques sur la nature de cette crise et les graves erreurs commises par le camarade Zhao Ziyang. Ces conclusions sont parfaitement correctes", poursuit le communiqué. Quelques jours après la sanglante répression armée de la nuit du 3 au 4 juin 1989, qui a fait des centaines, voire des milliers de morts, le mouvement pour la démocratie de la place Tiananmen avait été qualifié de "contre-révolutionnaire" et Zhao Ziyang accusé de "soutenir les émeutes".
Le Premier ministre Wen Jiabao, qui fut bras droit de M. Zhao en 1989 et que des photos montrent à ses côtés sur la place Tiananmen devant les étudiants en grève de la faim, s'était rendu deux semaines avant sa mort au chevet de l'ancien dirigeant, âgé de 85 ans et souffrant des problèmes cardio-vasculaires et pulmonaires, a indiqué une source diplomatique dans la capitale chinoise.
Cette visite n'a pas été signalée par les médias en Chine. M. Wen, qui n'avait pas été mis à l'écart en 1989, a publiquement tenté de justifier la répression contre le Printemps de Pékin depuis qu'il a pris ses fonctions de chef du gouvernement en mars 2003. Celle du vice-président chinois Zeng Qinghong une heure avant son décès, annoncée à l'AFP par des proches, n'a pas été médiatisée non plus.
Jeudi, le gouvernement avait annoncé que ses obsèques seraient celles d'un simple vétéran du parti, sans mentionner que M. Zhao avait été secrétaire général du PCC de 1987 à 1989 et Premier ministre de 1980 à 1987.

Dépêches ASIES



Un séisme secoue le sud des Philippines

samedi 22 janvier 2005, 5h59 - HONG KONG (AP) - Un séisme d'une magnitude de 5,6 a secoué tôt samedi l'île de Mindanao dans le sud de l'archipel des Philippines, a déclaré l'Observatoire sismologique de Hong Kong. Aucune information n'était disponible dans l'immédiat sur d'éventuels dégâts ou victimes.
Le tremblement de terre, dont l'épicentre était situé à environ 220km au sud-ouest de Davao, a frappé l'île à 1h59 heure locale (17h59 GMT).



Accident de bus au Népal: au moins 37 morts
samedi 22 janvier 2005, 3h53 - KATMANDOU, Népal (AP) - Un bus transportant les convives d'un mariage est sorti de la route vendredi dans l'ouest du Népal avant de plonger dans une rivière, faisant au moins 37 morts et 15 blessés, a déclaré la police samedi.
L'accident a eu lieu vendredi soir près du village Mandre, à environ 400km à l'ouest de la capitale Katmandou, ont précisé les responsables de la police locale joints par téléphone, sans fournir d'autres détails.

Le tsunami a causé d'importants dégâts écologiques, selon l'ONU


Le tsunami a causé d'importants dégâts écologiques, selon l'ONU
vendredi 21 janvier 2005, 16h26 - KOBE, Japon (AP) - Le violent séisme qui a frappé l'Asie méridionale le 26 décembre dernier, faisant entre 158.000 et 221.000 morts selon les sources, a également entraîné une véritable catastrophe écologique en Indonésie, causant pour 675 millions de dollars (522 millions d'euros) de dégâts.
Palétuviers et récifs de corail ont été dévastés, selon le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Citant un rapport élaboré par le gouvernement indonésien, l'agence onusienne et les donateurs internationaux, le directeur exécutif du PNUE, Klaus Toepfer, observe que la destruction de l'environnement est "beaucoup plus alarmante qu'on ne le craignait précédemment".
"Il est clair que le processus de reconstruction actuellement en cours doit (...) investir dans le capital environnemental des ressources naturelles, les forêts, palétuviers et récifs de corail étant le rempart de la nature contre de telles catastrophes et leurs conséquences", souligne-t-il dans un communiqué.
Le tsunami a détruit environ 25.000 hectares de palétuviers, d'une valeur de 118,2 millions de dollars (91 millions d'euros), et 30.000 hectares de récifs de corail (332,4 millions de dollars, 257 millions d'euros) sur l'île de Sumatra, note le rapport. L'infiltration d'eau salée, sédiments et boue, consécutive au raz-de-marée, va nécessiter la réhabilitation des rivières et puits.
L'Indonésie a demandé au PNUE de mettre sur pied un centre de crise écologique, tandis que les Maldives ont demandé une aide d'urgence pour le traitement des déchets et une étude sur l'impact du tsunami sur les récifs de corail. Le Sri Lanka et la Thaïlande ont également demandé un soutien pour l'évaluation des dégâts environnementaux.

Indonésie: la côte oubliée

Indonésie: la côte oubliée

vendredi 21 janvier 2005, 16h16 - LHOKSEUMAWE, Indonésie (AP) - Installé à un barrage improvisé, Abdul Hafid mendie auprès des camions humanitaires en route pour Aceh, dans l'ouest de l'île indonésienne de Sumatra, région la plus touchée par le tsunami du 26 décembre. Puis, ce jeune adolescent d'à peine 13 ans accuse: la plus grande opération humanitaire jamais organisée néglige la côte est de l'île.
"Nous souffrons aussi", raconte-t-il depuis un des nombreux barrages de mendiants installés sur la longue route de 250km qui relie la capitale provinciale de Banda Aceh à la deuxième ville de la région, Lhokseumawe. "L'aide que nous recevons n'est pas suffisante".
Les secours se concentrent en effet sur les régions les plus affectées par le tsunami, oubliant que le séisme a également eu des effets dévastateurs sur l'est de l'île, où des villages entiers ont été détruits. Le tsunami s'est enfoncé profondément dans les zones côtières de l'ouest, avant d'être "renvoyé" par la forme arrondie du nord de l'île vers l'est, selon les habitants.
Pourtant, devant l'étendue du désastre à Banda Aceh, et les restrictions imposées par le gouvernement indonésien sur les déplacements des organisations humanitaires, les secours sont peu nombreux à s'aventurer dans la région.
"J'ai l'impression qu'on s'occupe moins de cette côte", reconnaît Tse Tsz Wah, de Médecins sans frontières. "Là-bas, vous avez de nombreuses organisations humanitaires. Ici, il y a nous-mêmes et la Croix-Rouge", explique cet habitant de Hong Kong, chargé de la vaccination contre la rougeole. Les survivants de la côte orientale souffrent principalement de diarrhée, de blessures infectées et de maladies comme la malaria, poursuit-il.
Les deux principaux hôpitaux de Lhokseumawe sont pleins, rapportent les médecins. Et les réserves de matériel médical nécessaires pour diagnostiquer la fièvre ou d'autres maladies baissent dangereusement, de même que les antibiotiques. La pneumonie et le tétanos ont déjà touché de nombreuses personnes.
Les murets des cultures en terrasse se sont effondrés, détruisant au passage les récoltes. Les rizières sont inondées par la boue, tandis que des bateaux de pêche restent coincés dans le sable. Les habitants, qui ont déjà vécu des séismes mais ne connaissent pas le mécanisme du tsunami, avouent vivre dans la terreur d'une nouvelle réplique.
"Je pensais que ce n'était qu'un séisme de plus. Je n'ai jamais pensé à un tsunami", explique Azhar, un vendeur de tickets de bus âgé de 24 ans. "Maintenant, j'ai peur d'un nouveau tremblement de terre, parce que cela signifiera un nouveau tsunami".
Teku Nadirsyah, un responsable local chargé de nourrir et abriter environ 27.000 sans-abris, explique avoir besoin de plusieurs tonnes de riz, même si la famine ne menace pas la région. Il souligne lui aussi que l'opération humanitaire se concentre sur la côte ouest, avec l'afflux d'hélicoptères transportant nourriture et eau potable. "Secours, installations sanitaires, quoi qu'ils offrent, nous le prendrons", ajoute-t-il.
Se sentant ignorés, certains habitants, comme Hafid, tentent de survivre par leurs propres moyens. Mais leurs sollicitations ne sont pas toujours entendues. Seul un camion s'est arrêté pour donner de l'argent: 5.000 roupies, soit environ 42 centimes d'euro seulement.

A Banda Aceh, une radio locale renaît pour aider les survivants

vendredi 21 janvier 2005, 15h09 - BANDA ACEH (AFP) - Presque quatre semaines après le tsunami en Indonésie, Radio Prima, une station locale de Banda Aceh, émet à nouveau avec une grille de programmes destinée à aider les survivants.
"Notre objectif reste l'information et nous envisageons d'augmenter nos journaux. Les autres programmes seront adaptés aux conditions auxquelles doit faire face la population", explique le directeur, Irwan Djohan.
La radio va diffuser des émissions spéciales pour aider aux recherches des disparus, réunir des familles éparpillées entre différents camps de sinistrés, conseiller les victimes, notamment sur leur santé. Les journalistes prévoient aussi des cours radiodiffusés, alors que beaucoup d'écoles ont été détruites.
"A travers ces différents programmes nous espérons encourager la population à faire face et à se rétablir", confie M. Djohan.
Dans leur décor d'une ville à moitié rasée, où plus de 20.000 cadavres ont été ramassés, les rescapés ont au moins retrouvé un repère connu: la voix de Zahari, le présentateur du flash de 06H00 du matin.
Le retour rapide sur les ondes de Radio Prima est une prouesse : le 26 décembre, le siège de la station FM s'était totalement effondré, relate Uzair, le rédacteur en chef.
"Radio Prima émet maintenant d'un nouveau local, car notre siège de trois étages s'est écroulé, non pas en raison du tsunami mais en raison du tremblement de terre", précise le directeur général de la radio, Righayatsyah.
Six personnes travaillant à l'intérieur ont pu s'enfuir avant l'affaissement complet de l'édifice. Mais quatre autres employés se trouvant ailleurs dans la ville ont été emportés par les vagues qui ont dévasté la province d'Aceh, au nord de l'île indonésienne de Sumatra. Uzair indique que sur dix reporters, seulement deux ont pu reprendre leur travail.
Ils opèrent maintenant dans un magasin converti en studio. Celui-ci a été monté en trois semaines grâce à l'aide financière et matérielle d'autre médias, notamment une agence de presse radiophonique basée à Jakarta. Devant le nouveau local a été tendue une banderole qui affiche: "Aceh ne se laissera jamais abattre".
Lors d'une cérémonie sans prétention destinée à marquer la réouverture de la radio, Faisal, le propriétaire d'une autre radio nommée Nikoya, a raconté que sa station avait été balayée par les vagues géantes.
"Il ne reste plus rien sur le site de notre station radio. Je suis retourné là-bas cinq jours après le tsunami et je n'ai rien trouvé d'utile à récupérer, car l'immeuble à côté s'était effondré sur le nôtre", a-t-il dit.
Le directeur de Nikoya, qui n'est autre que le frère de Faisal, est mort, ainsi que deux autres employés. Mais Faisal compte bien repartir à zéro, en s'inspirant de l'exemple de Radio Prima et avec l'aide de médias étrangers, peut-être néerlandais.
La France a aussi le projet d'aider à l'installation d'une nouvelle station de radio dans la région ravagée. La radio allemande internationale Deutsche Welle a elle annoncé jeudi qu'elle va participer à la reconstruction de plusieurs radios indonésiennes dans la province d'Aceh, en finançant notamment la réinstallation de jusqu'à 9 émetteurs.
Quant à Serambi, le principal journal de la province, il a reparu sept jours après le drame et continue à informer sur les suites de la catastrophe, en étant imprimé chez un confrère.

SMS pour l'Asie: 3,5 millions d'euros versés à trois associations mercredi

mardi 18 janvier 2005, 18h33 - PARIS (AP) - Les clients d'Orange ont envoyé 1,6 million de SMS du 2 au 10 janvier dans le cadre de l'opération "Solidarité avec l'Asie" et l'opérateur de téléphonie mobile, qui rajoute un euro par message reçu, versera donc mercredi près de 3,5 millions d'euros à trois associations venant en aide aux sinistrés du tsunami.
La Croix-Rouge se verra remettre un chèque de 2.162.499 euros, le Secours populaire un autre de 736.011 euros et le Secours catholique un autre de 555.697 euros, a-t-on appris auprès des trois associations.
L'opération, menée également par les opérateurs SFR et Bouygues Télécom, se poursuit jusqu'au 31 janvier. Les clients peuvent envoyer le message "Asie" au 80222 pour soutenir la Croix-Rouge, au 80333 pour le Secours populaire et au 80444 au Secours catholique.
Selon les chiffres de l'Association française des opérateurs mobiles (AFOM) communiqués pour la période du 2 au 9 janvier, ce sont 3.190.000 SMS qui ont été envoyés ces huit premiers jours, avec un pic de 1.250.000 messages atteint dès le dimanche 2.
Le SMS est facturé un euro pour le don plus le coût d'envoi du SMS. Du 2 au 10 janvier, le groupe France Télécom a versé un euro supplémentaire aux associations pour chaque don envoyé par SMS.
L'opérateur SFR avait fait quant à lui un don de 500.000 euros à plusieurs associations oeuvrant en Asie. La Croix-Rouge a indiqué mardi que SFR avait depuis le début de l'opération récolté quelque 700.000 euros pour son compte et Bouygues Télécom 400.000 euros.
Le Secours populaire a estimé que l'opération menée par les trois opérateurs lui assurait un apport total de "plus d'un million d'euros".

Puissant séisme dans le nord du Japon: ni victimes ni dégâts signalés

mardi 18 janvier 2005, 16h17 - TOKYO (AP) - Une puissante secousse sismique d'une magnitude de 6,3 sur l'échelle de Richter a été ressentie mardi soir sur l'île d'Hokkaido, dans le nord du Japon. Il n'était pas fait état pour l'heure de victimes ou de dégâts.
Le séisme s'est produit à 23h09 locales (14h09 GMT), selon l'agence de la météorologie nationale, qui a écarté tout risque de tsunami à la suite de ce tremblement de terre.
L'épicentre de la secousse sous-marine était situé à une cinquantaine de kilomètres au large des côtes de Kushiro, à environ 890km au nord-ouest de Tokyo.
La chaîne de télévision NHK a montré des images de son bureau de Kushiro où l'on voyait les ordinateurs et autres étagères parcourus de violentes vibrations.
Yasuhiko Sada, un responsable de la mairie d'Akkeshi, ville où le tremblement a été le plus fortement ressentie, a déclaré à la chaîne que l'électricité n'avait pas été coupée et qu'aucun dégât notable n'était à signaler.
Ce séisme a eu lieu au premier jour de la conférence de l'ONU sur la prévention des catastrophes naturelles, qui se tient à Kobé, ville portuaire de l'ouest du Japon, dévastée voilà tout juste dix ans par un tremblement de terre de magnitude 7,3.

Aide à l'Asie : le blog de Loetitia Raymond (Care)

Batticaloa, Sri Lanka (Care international) - A quelques mètres de la mer, prostré sur une chaise posée au milieu des décombres, un homme seul. Définitivement seul. Rahrini a tout perdu, sa maison, mais surtout sa femme et ses enfants. Pas une larme, pas une émotion sur son visage, les yeux de Rahirnivalent tous les mots du monde, l’homme est brisé. Cela fait une semaine que je suis au Sri Lanka, que je retiens mes propres larmes face à autant de désolation, parce qu’eux restent dignes, ils ne pleurent pas, parce qu’ils me font prendre la mesure du miracle d’être en vie.
Je suis en mission pour CARE, qui dès les premières heures du désastre est venu en aide à des hommes comme Rahrini et à près de 90 OOO autres sri lankais. Distribution d’eau, de nourriture, de vêtements, 7 jours sur 7, les équipes distribuent, consolent. La tache est immense, et elle ne fait que commencer. Au-delà de l’aide d’urgence il faut reconstruire le pays et l’engagement de CARE ne se mesurera pas en semaines, ni en mois mais bien en années.
Care international
"CARE a une présence permanente dans quatre des pays les plus touchés : Sri Lanka, Indonésie, Inde, Thaïlande. Grâce à cela, nos équipes d'urgence sont déjà mobilisées et ont commencé la distribution de nourriture, de tablettes de purification d'eau, de bâches, de couvertures et de médicaments. CARE France lance un appel à la solidarité." Vous pouvez vous
informer et donner en ligne sur le site de l'association. Vous pouvez également lire l'interview de Damien Desjonquères, Directeur des ProgrammesCARE France.

Asie, la Croix-Rouge française engagée sur le long terme

jeudi 20 janvier 2005, 15h00 - Passée l'urgence des premiers jours, l'aide internationale se structure et s'organise. La Croix-Rouge française (CRF) vient ainsi de définir ses modalités de coopération avec les secours locaux. Premiers pays concernés, l'Indonésie et le Sri Lanka.
Début janvier, le président de la Croix-Rouge française Jean-François Mattei était en déplacement en Asie du Sud. Sa mission, évaluer sur le terrain les besoins réels des populations sinistrées. Et des besoins, il y en a ! A son retour Jean-François Mattei a rendu publiques les prochaines actions de la CRF.
En Indonésie, et au-delà du dispositif de traitement des eaux déjà déployé sur le terrain, l'action s'articulera autour de deux axes principaux : acheminement de plusieurs centaines de latrines, ce qui sans doute ne satisfera que très partiellement aux attentes locales, et soutien aux équipes médicales locales, notamment sur le plan logistique.
Au Sri Lanka, très durement touché par les raz-de-marée, la CRF s'installe à proprement parler. Elle ouvre un bureau local. Au programme, gestion d'un dispensaire, veille épidémiologique, distribution d'eau potable et remise sur pieds de plusieurs maternités totalement détruites... Pour soutenir ces actions, vous pouvez effectuer vos dons en ligne sur http://www.croix-rouge.fr/goto/aide/don/index.asp?action=Z707#, ou directement par voie postale à Croix-Rouge Française, Séisme Asie, BP 100 - 75008 Paris.
Sources: Croix-Rouge Française, 12 janvier 2005

lundi, janvier 17, 2005

L'ONU insiste sur la nécessité d'un système d'alerte aux tsunamis

lundi 17 janvier 2005, 18h05 - BANDA ACEH, Indonésie (AP) - A la veille de l'ouverture de la conférence sur la prévention des catastrophes à Kobé, au Japon, les Nations unies ont insisté lundi sur la nécessité d'un système d'alerte global, qui aurait permis, lors du violent séisme qui a frappé une partie de l'Asie le 26 décembre, d'épargner de nombreuses vies.
Selon un dernier bilan provisoire, plus de 162.000 personnes ont trouvé la mort du fait de ce tremblement de terre de magnitude 9, suivi d'un tsunami. Plusieurs milliers de corps ont encore été découverts ce week-end sur l'île indonésienne de Sumatra, la plus proche de l'épicentre du séisme.
Après une année 2004 marquée par de nombreuses catastrophes naturelles, et notamment des ouragans meurtriers, le tsunami en Asie du Sud devrait être au coeur des débats de la conférence de Kobé, au cours de laquelle, de mardi à vendredi, un système d'alerte sera évoqué.
"Je suis de plus en plus convaincu qu'une attention accrue doit être apportée à la prévention des catastrophes et à la préparation", a déclaré lundi Jan Egeland, secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des affaires humanitaires. "Nous devrions être davantage qu'une brigade de sapeurs-pompiers."
L'agence scientifique des Nations unies a d'ores et déjà proposé de mettre un place un système d'alerte provisoire dans l'océan Indien d'ici 18 mois, pour un coût total de 30 millions de dollars. Dimanche, le ministre français délégué à la Coopération, Xavier Darcos, a précisé que la France proposera un dispositif, dont la "plateforme principale serait à la Réunion".
Parallèlement à cette conférence, Paris accueille jusqu'à mercredi le Forum sur le développement humain, organisé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Cette réunion, qui permettra de faire un point de la situation dans les 11 pays concernés par le raz-de-marée, doit donner le coup d'envoi d'une année cruciale pour la réalisation d'ici 2015 des Objectifs du millénaire pour le développement.
Pour Jeffrey Sachs, conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, le tsunami a "mis en lumière l'urgence de s'attaquer à l'extrême pauvreté sur une planète qui regorge de richesses".
"Nous disons que les pays riches devraient y consacrer 0,5% en moyenne de leurs revenus au cours de la prochaine décennie, c'est-à-dire en gros le double de ce qui est fait actuellement. Ce sont des sommes infimes et pourtant, il est très difficile de les mobiliser", rappelle-t-il dans un entretien au quotidien français "Le Monde".
Sur le terrain, la reconstruction des infrastructures indonésiennes, dans la province d'Aceh, va prendre plusieurs années, a indiqué Mark Collins, responsable d'une mission de l'agence australienne AusAID. "La plupart des infrastructures publiques ont été gravement endommagées ou détruites", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse. "De nombreux membres du secteur médical ont également payé un lourd tribut". En effet, environ 150 médecins sont portés disparus, alors que seuls 82 membres du personnel médical, sur 400, ont été retrouvés, a-t-il poursuivi.
S'il n'y a pas eu d'épidémies majeures, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait part de ses inquiétudes face à une éventuelle pandémie de malaria, qui pourrait être propagée par les moustiques qui pullulent dans les eaux stagnantes. "Il y a un risque considérable. Les gens continuent à boire de l'eau impure", a souligné Rob Holden, le coordinateur de l'agence onusienne.
Par ailleurs, le ministère danois des Affaires étrangères a fait état dans un communiqué de menaces terroristes dans la province d'Aceh. L'ONU a demandé à ses employés de faire preuve de la plus grande prudence en attendant la vérification de cette information. Sur place, Joël Boutroue, responsable des opérations de secours onusiennes, a réaffirmé qu'il n'y avait pas de menace précise contre les secours.
Tengku Mucksalmina, commandant rebelle dans la province d'Aceh, a toutefois certifié que la guérilla n'attaquerait pas les humanitaires étrangers. "Nos mères, nos veuves et nos enfants sont des victimes de cette tragédie", a-t-il dit. "Nous ne tendrions jamais une embuscade à un convoi d'aide pour eux. Nous voulons que (les ONG humanitaires) restent. Nous leur demandons de ne pas laisser les habitants d'Aceh qui souffrent."
La semaine dernière, l'armée indonésienne avait insisté pour que les soldats escortent les travailleurs humanitaires étrangers près de Banda Aceh pour les protéger contre d'éventuelles attaques du Mouvement pour un Aceh libre (GAM), groupe indépendantiste en lutte contre les autorités depuis trois décennies.
lundi 17 janvier 2005, 15h45

Les animaux pourraient aider à prévenir des tsunamis
COLOMBO (Reuters) - Des responsables du Sri Lanka comptent utiliser des animaux dans un système de préalerte contre les séismes et les tsunamis, dans l'espoir de tirer parti des instincts naturels qui ont permis à la faune de sortir quasi indemne des raz-de-marée du 26 décembre.
Selon les responsables du plus grand parc naturel sri-lankais, les animaux se sont mis à l'abri avant que le tsunami atteigne les côtes le matin de la catastrophe. On n'a retrouvé aucune carcasse d'animal à l'intérieur du parc.
"Les autorités (locales) cherchent à déterminer s'il est possible d'utiliser des animaux comme un système de préalerte", a déclaré Asoka Dangolla, du Fonds international pour la protection des animaux, lors d'une conférence de presse.
"Le seul problème est qu'ils auraient tendance à réagir de la même façon quel que soit le type de catastrophe. Il n'est donc pas facile de savoir à quoi ils réagissent", a-t-il ajouté.
Selon des experts, les éléphants et d'autres animaux du parc national de Yala ont eu le temps de s'enfuir parce que leurs sens les plus affinés, en particulier l'ouïe, leur ont permis de détecter l'approche du tsunami bien avant les humains.

Les tsunamis réveillent de vieilles blessures à Kobé

lundi 17 janvier 2005, 13h18 - KOBE (Japon) (AFP) - Le port japonais de Kobé est totalement reconstruit dix ans après le terrible séisme qui fit des milliers de tués mais le traumatisme psychologique, lui, est loin d'avoir disparu. Il est même ravivé par les scènes de désolation provoquées par les raz-de-marée en Asie.
"J'ai eu un flash-back quand j'ai vu les conséquences des tsunamis à la télé", explique Megumi Wakisaka, une ménagère de 35 ans dont la maison fut détruite lors du tremblement de terre à Kobé le 17 janvier 1995.
"Nous on a souffert d'incendies géants et de méchantes secousses, eux de raz-de-marée, mais dans le fond la dévastation est la même", souligne Mme Wakisaka.
Il y a dix ans, à l'aube, la terre s'ouvrait sous Kobé, faisant plus de 6.400 morts et brisant le sentiment de bien-être et, plus encore, le mythe d'invincibilité du Japon de l'après-guerre.
En 20 secondes, à 05h46 du matin, une secousse de magnitude 7,3 sur l'échelle de Richter a changé le grand port de la côte ouest, cinquième métropole du Japon, en une cité fantôme.
Un demi-million d'habitations et d'immeubles ont été détruits, les voies ferrées arrachées, des stations de métro écrasées, une section d'un demi-kilomètre d'autoroute aérienne, à 30 mètres de hauteur, s'est effondrée.
Un total de 6.433 personnes périrent, la plupart sur le coup, écrasées dans leur sommeil sous les plafonds et les meubles.
La cité portuaire commémorera la tragédie lundi, notamment en allumant quelque 6.400 bougies au petit matin.
Aujourd'hui, la reconstruction est pratiquement terminée. Seuls indices de la catastrophe, un musée du souvenir de 118 millions de dollars, quelques terrains vagues au milieu de la jungle urbaine et des murs réparés.
Kobé a retrouvé sa population d'avant (1,5 million d'habitants) et de son dynamisme, avec ses nouvelles tours high-tech, ses arcades commerciales flambant neuves et sa vie nocturne.
En surface du moins.
"Même si la ville est redevenue normale, mon coeur ne sera jamais guéri. Je vivrai jusqu'à la fin de mes jours avec des souvenirs impossibles à oublier", raconte Mitsugu Amatatsu, un électricien qui a perdu un beau-frère et dont les parents ont été grièvement blessés.
Près d'un tiers des rescapés de Kobé n'ont toujours pas récupéré psychologiquement, selon une récente enquête auprès de 520 survivants réalisée par le quotidien économique Nihon Keizai Shimbun (Nikkei).
"Je suis encore effrayée par de gros bruits. Et j'ai aussi peur des mouvements brusques quand je suis dans un train. Je me souviens pas souvent de la catastrophe, mais c'est mon corps qui réagit", témoigne Reiko Hamuro, 38 ans.
Selon le professeur de psychologie Kikuo Uchiyama, il n'est "pas étonnant" que des rescapés de Kobé revivent leur traumatisme quand ils voient des images des tsunamis.
Un avertissement aux survivants des tsunamis que même des pays riches comme le Japon ont le plus grand mal à se remettre d'une catastrophe majeure, et qu'il faut du temps.
"C'est très dur pour beaucoup de gens, surtout les plus âgés, qui ont perdu leur entourage, qui ne peuvent plus rembourser leurs prêts", explique Hirotada Hirose, un autre psychologue.
"Si les infrastructures ont été rapidement réhabilitées, il n'en est pas de même des coeurs", dit-il.

De la chasse à la protection des baleines aux Philippines

lundi 17 janvier 2005, 11h17 - EN MER DE BOHOL (Philippines) (AFP) - A la vue de quatre ailerons géants à la proue du bateau, les hommes crient, l'adrénaline monte.
"Là, là", crie Joseph Valeroso à son oncle Tito Valeroso. Celui-ci lance le moteur et l'embarcation vire à la poursuite des baleines.
Dans le passé, la chasse se serait terminée par un massacre. Mais aujourd'hui, les harpons et gaffes des pêcheurs de Pamilacan, près de l'île de Bohol, dans le centre des Philippines, ont été remplacées par les caméras des touristes. L'un deux, emporté par l'enthousiasme, a même sauté dans la mer, profonde à cet endroit de 300 m, pour aller nager avec des dauphins.
Les pêcheurs de Pamilacan, un îlot sans eau potable habité par 250 familles, chassaient les baleines, les requins-baleines, le plus gros poisson du monde qui peut peser jusqu'à 15 tonnes et proie facile car il ne se défend pas, les dauphins et les raies depuis des temps immémoriaux.
Mais en 1998, la vie a changé avec l'interdiction de la chasse à la baleine aux Philippines, une mesure synonyme de ruine pour certains.
"Un jour, des chasseurs de baleine ont frappé à ma porte avec des machettes et menacé de me tuer", se souvient Joselino Baritua, un écologiste qui avait été envoyé à Pamilacan par le Fonds mondial pour la nature (WWF) plusieurs mois avant l'interdiction pour convaincre les pêcheurs de renoncer à leur pratique.
Ceux-ci ont d'abord rejeté l'idée de se convertir en guides pour écotouristes avides d'aller admirer les cétacés en mer.
"Nous avons pensé violer la loi car il s'agissait de notre gagne-pain", dit Joseph Valeroso, 30 ans, qui commença dans le métier à 13 ans.
Les requins-baleines et différentes espèces de mammifères des mers convergent au large de Pamilacan entre janvier et avril, se nourrissant de plancton, crevettes, anchois et petits poissons.
A cette époque, les bateaux de 18 mètres emportant six pêcheurs sortaient tous les jours et les plages de Pamilacan étaient rouges du sang des animaux découpés en morceaux sur des abattoirs de plein air.
La viande de requin-baleine était appréciée dans la région et se vendait bien. La plus grosse prise avait rapporté plus de 2.000 dollars.
"Certains jours, on capturait quatre requins-baleines. On n'avait pas de pitié car il faut bien manger", raconte Tito Valeroso.
Finalement, une centaine de familles a décidé de se lancer dans le tourisme et profiter d'un prêt de 150.000 dollars d'une banque américaine favorable à la cause des baleines.
Joselino Baritua, 37 ans, a quitté le WWF pour diriger la nouvelle aventure. Il déclare que l'an dernier quelque 2.000 touristes ont contribué à améliorer l'ordinaire des pêcheurs.
Mais des agences de voyage et autres professionnels du tourisme de l'île de Bohol se sont lancés dans une concurrence et organisent leurs propres excursions.
"On leur a dit: si vous continuez, les gens de Pamilacan vont reprendre la chasse à la baleine et aux dauphins jusqu'à ce que vous n'ayez plus rien à montrer aux touristes", dit M. Baritua.
Quant aux Valeroso, ils reconnaissent que la viande de baleine leur manque.
"Le dauphin a le goût de boeuf. La baleine ressemble à du super boeuf et le requin-baleine à du porc. Ils prennent feu sur le grill à cause du gras", dit Joseph Valeroso.

Touristes et animaux reviennent dans une réserve naturelle du Sri Lanka

lundi 17 janvier 2005, 11h00 - TISSAMAHARAMA (Sri Lanka) (AFP) - Trois semaines après les tsunamis, les animaux sont revenus dans la première réserve naturelle du Sri Lanka, les touristes aussi mais, bizarrement, les papillons manquent encore à l'appel.
"Nous en sommes déjà à une centaine de visiteurs par jour", dit W. Weregama, gardien au Yala National Park dans l'est de l'île. Un bon chiffre puisque avant la catastrophe du 26 décembre on comptait une moyenne de 150 visiteurs, dont la moitié d'étrangers.
La réserve a été relativement épargnée car des dunes ont protégé le parc et les animaux, alertés par leur "sixième sens", ont fui à temps, ajoute-t-il.
Mais le bilan humain a été lourd, avec 42 morts, quatre employés et des touristes, dont 16 Japonais qui voyageaient en groupe et prenaient le thé quand le raz de marée a déferlé.
Les bungalows de la plage adjacente ont été pulvérisés mais par chance ils étaient déserts à ce moment là.
M. Weregama explique que le parc de Yala a fermé quatre jours, avant de rapidement récupérer.
Dans les zones touchées, on voit encore des flaques d'eau ou du sable. Des arbres ont été cassés, des blocs de rochers déplacés un kilomètre à l'intérieur des terres, les mangroves déracinées.
Mais les acacias ont commencé à faire de nouvelles feuilles, un délice pour les 200 éléphants du parc.
"Les éléphants sont revenus manger les nouvelles feuilles, ils adorent ça", dit Lionel Gunatilaka, un guide de safari.
Les autres animaux aussi sont de retour, et l'on peut voir "des buffles, cerfs, sangliers, crocodiles, singes et oiseaux de toutes sortes".
"Mais il y a une chose bizarre. Les papillons ont disparu et ne sont pas revenus. Normalement, c'est plein de papillons", dit M. Gunatilaka.
Il pense que c'est parce que l'eau, source de vie pour les papillons, est maintenant saumâtre et qu'ils se sont réfugiés ailleurs dans le parc.
Nigel et Shirley Scott, un couple de touristes de Shepperton, en Angleterre, a refusé de renoncer à leur voyage à cause du tsunami.
"Nous avons vérifié avec les agences de voyages. Elles ont dit qu'il n'y avait pas de raison de ne pas venir", dit Nigel Scott. "Un avantage est qu'il y a moins de monde", ajoute sa femme.
Mais, comme tous les visiteurs du Sri Lanka, où la catastrophe a fait plus de 30.000 morts, ils sont touchés par le malheur des autres.
Leur guide, Vicky Wickremaseka, se trouvait près de l'endroit où les Japonais ont été tués et ils ont partagé son émotion lors de son premier retour sur le site ce weekend.
Vicky se souvient que, au moment du drame, les oiseaux ont commencé à voler et les éléphants et autres animaux à courir.
"Nous avons compris que quelque chose n'allait pas et nous avons crié à tout le monde de se sauver. Nous avons fait démarrer la jeep et nous venions de passer en seconde quand les vagues sont arrivées", dit-il.
Il a entendu les cris des Japonais et les a vu avalés par la mer, un spectacle qu'il n'oubliera pas.
"J'ai demandé de l'aide à la radio et nous avons immédiatement entamé une opération de secours. Nous avons réussi à sauver quatre personnes du groupe", dit-il.
M. Weregama, le gardien, estime qu'un pour cent seulement du sanctuaire a été touché parce que les dunes, à la différence de nombreux endroits du reste de l'île, n'avaient pas été supprimées.
"Détruisez l'environnement, et il vous détruira", dit-il.

Accident dans le métro de Bangkok: près de 200 blessés

lundi 17 janvier 2005, 10h02 - BANGKOK (AP) - Une rame du métro de Bangkok est entrée en collision avec une autre rame arrêtée à une station du centre-ville à l'heure de pointe, lundi, blessant près de 200 personnes, ont annoncé les autorités. Cet accident survient seulement six mois après l'inauguration du métro de la capitale thaïlandaise.
Certaines des victimes saignaient encore alors que le personnel des services de secours les transportaient dans l'escalier de la station du Centre culturel en direction des ambulances. D'autres employés aidaient d'autres victimes, en état de choc et pleurant, à monter l'escalier conduisant à la rue.
Le conducteur grièvement blessé de l'une des deux rames a été pris au piège de la carcasse de sa rame avant d'être désincarcéré par les secours, a précisé Yupadee Srinak, une porte-parole du métro.
L'accident s'est produit quand une rame vide qui venait de quitter une station de réparation a percuté par l'arrière une rame pleine de passagers. Sous le choc, les deux rames ont subi d'importants dégâts.
"Il y avait plus de 700 passagers dans la rame et des premières informations font état de plus d'une centaine de blessés", a dit Suriya Jungrungreunkij, le ministre thaïlandais des transports et de la communication.
Il a exclut la possibilité d'un attentat.
Aussitôt après l'accident, le service a été interrompu sur l'ensemble des 21 stations du réseau.
Le nouveau système de métro avait ouvert au public en juillet dernier, reliant les trois premières stations ouvertes en 1999 et destinées à désengorger la capitale célèbre pour ses embouteillages monstres.

dimanche, janvier 16, 2005

Il y a 10 ans, le séisme de Kobé ébranlait l'invulnérabilité du Japon

dimanche 16 janvier 2005, 16h27 - KOBE (AFP) - Il y a dix ans, à l'aube, la terre s'ouvrait sous Kobé, faisant plus de 6.400 morts et brisant le bien-être et, plus encore, le sentiment d'invulnérabilité du Japon de l'après-guerre.
En une minute, à 05h46 du matin, le 17 janvier 1995, un séisme de magnitude 7,3 sur l'échelle de Richter a changé le grand port de la côte ouest, cinquième métropole du Japon (1,5 million d'habitants), en une cité fantôme.
Un total de 6.433 personnes périrent, la plupart sur le coup, écrasées dans leur sommeil sous les plafonds et les meubles.
La cité portuaire commémorera la tragédie lundi, notamment en allumant quelque 6.400 bougies au petit matin.
Aussitôt après la violente secousse, Kobé fut plongée dans l'obscurité totale à cause des coupures de courant.
"La ville entière n'était plus que chaos", se souvient Yuichi Honjo, un des employés de la municipalité de Kobé chargés de la reconstruction.
Effrayés, les rescapés erraient par des températures glaciales, cherchant un abri et la chaleur alors que la ville était en proie aux incendies. En fond sonore, les sirènes de la police. Il fallut deux jours pour éteindre les sinistres.
Ce tremblement de terre, le premier à frapper une agglomération densément peuplée de l'Archipel depuis plus de 70 ans, a fait voler en éclats le mythe sur les standards de sécurité japonais, supposés être les meilleurs au monde.
Un demi-million d'habitations et d'immeubles ont été détruits, les voies ferrées arrachées, des stations de métro écrasées. Une section d'un demi-kilomètre d'autoroute aérienne, à 30 mètres de hauteur, s'est effondrée, paralysant les transports pendant des jours.
Plus de 300.000 habitants durent s'abriter dans des refuges de fortune, terrorisés par la peur des répliques.
Le Japon a alors expérimenté plusieurs leçons amères, à commencer par la lenteur de la réaction du gouvernement qui, selon les critiques, a retardé les opérations de secours et augmenté ainsi spectaculairement les pertes humaines.
Le Premier ministre de l'époque, Tomiichi Murayama, avoua même avoir appris la nouvelle deux heures après au journal télévisé.
"L'administration n'a pas bien fonctionné en raison de notre système bureaucratique très vertical", reconnaît M. Honjo.
Le séisme a durement touché l'économie locale, provoquant près de cent milliards de dollars de dégâts. 85% des quais du port de Kobé ont été endommagés.
Kobe Steel, l'un des grandes entreprises locales, a dû fermer un haut fourneau pendant près de quatre mois.
Depuis, avec ses nouvelles tours, ses arcades commerciales et ses bars, Kobé a retrouvé de son dynamisme, en surface du moins.
Mais il reste des cicatrices, comme des terrains vagues au milieu de la jungle urbaine ou des pitons dans les murs restés debout.
"En termes d'infrastructures, Kobé a récupéré à 80%", observe M. Honjo. Mais notre reconstruction n'est pas entièrement terminée et certains problèmes subsistent comme l'assistance aux survivants les plus âgés".
Un des résultats positifs, néanmoins, est que le Japonais ont pris conscience de l'importance du bénévolat. En 1995, quelque 1,4 million de bénévoles ont pris part aux opérations de secours à Kobé.
Depuis, le bénévolat s'est ancré profondément dans la société nippone.
"Nous qui avons reçu ces dures leçons, nous souhaitons maintenant envoyer un message au reste du monde pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent", souligne M. Honjo.
Au lendemain de l'anniversaire, Kobé va accueillir du 18 au 22 janvier une conférence de l'ONU sur la prévention des catastrophes naturelles.
Une rencontre internationale qui prendra une dimension particulière et une nouvelle urgence à la suite des raz-de-marée géants du 26 décembre en Asie qui ont fait quelque 168.000 morts.

Le tsunami a aussi emporté une partie de la riche histoire de Banda Aceh


dimanche 16 janvier 2005, 11h27 - BANDA ACEH (Indonésie) (AFP) - Le séisme et le raz-de-marée du 26 décembre, responsables de la mort de près de 115.000 personnes en Indonésie, ont aussi anéanti une partie du riche patrimoine historique et culturel de Banda Aceh, point d'entrée de l'islam en Asie du sud-est pendant le Moyen Age.
"Il n'y a pas d'informations à ce sujet, car personne ne pense en ce moment aux bâtiments et aux arts", explique Wiratmadinata, qui travaillait pour le journal Harian Serambi Indonesia à Banda Aceh. "C'est important. Je suis d'Aceh, je ne veux pas perdre mon identité", ajoute-t-il.
A peu près la moitié de la ville de Banda Aceh, capitale de la province d'Aceh au nord de l'île de Sumatra, a été détruite par le terrible séisme ou emportée par les vagues géantes. Des dizaines de milliers d'habitants ont péri, sur une population d'environ 400.000 habitants.
L'élégante cité était connu pour un riche patrimoine, composé d'anciens palais ou de bains royaux. "Je ne peux pas exactement évaluer ce qui a été détruit, mais la vieille ville, comme dans beaucoup de villes indonésiennes se trouvait au bord de l'eau, et elle a été complètement détruite", affirme Sujiman A. Musa, expert culturel et ancien journaliste.
Islamisée dès le 13ème siècle, Aceh a été le point de propagation de la religion musulmane en Asie du sud-est. Aceh a été un sultanat indépendant au 17ème siècle, puis envahi pas les Hollandais au 19ème siècle, avant d'être incorporé à l'Indonésie au 20ème siècle. Cette histoire riche a forgé une identité forte qui a contribué à alimenter la méfiance des habitants d'Aceh à l'égard du pouvoir central de Jakarta.
Depuis 1976, la province située au nord de l'île de Sumatra est le théâtre de violents affrontements entre l'armée indonésienne et une rébellion indépendantiste, le GAM (Mouvement Aceh Libre).
Certains édifices importants de la cité ont cependant résisté. La grande mosquée, construite par le plus célèbre sultan d'Aceh, Iskandar Muda qui régna de 1607 à 1636, est encore debout. Elle a du reste servi de refuge à des dizaines d'habitants, lorsque la vague s'est avancée dans la ville. Le musée de la ville est aussi resté en place.
En revanche, plusieurs mosquées plus petites et des maisons vieilles de 200 ans, de même que le marché traditionnel, Pasar Aceh, ont été emportés. Ulee Lheue, le port qui permit aux Hollandais de débarquer à Aceh, est également sévèrement endommagé.
Les artistes contemporains ont aussi payé un lourd tribut. Sur 300 artistes, peintres, poètes ou écrivains, seulement une cinquantaine ont redonné signe de vie, et beaucoup de leurs oeuvres ont été détruites. Mukhlis Hamid, critique d'art, dit qu'il a passé les derniers jours à rechercher ses amis artistes.
Sans abri, certains vivent des des camps de toile pour les déplacés et ont, au moins pour le moment, perdu toute inspiration. "Je n'ai pas écrit un poème depuis le tsunami", dit Zulfikar, 33 ans et poète local bien connu pour ses positions très critiques à l'égard du gouvernement de Jakarta.

Asie: le bilan du raz-de-marée en Asie dépasse les 168.000 morts


dimanche 16 janvier 2005, 8h17 - JAKARTA (AFP) - Le raz-de-marée provoqué par le séisme du 26 décembre a fait plus de 168.000 morts et des milliers de disparus dans les pays riverains de l'océan Indien, selon un décompte établi dimanche à 05h45 GMT à partir des bilans encore provisoires fournis par les pays touchés.
La principale modification enregistrée est intervenue en Indonésie, le pays le plus durement touché, où le nombre de morts recencés a augmenté de 5.000, passant à 115.229.
L'armée américaine participant aux secours dans les régions d'Asie partira aussi vite que possible, a affirmé samedi le secrétaire adjoint américain à la Défense, Paul Wolfowitz, en visite en Thaïlande, première étape d'une tournée en Asie. Le vice-président indonésien Yusuf Kalla, dont le pays a été le plus durement frappé par la catastrophe avec plus de 110.000 morts, avait déclaré mercredi que Jakarta souhaitait le départ des troupes étrangères dès que possible, et dans un délai de trois mois.
"Nous aimerions avoir fini aussi vite que nous le pouvons, de manière responsable", a déclaré à la presse à Bangkok le numéro deux du Pentagone avant de s'envoler pour la base militaire d'Utapao, qui sert de quartier général des opérations de secours. M. Wolfowitz doit par la suite se rendre en Indonésie. "L'armée américaine a beaucoup à faire" ailleurs, a ajouté M. Wolfowitz. "Aussitôt que nos hommes pourront transférer ces responsabilités aux autres organisations, eh bien, ils le feront", a-t-il dit sans donner de calendrier.
"Mon sentiment est que le rôle (des militaires américains) en Thaïlande atteint déjà un plafond, voire diminue", a-t-il déclaré. Washington avait demandé une "clarification" à l'Indonésie après l'annonce des restrictions imposées à l'ensemble des forces armées. Jakarta avait alors précisé que cette période de trois mois n'était qu'une indication, a affirmé vendredi le Département d'Etat américain. Selon M. Wolfowitz, les autorités indonésiennes ne cherchent pas à fixer de date-butoir, mais à "déterminer des objectifs tout en exprimant leur souhait de prendre une responsabilité dans leur propre pays aussi vite que possible". "Nous applaudissons" à ces efforts, a-t-il ajouté.
Avant son départ des Etats-Unis, il avait déclaré espérer que la mission militaire américaine puisse être achevée en mars, comme a dit le vouloir Jakarta. Jeudi, l'ambassadeur des Etats-Unis en Indonésie, B. Lynn Pascoe, avait assuré que l'armée américaine ne resterait pas "une minute de plus" que nécessaire en Indonésie. "J'ai dit auparavant et je répète que nous serons là aussi longtemps que nécessaire", avait-il déclaré. Les autorités indonésiennes "décideront, elles ont tout à fait le droit de décider combien de temps elles auront besoin d'une assistance étrangère, et nous n'avons pas l'intention d'être là une minute de plus", avait-il ajouté.
Une quinzaine de milliers de militaires américains ont été déployés en Asie à la suite du raz-de-marée, la plupart embarqués sur 24 navires et un bateau des gardes-côtes, a précisé le vice-amiral Victor Guillory, commandant en second des opérations militaires américaines dans la région. De nombreux autres pays ont dépêché dans les zones affectées par le raz-de-marée des détachements militaires à des fins humanitaires : l'Australie, le Japon, la Malaisie, Singapour, ainsi que la France, dont le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc a débuté sa mission vendredi à Aceh.

Les capitales du monde entier mobilisées pour l'Asie

samedi 15 janvier 2005, 17h11 - PARIS (Reuters) - Les maires d'une vingtaine de capitales et de grandes villes du monde entier ont annoncé lors d'une réunion à Paris leur volonté d'apporter une aide coordonnée en faveur des enfants de l'Asie du Sud.
"Pour renaître, pour retrouver l'espérance, ces régions ont d'abord besoin que les enfants retrouvent des perspectives. Nous concentrerons donc nos efforts sur tout ce qui touche à l'enfance", a déclaré samedi lors de la conférence à l'Hôtel de ville le maire de Paris, Bertrand Delanoë.
Les maires d'Athènes, Barcelone, Dublin, Rome, Lisbonne, Berlin, Budapest, Amsterdam, Madrid, Stockholm, Ljubljana, Hanovre, Nicosie, Toronto et Pretoria ont débattu de la meilleure destination de leur action commune.
Bertrand Delanoë a cité "la construction d'écoles et l'aide à tous les lieux qui permettent de recueillir les enfants qui aujourd'hui sont dans la difficulté".
Chaque ville a en effet déjà organisé ses propres actions et ont souvent déjà lancé des appels aux dons de leurs habitants. Certaines participent déjà à des actions coordonnées au sein de divers organismes ou dans le cadre de jumelages.
La réunion de Paris a associé à la réunion l'organisation CGLU (Cité et gouvernements locaux unis), créée l'année dernière pour représenter les collectivités locales à l'Onu. Un représentant des Nations unies a souhaité que l'initiative soit concrétisée.
"Nous espérons que le soutien du maire de Paris et celui de ses collègues continuera et que cette initiative se matérialisera avec l'envoi d'experts dans des secteurs où les mairies ont des capacités comme dans l'adduction d'eau, l'assainissement ou la reconstruction des routes détruites", a dit à Reuters Sergio Piazzi, représentant de l'Onu pour la coordination de l'aide humanitaire.
Les ambassadeurs en France de la Malaise, de l'Indonésie, du Sri Lanka, de l'Inde et de la Thaïlande, pays touchés par le raz-de-marée, étaient présents à la réunion.

La Thaïlande accélère le nettoyage de ses coraux


samedi 15 janvier 2005, 13h51 - PHUKET (AFP) - La Thaïlande met les bouchées doubles afin d'achever avant le début de la mousson en avril sa plus importante opération de nettoyage des récifs coralliens, des centaines de plongeurs s'affairant à débarasser un millier de tonnes de décombres souillant les sites hors pair du sud du pays.
Seuls 10% des quelque 78 kms2 de récifs coralliens longeant la mer d'Andaman ont été endommagés par les raz-de-marée du 26 décembre, selon le directeur du département des ressources marines et côtières, Maitree Duangsawasdi. Mais les dégâts pourraient être beaucoup plus importants si on laissait là les tonnes de détritus et décombres emportés par les eaux en furie, avertit-il.
Les récifs de Phi Phi, chapelet d'îles situées au sud-est de la station méridionale de Phuket, sont probablement les plus souillés avec une masse de détritus estimée à un millier de tonnes. Sept mille autres tonnes se trouvent sur la terre ferme, à proximité, précise le responsable. La côte occidentale de Phuket a été moins touchée avec "seulement" quelques centaines de tonnes de débris qui obscurent les eaux bleues longeant les plages courues de Patong, Karon et Kata.
"Les récifs coralliens ne sont pas seulement importants pour les ressources marines mais également pour l'industrie touristique thaïlandaise", rappelle M. Maitree après avoir dépêché sur la plage de Patong trois cents plongeurs, la plupart bénévoles, employés des magasins locaux ou simples touristes. "Nous devons essayer de débarasser les détritus avant avril car la saison de la mousson va apporter encore plus de déchets et cela pourrait étendre sur le long terme les dégâts causés aux coraux", a-t-il averti.
Le nettoyage est soutenu par le Programme pour le développement des Nations unies (PNUD), qui fournit l'équipement. Le PNUD a averti que certains sites avait subi des dommages extrêmement importants et que le sable ramené sur les coraux pourraient tuer les récifs s'il n'était pas enlevé. Les opérations de nettoyage ont démarré début janvier à Phi Phi avant d'être étendues aux plages de Phuket. Le mois prochain, elles atteindront les provinces voisines de Krabi et Phang Nga, ont précisé des responsables.
Une journée d'activité coûte une dizaine de milliers de dollars mais le soutien apporté par les plongeurs est exceptionnel, certains venant de Bangkok juste pour le week-end. Au large de Patong, un bonze à bord du navire MV Discovery, appartenant à la société Santana Diving, récite des prières tout en bénissant chaque plongeur s'apprêtant à rejoindre le grand bleu. "Nous prions le dragon doré de la mer pour qu'il protège les plongeurs et bénisse les âmes des milliers de victimes des tsunamis mortes dans la souffrance", explique le bonze Bhikkhu Buddha Dhatu.
Dans un pavillon de plage, une douzaine de bouddhistes sont assis autour d'une table longue, récitant une prière dédiée aux morts avant de brûler de la monnaie de papier et de déposer des offrandes de nourriture. Des plongeurs de plusieurs bateaux tirent une prise faite d'acier rouillé, de béton déchiré, de bouteilles cassées et de filets de pêche. Ils disent que l'eau est généralement claire et certains reviennent tout excités d'avoir aperçu un hippocampe et un banc de poissons multicolores.