.comment-link {margin-left:.6em;}

ASIES Regards et Contre Regards

samedi, février 04, 2006

jeudi 2 février 2006, 11h32

Clemenceau:
Bruxelles enquête sur la légalité de son envoi en Inde

BRUXELLES (AFP) - La Commission européenne enquête sur la légalité de l'envoi du porte-avions français désarmé Clemenceau en Inde où il doit être démantelé, et devrait demander bientôt formellement des explications au gouvernement français, a indiqué jeudi une porte-parole.
Au cas où la France répondrait à la Commission avec des explications jugées insuffisantes, elle s'exposerait à une saisine de la Cour européenne de
Justice, et donc à d'éventuelles sanctions.
Selon la Commission, qui n'a pas précisé quand elle enverrait la demande d'explications à Paris, l'envoi du Clemenceau pourrait constituer une infraction à la législation sur le transport des déchets dangereux, qui ne peuvent en principe pas être expédiés vers un pays n'appartenant pas à l'OCDE.
"Nous ne sommes pas encore au stade de dire s'il y a infraction, mais il y a certains éléments qui nous font penser qu'il y a quelque chose qui ressemble à une infraction", a indiqué Barbara Helfferich, porte-parole du commissaire à l'Environnement Stavros Dimas.
"Il faut d'abord déterminer précisément qu'il s'agit bien de déchets, et ensuite de déchets dangereux", a-t-elle expliqué. "Si c'est le cas, en principe aucun pays de l'Union européenne ne peut envoyer un bateau contenant des déchets dangereux pour démantèlement hors de l'OCDE".
Parti de France le 31 décembre, avec pour destination finale le gigantesque chantier de démolition d'Alang, à l'ouest de l'Inde, l'ancien fleuron de la marine française a connu depuis un périple laborieux.
A la mi-janvier, il est resté quelques jours en souffrance dans les eaux égyptiennes. La Cour suprême de l'Inde a ensuite interdit au Clemenceau l'accès aux côtes indiennes jusqu'au 13 février, date à laquelle elle rendra un arrêt autorisant ou non son accostage, après avoir entendu toutes les parties, y compris la France et Greenpeace.
La quantité d'amiante que recèle le bâtiment est au centre de la polémique. La Commission indienne de contrôle des déchets dangereux, qui avait rendu un premier avis défavorable le 6 janvier, doit prochainement communiquer son avis définitif à la Cour suprême qui statuera sur l'accostage du Clemenceau.
Sur les 160 tonnes de matériaux amiantés du Clemenceau, 115 tonnes ont été enlevées à Toulon, selon les autorités françaises. Mais des organisations de défense de l'environnement soutiennent qu'il en reste beaucoup plus.

jeudi 2 février 2006, 11h32

Clemenceau:
Bruxelles enquête sur la légalité de son envoi en Inde

BRUXELLES (AFP) - La Commission européenne enquête sur la légalité de l'envoi du porte-avions français désarmé Clemenceau en Inde où il doit être démantelé, et devrait demander bientôt formellement des explications au gouvernement français, a indiqué jeudi une porte-parole.
Au cas où la France répondrait à la Commission avec des explications jugées insuffisantes, elle s'exposerait à une saisine de la Cour européenne de
Justice, et donc à d'éventuelles sanctions.
Selon la Commission, qui n'a pas précisé quand elle enverrait la demande d'explications à Paris, l'envoi du Clemenceau pourrait constituer une infraction à la législation sur le transport des déchets dangereux, qui ne peuvent en principe pas être expédiés vers un pays n'appartenant pas à l'OCDE.
"Nous ne sommes pas encore au stade de dire s'il y a infraction, mais il y a certains éléments qui nous font penser qu'il y a quelque chose qui ressemble à une infraction", a indiqué Barbara Helfferich, porte-parole du commissaire à l'Environnement Stavros Dimas.
"Il faut d'abord déterminer précisément qu'il s'agit bien de déchets, et ensuite de déchets dangereux", a-t-elle expliqué. "Si c'est le cas, en principe aucun pays de l'Union européenne ne peut envoyer un bateau contenant des déchets dangereux pour démantèlement hors de l'OCDE".
Parti de France le 31 décembre, avec pour destination finale le gigantesque chantier de démolition d'Alang, à l'ouest de l'Inde, l'ancien fleuron de la marine française a connu depuis un périple laborieux.
A la mi-janvier, il est resté quelques jours en souffrance dans les eaux égyptiennes. La Cour suprême de l'Inde a ensuite interdit au Clemenceau l'accès aux côtes indiennes jusqu'au 13 février, date à laquelle elle rendra un arrêt autorisant ou non son accostage, après avoir entendu toutes les parties, y compris la France et Greenpeace.
La quantité d'amiante que recèle le bâtiment est au centre de la polémique. La Commission indienne de contrôle des déchets dangereux, qui avait rendu un premier avis défavorable le 6 janvier, doit prochainement communiquer son avis définitif à la Cour suprême qui statuera sur l'accostage du Clemenceau.
Sur les 160 tonnes de matériaux amiantés du Clemenceau, 115 tonnes ont été enlevées à Toulon, selon les autorités françaises. Mais des organisations de défense de l'environnement soutiennent qu'il en reste beaucoup plus.

vendredi 3 février 2006, 6h02

Un puissant séisme secoue le nord-est du Japon


TOKYO (AP) - Un puissant séisme d'une magnitude préliminaire de 5,9 sur l'échelle de Richter a secoué le nord-est du Japon, vendredi, mais il n'y a aucun danger de tsunami, a annoncé l'Agence météorologique nippone.
La secousse s'est produite à 13h37 (4h37 GMT) et son épicentre était située à quelque 30kilomètres sous le plancher océanique au large des côtes de la préfecture d'Ibaraki, a précisé l'agence.
La police locale a déclaré qu'on ne déplorait dans l'immédiat ni dégât ni victime.
Ibaraki est située à environ 130km au nord-est de Tokyo. AP


samedi 4 février 2006, 12h22

Philippines:
une bousculade dans un stade de Manille fait 73 morts

MANILLE (AFP) - Soixante-treize personnes ont été tuées et près de 400 autres blessées dans une bousculade survenue devant un stade de Manille samedi où une foule s'était massée pour participer à un jeu télévisé doté de prix, ont annoncé les secours.
Plus de 10.000 personnes étaient rassemblées devant le stade Ultra de Pasig, une banlieue de la capitale des Philippines, dans l'espoir d'avoir un siège à l'émission, un spectacle de variétés extrêmement populaire organisé par la chaine ABS-CBN.
Les causes du drame étaient encore floues samedi matin. Un homme aurait prononcé le mot "bombe", provoquant un mouvement de panique, a indiqué le directeur des services municipaux Lito Vergel De Dios. Mais selon des survivants et des enquêteurs, la catastrophe se serait produite lors du franchissement d'un étroit passage menant au stade. "La raison de la bousculade est qu'un grand nombre de gens se sont retrouvés en un seul endroit", a déclaré le chef adjoint de la police de Pasig, Romeo Abaring. Il a noté que la foule s'était précipitée vers l'unique entrée du stade, où la plupart des morts ont été retrouvés.
Selon le sénateur Richard Gordon, qui est aussi le responsable de la Croix Rouge, le bilan s'élève à 73 morts et 392 blessés, la plupart légers. Un précédent bilan faisait état de 88 morts mais certains avaient été comptés deux fois. La présidente Gloria Arroyo a ordonné une enquête sur les causes de l'incident et a promis d'en rendre public les résultats dans les 72 heures. Mme Arroyo s'est rendue auprès des survivants dans des hopitaux débordés où des victimes étaient obligées d'attendre assises sur des chaises, parfois même à même le sol.
Devant le stade, des corps étaient allongés dans la rue au milieu de détritus, recouverts de sacs en plastique ou de pages de journaux. Des membres des familles caressaient le visage de disparus. La majorité des victimes sont des femmes d'âge moyen ou plus agées. Certaines avaient encore les yeux ouverts et un des sauveteurs a déclaré que "ces gens n'ont eu aucune idée de ce qui leur est tombé dessus". "Nous espérions avoir une chance de gagner de l'argent. Jamais on n'aurait pensé que cela tournerait au cauchemar", a dit Esperanza Marasigan, une femme à la recherche des siens.
L'émission "Wowowee" permet de gagner des prix et de l'argent et, selon la police, certains campaient depuis jeudi pour s'assurer une place. Après le drame, des centaines de personnes restaient sur place, des curieux, des gens désorientés mais aussi d'autres qui espèraient encore participer au jeu. L'animateur du spectacle Willie Revillame avait d'abord déclaré que l'émission devait avoir lieu malgré tout, mais la chaine ABS-CBN l'a finalement reportée.
Accompagné du vice-président Noli de Castro, lui-même ancien présentateur de la chaîne, l'animateur s'est présenté aux milliers de gens présents dans le stade pour les appeler au calme. "Ne nous en voulez pas. Ne vous inquiétez pas. Nous allons nous occuper des blessés et des morts", a-t-il dit. Le président de la chaîne, Eugenio Lopez, a assuré que ABS-CBN couvrirait les dépenses des victimes. "L'émission aura lieu plus tard. Vous conservez vos billets", a ajouté vice-président de Castro.
Il a estimé qu'il était trop tôt pour désigner des coupables. Mais le ministre des communications, Leandro Mendoza, a déclaré qu'une commission enquêterait sur la responsabilité possible des organisateurs de l'émission. Dans un pays où 40% de la population vit avec deux dollars par jour, des émissions comme "Wowowee" remportent un succès considérable. Les spectateurs venus au stade Ultra rêvaient de gagner des minibus ou des maisons, ou le prix d'un million de pesos (19.250 dollars) offert pour le premier anniversaire de l'émission.


samedi 4 février 2006, 12h22

Philippines:
une bousculade dans un stade de Manille fait 73 morts

MANILLE (AFP) - Soixante-treize personnes ont été tuées et près de 400 autres blessées dans une bousculade survenue devant un stade de Manille samedi où une foule s'était massée pour participer à un jeu télévisé doté de prix, ont annoncé les secours.
Plus de 10.000 personnes étaient rassemblées devant le stade Ultra de Pasig, une banlieue de la capitale des Philippines, dans l'espoir d'avoir un siège à l'émission, un spectacle de variétés extrêmement populaire organisé par la chaine ABS-CBN.
Les causes du drame étaient encore floues samedi matin. Un homme aurait prononcé le mot "bombe", provoquant un mouvement de panique, a indiqué le directeur des services municipaux Lito Vergel De Dios. Mais selon des survivants et des enquêteurs, la catastrophe se serait produite lors du franchissement d'un étroit passage menant au stade. "La raison de la bousculade est qu'un grand nombre de gens se sont retrouvés en un seul endroit", a déclaré le chef adjoint de la police de Pasig, Romeo Abaring. Il a noté que la foule s'était précipitée vers l'unique entrée du stade, où la plupart des morts ont été retrouvés.
Selon le sénateur Richard Gordon, qui est aussi le responsable de la Croix Rouge, le bilan s'élève à 73 morts et 392 blessés, la plupart légers. Un précédent bilan faisait état de 88 morts mais certains avaient été comptés deux fois. La présidente Gloria Arroyo a ordonné une enquête sur les causes de l'incident et a promis d'en rendre public les résultats dans les 72 heures. Mme Arroyo s'est rendue auprès des survivants dans des hopitaux débordés où des victimes étaient obligées d'attendre assises sur des chaises, parfois même à même le sol.
Devant le stade, des corps étaient allongés dans la rue au milieu de détritus, recouverts de sacs en plastique ou de pages de journaux. Des membres des familles caressaient le visage de disparus. La majorité des victimes sont des femmes d'âge moyen ou plus agées. Certaines avaient encore les yeux ouverts et un des sauveteurs a déclaré que "ces gens n'ont eu aucune idée de ce qui leur est tombé dessus". "Nous espérions avoir une chance de gagner de l'argent. Jamais on n'aurait pensé que cela tournerait au cauchemar", a dit Esperanza Marasigan, une femme à la recherche des siens.
L'émission "Wowowee" permet de gagner des prix et de l'argent et, selon la police, certains campaient depuis jeudi pour s'assurer une place. Après le drame, des centaines de personnes restaient sur place, des curieux, des gens désorientés mais aussi d'autres qui espèraient encore participer au jeu. L'animateur du spectacle Willie Revillame avait d'abord déclaré que l'émission devait avoir lieu malgré tout, mais la chaine ABS-CBN l'a finalement reportée.
Accompagné du vice-président Noli de Castro, lui-même ancien présentateur de la chaîne, l'animateur s'est présenté aux milliers de gens présents dans le stade pour les appeler au calme. "Ne nous en voulez pas. Ne vous inquiétez pas. Nous allons nous occuper des blessés et des morts", a-t-il dit. Le président de la chaîne, Eugenio Lopez, a assuré que ABS-CBN couvrirait les dépenses des victimes. "L'émission aura lieu plus tard. Vous conservez vos billets", a ajouté vice-président de Castro.
Il a estimé qu'il était trop tôt pour désigner des coupables. Mais le ministre des communications, Leandro Mendoza, a déclaré qu'une commission enquêterait sur la responsabilité possible des organisateurs de l'émission. Dans un pays où 40% de la population vit avec deux dollars par jour, des émissions comme "Wowowee" remportent un succès considérable. Les spectateurs venus au stade Ultra rêvaient de gagner des minibus ou des maisons, ou le prix d'un million de pesos (19.250 dollars) offert pour le premier anniversaire de l'émission.

vendredi, janvier 13, 2006

mardi 10 janvier 2006, 10h46

L'étonnante histoire des Bourbon d'Inde, éminences grises des Begums


BHOPAL (AFP) - Dans la ville poussiéreuse de Bhopal, un palais en ruine et quelques tombes chrétiennes chuchotent encore aux visiteurs l'étonnante histoire de ces descendants de la famille royale française des Bourbon qui devinrent éminences grises des Begums, les reines de la cité.
C'est une histoire que narre leur descendant, Balthazar-Napoléon Bourbon, un gentleman-farmer avocat et paysan, à Bhopal, capitale de l'Etat du Madhya Pradesh (centre).
La porte d'entrée de sa demeure est ornée d'un "Maison des Bourbons" assorti d'une fleur de lys, blason de la dynastie. A côté, l'église fondée par son arrière grand-mère Isabella, où l'on voit le nom des Bourbon inscrit sur des tombes.
Selon la mémoire familiale, enrichie par les témoignages des visiteurs européens au fil des siècles, un certain Jean-Philippe de Bourbon Navarre arriva en 1560 à la cour de l'empereur Akbar, troisième de la dynastie moghole qui dirigea le pays du début du XVIe siècle jusqu'au milieu du XIXe.
Au XVIe siècle en
Inde, "il y avait plein d'Européens, de toutes nationalités, errant (...) dans le but de faire fortune", rappelle dans un livre sur les Bourbon le professeur d'histoire anglaise Siobhan Lambert-Hurley.
Les récits de famille disent que Jean-Philippe, fils d'un duc cousin du roi Henri IV, s'enfuit de France après avoir tué un noble français dans un duel. Kidnappé par les pirates puis échappé de leur griffes, il arriva à Goa sur la côte sud-ouest de l'Inde. De là, il réussit à s'attirer rapidement les bonnes grâces de la cour.
"Le jeune aventurier était grand, son allure vaillante", selon l'écrivain C.A. Kincaid.
"Akbar fut si ravi de son apparence qu'il le nomma responsable de l'armée royale", raconte M. Bourbon en se basant sur les textes d'Abu Fazl, ministre de cour qui écrivit Akbar-Namah ou Chroniques d'Akbar, considéré comme le plus grand roi des Moghols pour sa tolérance religieuse et sa bonne administration.
Jean-Philippe devint beau-frère d'Akbar en épousant Juliana Mascarenhas, la soeur d'une de ses épouses. Le couple vécut à Agra, où il fit construire une église, puis à New Delhi à la lisière de laquelle un quartier devenu industriel porte le nom de Lady Juliana ki Sarai.
C'est au XVIIIe siècle que leurs descendants s'installèrent à Bhopal où leur fortune se maria à celle des Begums. Ces reines dirigèrent Bhopal à partir de 1819 lorsque Qudsia Begum, 18 ans, - première des quatre souveraines - s'empara du trône à la mort de son mari le prince Nawab Nazar Mohammed Khan.
Un descendant des Bourbon, Balthazar, devint son Premier ministre jusqu'à ce qu'il meurt empoisonné en 1830, victime d'intrigues de cour.
"Les Bourbon revendiquèrent avoir mis la veuve de Khan sur le trône", explique M. Bourbon. "Plus tard, les époux des reines furent jaloux de leurs femmes et de la confiance qu'elles accordaient aux Bourbon".
Le fils de Balthazar, Salvador qui lui aussi devint Premier ministre, offrit un palais à la fille de Qudsia Begum, Sikander Begum. Sis dans la vieille ville, le palais, Shaukat Mahal, d'architecture franco-indienne, abrite aujourd'hui une faculté d'homéopathie et une école de beauté.
Avec l'abolition des titres royaux et des privilèges en
Inde en 1971, les Bourbon perdirent leurs royaux patrons et leurs biens. "Les jagirs (terres) des Bourbon furent confisqués. Alors les Bourbon se mirent à travailler. Personne ne l'avait fait avant mon grand-père", dit M. Bourbon.
Les descendants des Begums sont depuis devenus rois dans leurs disciplines, avec un ex-capitaine de l'équipe de cricket ou une star de Bollywood.
La famille Bourbon n'a elle aujourd'hui comme héritage de ses ancêtres français que leur nom et leur foi dans l'Eglise catholique. Balthazar-Napoléon Bourbon ne parle pas français.

mercredi 11 janvier 2006, 0h02

Séisme en Asie du Sud: l'OTAN réduit ses opérations au Cachemire pakistanais

ISLAMABAD (AP) - L'OTAN a annoncé mardi qu'elle allait réduire ses opérations dans la région pakistanaise du Cachemire, où un violent séisme a fait au moins 87.000 morts le 8 octobre dernier.
L'Alliance atlantique a déployé un millier de soldats ainsi que des équipes médicales et des ingénieurs pour participer aux opérations de secours après le tremblement de terre, qui a également fait 3,5 millions de sans-abri.
Mais son mandat de 90 jours doit prendre fin le mois prochain et les premières unités vont quitter le Cachemire d'ici la fin de la semaine, selon le porte-parole de l'OTAN, le commandant Eric Bruijn. "Nous pensons avoir quitté la région du Cachemire avant le 1er février", a-t-il précisé. "Nous sommes là pour les opérations de secours initiales (...) et c'est ce que nous avons fait".
Ce retrait survient alors que les services météorologiques pakistanais ont lancé une alerte aux avalanches dans la zone du séisme, notamment dans les villes et villages situés dans les montagnes himalayennes où des températures glaciales sont attendues. Elles ont déjà atteint moins 15 degrés Celsius dans certaines zones. AP

mercredi 11 janvier 2006, 0h22

Le froid a déjà fait plus de 230 morts en Asie du Sud

LUCKNOW, Inde (AP) - Le froid a fait plus de 230 morts en Asie du Sud, alors que des feux de joie ont été allumés dans certaines villes indiennes pour protéger la population des températures glaciales.
La plupart des victimes en Inde, au Bangladesh et au Pakistan ont succombé à des fièvres et pneumonies contractées pendant la vague de froid, selon les autorités.
"Les feux de joie sont le seul réconfort pour nous", a confié Sukhai Ram, 30 ans, dans la ville de Lucknow (nord du pays). Emmitouflé dans une couverture crasseuse, il a passé la nuit avec des dizaines d'autres personnes déshéritées autour d'un feu. "Sans les feux, nous mourrons".
Le Bangladesh a recensé 14 personnes décédées dans la nuit de lundi à mardi au pied de l'Himalaya. Neuf victimes ont péri dans la province de Thakurgaon, selon les services de secours. Cinq autre décès ont été signalés à Dinajpur et Ishwardi. Au total, le bilan est de 40 morts dans le pays depuis le début de la vague de froid il y a une semaine.
En Inde, dans l'Etat de l'Uttar Pradesh, au moins 12 personnes sont décédées dans la nuit, portant le bilan à 144 morts dans le pays, a-t-on appris auprès de Surendra Srivastava, un porte-parole de la police à Lucknow, la capitale de l'Etat. Les écoles ont été fermées dans le nord de l'Inde. Au Pakistan voisin, au moins 47 personnes sont mortes de froid ou de pneumonie. AP

jeudi 12 janvier 2006, 13h36

Li, Wang, Zhang... et moi, et moi, et moi...

Par Altiplano, sa biographie

Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.
Selon une enquête réalisée par l'Académie des Sciences de Chine, les patronymes Li, Wang et Zhang sont les plus portés, et se répartissent ainsi :
Li : 96,2 millions de personnes (7,4 % de la population) Wang : 93,6 millions de personnes (7,2 % de la population) Zhang : 88,4 millions de personnes (6,8 % de la population)
Cette étude a été menée à l'échelle chinoise, c'est-à-dire auprès de 296 millions de personnes (!) à travers 1 100 villes, et a recueilli 4 100 noms...
La démographie chinoise donne le vertige, tant ces données sont colossales. En réalité, il convient de réviser quelques certitudes. Selon le bulletin mensuel de l'Institut national d'études démographiques du mois d'octobre 2005 (PDF 131 Ko), la Chine amorcerait une décroissance, qui pourrait se manifester à l'horizon 2030 : la population chinoise pourrait ne jamais atteindre 1,5 milliard d'habitants, et plafonner à 1,45 milliard d'habitants. Sous l'effet conjugué de la hausse du coût de la vie, du chômage et l'urbanisation, la fécondité se situe désormais en dessous du seuil de renouvellement des générations (fixé à 2,1 enfants par femme) pour s'établir entre 1,5 % et 1,8 %. Par ailleurs, un déséquilibre dans la répartition des naissances entre les garçons et les filles est apparu lors du recensement de 2000 : 117 garçons ont vu le jour, contre 100 filles, alors que ce taux s'élève habituellement à environ 104 garçons pour 100 filles. La pratique de l'avortement sélectif à l'encontre des filles explique ce déséquilibre.
Tout comme l'Inde, qui deviendra le pays le plus peuplé du monde en 2050, la Chine risque fort d'être confrontée au problème d'hommes célibataires dans l'impossibilité de trouver une épouse. Vingt-cinq millions d'hommes chinois devraient se trouver dans cette douloureuse situation.
Enfin, la Chine deviendra un pays vieillissant, où la proportion des plus de 65 ans doublera dans les 25 prochaines années, passant de 8 % en 2005 à 16 % en 2030. Sachant que le système de retraites est inexistant, il sera difficile de vieillir en paix dans l'Empire du Milieu...

Devenez vous aussi un reporter d'AgoraVox en vous inscrivant gratuitement ici.
Lire d'autres articles de ce reporter Commenter cet article Lire les commentaires

vendredi 13 janvier 2006, 13h54

L'Indonésie, grosse fumeuse de tabac, la cigarette y a son musée


SURABAYA (Indonésie) (AFP) - Une odeur sucrée et âcre de girofle et de tabac flotte dans l'air tandis que des femmes roulent de leurs doigts agiles des cigarettes devant des touristes admiratifs.
Cette scène exotique dans un monde où s'étend la chasse au tabac se déroule au musée Sampoerna de Surabaya, la deuxième ville d'Indonésie située à l'est de Java.
Sampoerna (prononcer "sampourna") était le troisième cigarettier indonésien quand il a été absorbé l'an passé par le géant américain Philip Morris. La transaction de 5,2 milliards de dollars reste un record dans l'archipel très gros fumeur.
La star du musée "House of Sampoerna" est sans conteste la "kretek", la cigarette typique d'Indonésie, mélange de tabac et de clous de girofle au parfum si caractéristique et qui crépite quand on la fume.
Des centaines d'ouvrières la roulent à la main dans l'immense usine Sampoerna, en partie montrée aux visiteurs. En roulant 4.000 cigarettes par jour, chacune gagne 60.000 roupies (60 dollars) par semaine. Sampoerna compte 37.000 salariés.
La seconde vedette du musée est Liem Seeng Tee, le fondateur de l'empire Sampoerna. Cet immigrant chinois très pauvre a commencé au début du XXe siècle à vendre des cigarettes à l'unité, avec un simple chariot à bras dans les rues de Surabaya.
Son épopée et celle de ses descendants, magnats du tabac et en particulier des kreteks, est illustrée par des photos en noir et blanc accrochée aux murs du musée, un ancien orphelinat construit au temps de la colonie hollandaise et racheté en 1932.
Cette même année le bâtiment qui avait alors été transformé par Sampoerna en théâtre a reçu la visite de Charlie Chaplin. Puis Sukarno, le futur père fondateur de l'Indonésie, y a prononcé des discours.
Aujourd'hui les salles du musée sont décorés de meubles chinois et d'une foule d'articles liés à la marque mythique, notamment un livre intitulé "Fumer est bon pour vous".
"Nous souhaitons partager avec le public l'histoire de Sampoerna, le combat de son fondateur et de sa famille pour en faire une réussite", explique Hengki Setiawan, responsable du marketing du musée.
"Nous voulons que la House of Sampoerna devienne la nouvelle icône de Surabaya. La kretek symbolise vraiment l'Indonésie", ajoute-t-il.
Selon un rapport de 2004 du ministère de la Santé indonésien, 62,2% des hommes fumaient en 2001 dans le pays. Plus des deux tiers avaient débuté avant l'âge de 19 ans.
Avec le Népal l'Indonésie est le seul pays à ne pas être partie à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, qui préconise notamment l'interdiction de la publicité pour les cigarettes.
Dans ce contexte laxiste, le musée Sampoerna se défend toutefois de participer à la promotion du tabac. "Nous avons une politique concernant l'âge", indique à l'AFP Ina Silas, la directrice générale de l'établissement. Les visiteurs de moins de 18 ans doivent être accompagnés de leurs parents.
Pour Willem Van Schendel, un touriste néerlandais, la visite s'approche de celle de châteaux français producteurs de grands vins.
"Bien entendu il y a une tendance mondiale à s'attaquer aux problèmes de santé, aux dangers de fumer, mais c'est la même chose pour l'alcool et pour moi ce n'est pas très différent. Et je suis non-fumeur", dit-il. Il estime que le musée "est très bien fait".
Ayu Setiarimi, une étudiante en tourisme de l'université Airlangga de Surabaya, admet que la House of Sampoerna "fait de la promotion indirecte", mais, poursuit-elle, "notre connaissance des cigarettes est désormais plus vaste".

samedi, janvier 07, 2006

vendredi 6 janvier 2006, 9h49

Le bilan des glissements de terrain s'alourdit en Indonésie

SIJERUK, Indonésie (Reuters) - Le bilan des glissements de terrain qui se sont produits cette semaine dans l'île indonésienne de Java s'est alourdi vendredi à 120 morts.
Plusieurs villages ont été engloutis depuis le début de la semaine sous des tonnes de boue et de pierres.
L'action des secours est freinée par le manque d'équipement mais aussi par les milliers de rescapés qui bloquent l'accès aux villages dévastés.
A Sijeruk, un village de la province de Java-Centre touché mercredi avant l'aube, 43 cadavres ont été extraits de la gangue de boue épaisse par endroits de six mètres. A Banjarnegara, une localité voisine, le bilan provisoire est estimé à 40 morts.
A Java-Est, les secours ont dégagé 77 corps dans plusieurs villages dévastés dans la journée de dimanche.
La déforestation, notamment due à l'exploitation illégale du bois ou à l'extension des surfaces cultivées, explique en grande partie l'ampleur des glissements de terrain et des inondations, fréquents en Indonésie.


samedi 7 janvier 2006, 4h42

Réforme de l'ONU: le Japon se désolidarise de l'Allemagne, du Brésil et de l'Inde

NATIONS UNIES (AP) - Le Japon a refusé vendredi de se joindre à l'Allemagne, ou Brésil et à l'Inde dans leur décision de soumettre une résolution qui ajouterait six sièges permanents au Conseil de sécurité de l'ONU, dans le cadre des propositions de réforme de l'organisation pour le 21e siècle.
Cette décision de Tokyo rompt le "Groupe des quatre", même si le Brésil, l'Allemagne et l'Inde et le Japon lui-même ont tous nié l'idée d'une rupture entre ces pays, qui avaient tenté en vain l'année dernière d'obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité.
Ils avaient soumis une résolution à l'Assemblée générale des Nations unies prévoyant l'élargissement du Conseil de sécurité de 15 à 25 membres, dont six permanents qui ne disposeraient pas du droit de veto. Leur projet avait rencontré une forte opposition et avait été rejeté.
Le Conseil de sécurité est actuellement composé de cinq membres permanents (les Etats-Unis, la Chine, la Grande-Bretagne, la France et la Russie) disposant du droit de veto, et de dix sièges non-permanents qui répartis entre les Etats-membres de l'ONU. AP

samedi 7 janvier 2006, 5h25

Un agriculteur se fait exploser dans un tribunal en Chine: cinq morts


PEKIN (AP) - Un agriculteur chinois mécontent d'une décision de justice s'est fait exploser dans un tribunal du nord-ouest de la
Chine, tuant cinq personnes dont lui-même, rapporte samedi l'agence officielle Chine nouvelle.
La déflagration s'est produite vendredi dans un tribunal du comté de Minle, dans la province du Gansu, selon Chine nouvelle. Le président du tribunal et un responsable local du Parti communiste figurent parmi les victimes.
Le kamikaze, Qian Wenzhao, 62 ans, était apparemment mécontent d'une décision de justice concernant un conflit de propriété. AP

Blizzard en Chine: 97.000 évacuations

PEKIN (AP) - Quelque 97.000 personnes ont été évacuées de régions du nord-ouest de la Chine recouvertes par une couche de neige pouvant atteindre un mètre d'épaisseur, a annoncé le gouvernement samedi.
Le blizzard qui frappe la région du Xinjiang depuis le 29 décembre a isolé 224.800 personnes et tué 9.234 têtes de bétail, selon l'agence de presse officielle Chine nouvelle, qui cite les autorités locales. Environ 300.000 autres têtes de bétail seraient menacées par la faim.
Les préfectures d'Altay, Tacheng et Yili, situées sur la frontière nord-ouest avec la république du Kazakhstan, sont les plus touchées, affirme Chine nouvelle. AP

samedi 7 janvier 2006, 9h22

Neige et froid ont fait plus de 60 morts au Japon depuis début décembre

TOKYO (AFP) - Plus de 60 personnes ont trouvé la mort au Japon et un millier ont été blessées, à la suite des intempéries et de chutes de neige exceptionnellement abondantes depuis le début de l'hiver, a rapporté samedi la presse nippone.
La neige est tombée à gros flocons vendredi sur l'ouest et le nord de l'Archipel, perturbant considérablement les transports, et la météorologie nationale a mis en garde contre les risques d'avalanche et les difficultés de circulation.
Les chutes de neige, qui atteignent des niveaux record en certains endroits, doivent continuer jusqu'à dimanche.
En revanche, Tokyo, la plus grande mégalopole du monde (30 millions d'habitants), a été épargnée jusqu'à présent par les intempéries.
A la demande des autorités locales, l'armée de terre a dépêché une unité de secours d'une centaine d'hommes samedi à Iiyama, dans la préfecture centrale de Nagano, au coeur des Alpes japonaises, afin de déblayer la ville recouverte par plus de deux mètres de neige.
C'est la première fois que l'armée intervient cet hiver. Des soldats sont aussi attendus samedi à Tsunan (où il y a 3,5 mètres de neige), dans la préfecture de Niigata, très touchée par les précipitations depuis des semaines.
"Il faut répondre rapidement si la situation l'exige", a déclaré vendredi le Premier ministre Junichiro Koizumi en promettant que les forces armées pourraient être mobilisées en cas d'urgence.
Depuis le début décembre, la neige et le froid ont fait 61 morts et 1.010 blessés, a précisé l'agence de presse Kyodo, se basant sur les statistiques des autorités préfectorales.
Près de 600 habitations ont été endommagées et le trafic ferroviaire et routier a dû être interrompu en de nombreux endroits du Japon, en particulier dans la région de Niigata et Akita (nord), a ajouté l'agence.
Une ligne de shinkansen (train à grande vitesse) a été provisoirement suspendue samedi et la liaison Tokyo-Osaka subit des retards.
Un déraillement de train express, provoqué par une violente tempête de neige, avait fait 5 morts et 32 blessés le 25 décembre dans le nord du Japon.
Près de 1,4 million de foyers ont été temporairement privés d'électricité depuis le début de l'hiver et la distribution du courrier a également souffert des intempéries, un fait rarissime au Japon.
Un total de 2,45 mètres de neige est tombé en moyenne sur tout le Japon entre le 9 décembre et le 5 janvier, soit trois fois plus que la moyenne des dix dernières années, selon le ministère des Transports qui mesure les chutes de neige dans une centaine de lieux à travers l'Archipel pour l'entretien des routes.
En outre, une grande partie du Japon connaît son hiver le plus froid depuis 1946.
samedi 7 janvier 2006, 8h02

samedi 7 janvier 2006, 12h18

Le rythme de croissance à la chinoise risque d'être fatal pour la planète

WASHINGTON (AFP) - Le maintien de l'actuel rythme de croissance économique de la Chine risque d'être fatal à la planète si ni Pékin ni le reste du monde ne modifient rapidement leur modèle de production et de consommation, a averti jeudi Lester Brown, président du Earth Policy Institute à Washington.
"Notre économie mondiale est engagée sur une voie environnementale que la planète ne peut supporter", a déclaré M. Brown en présentant son dernier livre "Plan B 2 pour sauver une planète stressée et une civilisation en danger".
"Ce qui se passe en Chine devrait commencer à convaincre les économistes" de la nécessité de restructurer le système, a-t-il estimé.
Selon les chiffres compilés par son institut, les Chinois consomment déjà actuellement deux fois plus de viande (67 millions de tonnes contre 39 millions de tonnes) que les Américains et plus de deux fois plus d'acier (258 M tonnes contre 104 M tonnes).
Et si la Chine continue de se calquer sur le rêve américain, d'ici 2031 ses 1,45 milliard d'habitants prévus consommeront l'équivalent des deux tiers de l'actuelle production mondiale de céréales, et plus du double de l'actuelle production mondiale de papier. "Ainsi partent les forêts de la planète", a souligné M. Brown.
Le modèle économique occidental - basé sur des énergies fossiles, construit autour de la voiture et des produits jetables - ne pourra pas fonctionner en Chine, ni en Inde, dont la population devrait même dépasser celle de la Chine en 2031, a-t-il estimé.
A l'heure de la mondialisation et de la concurrence effrénée pour produire toujours plus et à des prix toujours plus compétitifs, l'actuel modèle va mener le monde à sa perte.
Côté changement climatique, Lester Brown affirme que le point de non-retour pourrait être déjà atteint et que les données scientifiques disponibles ne permettent pas de l'infirmer.
Aussi faut-il, sans tarder, restructurer l'économie mondiale pour soutenir notre civilisation, lancer un effort général pour éradiquer la pauvreté et la restauration des milieux naturels, selon le Plan B de Lester Brown.
Il a noté quelques signes encourageants en provenance de Chine où la pression pour agir en faveur de l'efficacité énergétique et de la protection de l'environnement semble avoir pris une tournure politique.
"Ils commencent à reconnaître qu'ils doivent procéder à des modifications mais ils ne sont pas encore allés jusqu'à dire en public que le modèle occidental ne marchera pas chez eux", a noté M. Brown, invité à présenter ses vues au Forum économique mondial à Davos (Suisse) fin janvier.
Selon lui, cinq des huit plus grandes entreprises chinoises dans l'électronique et l'aérospatiale ont déjà annoncé leur entrée dans l'énergie éolienne, emboîtant le pas au géant américain General Electric.
Les Chinois "ont aussi adopté des normes d'efficacité pour la consommation en carburant des véhicules", s'est-il réjouit, ajoutant que Pékin s'intéresse également davantage, depuis peu, à la pollution de l'air et de l'eau.
L'exploitation accrue des sources d'énergie renouvelable devra se faire intelligemment, selon M. Brown pour éviter par exemple une pénurie de produits alimentaires et une flambée des prix de ces denrées si les agriculteurs devaient opter en masse pour la production d'éthanol par exemple, un biocarburant à base de céréales.

vendredi 6 janvier 2006, 18h05

L'Inde pourrait s'opposer au transfert du Clemenceau

MUMBAI, Inde (Reuters) - Une commission de la Cour suprême indienne a recommandé d'interdire à l'ancien porte-avions français Clemenceau l'accès au territoire indien, où il doit être désamianté et démantelé.
"Pour le moment le bateau ne sera pas autorisé à entrer (en Inde) car nous n'avons pas les informations nécessaires concernant les matériaux toxiques qu'il transporte", a déclaré à Reuters l'un des membres du comité indien de surveillance des déchets dangereux, Claude Alvares.
La commission doit se réunir à nouveau à New Delhi le 20 janvier pour prendre une décision finale.
En France, plusieurs associations - Greenpeace, le Comité anti-amiante Jussieu et l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante (Andeva) - ont saisi vendredi le Conseil d'Etat afin d'annuler une décision du tribunal administratif de Paris du 30 décembre qui avait permis le départ du Clemenceau.
Le bâtiment avait appareillé du port de Toulon (Var) le 31 décembre.
L'Andeva et le Comité Jussieu déposeront lundi un nouveau référé devant le tribunal administratif de Paris visant cette fois à "suspendre le contrat liant l'Etat français à la société de droit panaméen SDI" qui prévoit le désamiantage du Clemenceau en Inde.
Dans un communiqué, Greenpeace se déclare "satisfaite" de l'avis de la commission indienne et demande à la France de "faire revenir immédiatement son porte-avions à Toulon".
"Le gouvernement commet une erreur en pensant qu'il pourra ainsi se débarrasser du Clemenceau", écrivent le Comité Jussieu et l'Andeva dans un communiqué commun. Les associations se disent déterminées à user de "tous les moyens, notamment juridiques, dont elles disposent pour s'opposer à cette opération choquante".

LE MINISTRE FRANÇAIS DE LA DÉFENSE "PREND NOTE"
Les écologistes s'élèvent contre l'envoi à Alang, dans l'ouest de l'Inde, de l'ancien fleuron de la Marine française, qui n'a été que partiellement décontaminé, et accusent la France de violer la convention de Bâle relative aux exportations de déchets toxiques.
Le ministère français de la Défense a dit prendre "note" de l'avis de la commission indienne. "On attend sa décision finale dans deux semaines", a dit à Reuters une porte-parole du ministère.
Elle a précisé que le Clemenceau se trouvait actuellement en Méditerranée et poursuivait sa route vers l'Inde. Son périple est prévu pour durer deux mois.
Selon les associations de défense de l'environnement, il resterait au moins 105 tonnes d'amiante à bord, alors que l'armée française parle d'une quarantaine de tonnes.
Selon un rapport de Greenpeace, des milliers d'ouvriers travaillant dans des chantiers de démantèlement de bateaux en Inde, au Pakistan et en Chine, sont morts ces vingt dernières années dans des accidents ou après avoir été exposés à des déchets toxiques.

vendredi 6 janvier 2006, 18h05

L'Inde pourrait s'opposer au transfert du Clemenceau

MUMBAI, Inde (Reuters) - Une commission de la Cour suprême indienne a recommandé d'interdire à l'ancien porte-avions français Clemenceau l'accès au territoire indien, où il doit être désamianté et démantelé.
"Pour le moment le bateau ne sera pas autorisé à entrer (en Inde) car nous n'avons pas les informations nécessaires concernant les matériaux toxiques qu'il transporte", a déclaré à Reuters l'un des membres du comité indien de surveillance des déchets dangereux, Claude Alvares.
La commission doit se réunir à nouveau à New Delhi le 20 janvier pour prendre une décision finale.
En France, plusieurs associations - Greenpeace, le Comité anti-amiante Jussieu et l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante (Andeva) - ont saisi vendredi le Conseil d'Etat afin d'annuler une décision du tribunal administratif de Paris du 30 décembre qui avait permis le départ du Clemenceau.
Le bâtiment avait appareillé du port de Toulon (Var) le 31 décembre.
L'Andeva et le Comité Jussieu déposeront lundi un nouveau référé devant le tribunal administratif de Paris visant cette fois à "suspendre le contrat liant l'Etat français à la société de droit panaméen SDI" qui prévoit le désamiantage du Clemenceau en Inde.
Dans un communiqué, Greenpeace se déclare "satisfaite" de l'avis de la commission indienne et demande à la France de "faire revenir immédiatement son porte-avions à Toulon".
"Le gouvernement commet une erreur en pensant qu'il pourra ainsi se débarrasser du Clemenceau", écrivent le Comité Jussieu et l'Andeva dans un communiqué commun. Les associations se disent déterminées à user de "tous les moyens, notamment juridiques, dont elles disposent pour s'opposer à cette opération choquante".

LE MINISTRE FRANÇAIS DE LA DÉFENSE "PREND NOTE"
Les écologistes s'élèvent contre l'envoi à Alang, dans l'ouest de l'Inde, de l'ancien fleuron de la Marine française, qui n'a été que partiellement décontaminé, et accusent la France de violer la convention de Bâle relative aux exportations de déchets toxiques.
Le ministère français de la Défense a dit prendre "note" de l'avis de la commission indienne. "On attend sa décision finale dans deux semaines", a dit à Reuters une porte-parole du ministère.
Elle a précisé que le Clemenceau se trouvait actuellement en Méditerranée et poursuivait sa route vers l'Inde. Son périple est prévu pour durer deux mois.
Selon les associations de défense de l'environnement, il resterait au moins 105 tonnes d'amiante à bord, alors que l'armée française parle d'une quarantaine de tonnes.
Selon un rapport de Greenpeace, des milliers d'ouvriers travaillant dans des chantiers de démantèlement de bateaux en Inde, au Pakistan et en Chine, sont morts ces vingt dernières années dans des accidents ou après avoir été exposés à des déchets toxiques.

dimanche, décembre 18, 2005

samedi 17 décembre 2005, 17h11

Heurts à Hong Kong, 900 anti-OMC interpellés

HONG KONG (Reuters) - La police de Hong Kong a fait un usage massif de gaz lacrymogènes pour repousser des centaines de manifestants qui tentaient de pénétrer de force dans le centre de conférence où étaient réunis les ministres du Commerce de 149 pays.
Quarante-quatre personnes ont été blessées dans les heurts, dont cinq policiers au moins, a rapporté le gouvernement. La plupart des blessés sont des agriculteurs sud-coréens qui estiment que la libéralisation des échanges cause leur ruine.
Neuf cents manifestants ont été interpellés, a déclaré le chef de la police, Dick Lee, lors d'une conférence de presse en fin de soirée. Comme on lui demandait s'ils allaient être placés en état d'arrestation, il a répondu qu'on agirait à leur égard "conformément à la loi".
La situation est maîtrisée dans la plupart des points affectés, a-t-il dit, ajoutant que la police prendrait "toutes mesures nécessaires pour rétablir l'ordre" et que les travaux de la conférence de l'OMC pourraient continuer normalement.
Un millier de personnes étaient impliquées dans les incidents, a encore indiqué Lee.
La police a dit ne pas avoir encore décidé si une autre manifestation importante prévue dimanche serait autorisée.
Plusieurs milliers de manifestants s'étaient rassemblés pacifiquement samedi en début d'après-midi, à l'appel de plusieurs organisations altermondialistes, pour protester contre la réunion de l'OMC, aux cris de "A bas l'OMC".
Lorsque les premiers manifestants avaient atteint les cordons de police, ils avaient donné aux policiers des roses et libéré des ballons jaunes frappés du slogan "Non à l'OMC".
Mais, se faisant plus nombreux à proximité des policiers, ils avaient commencé à peser sur les cordons de sécurité, qu'ils avaient ensuite franchis avant d'être refoulés aux abords du centre de conférence situé sur le bord de mer.
Quelque 10.000 manifestants altermondialistes avaient convergé dans la cité à l'occasion de la conférence ministérielle de l'OMC. Parmi eux figuraient quelque 2.000 Sud-Coréens, connus en
Asie pour la virulence de leur opposition à la mondialisation.
Peu d'incidents avaient marqué jusqu'ici la conférence de l'OMC à Hong Kong alors que des réunions antérieures similaires, à Cancun et Seattle, avaient donné lieu à des violences.

dimanche 18 décembre 2005, 11h43

Inde: au moins 45 morts lors d'un mouvement de panique dans un camp de réfugiés


NEW DELHI (AFP) - Au moins 45 personnes, en majorité des femmes, ont été tuées et une cinquantaine blessées dimanche à la suite d'un mouvement de panique dans un camp de réfugiés à Chennai (anciennement Madras), dans le sud de l'Inde, a annoncé la police locale.
Le drame s'est produit dans la capitale de l'Etat du Tamil Nadu (sud) où plus de 3.000 personnes s'étaient rassemblées dans une école transformée en centre de distribution de bons d'alimentation.
Selon l'agence PTI, le mouvement de panique a été provoqué par une rumeur, selon laquelle, dimanche était le dernier jour pour la distribution de ces bons mise en place à la suite de graves inondations dans la région.
Un officier de police a affirmé à l'AFP que 45 personnes avaient été tuées dans la bousculade et 50 blessées, tandis que le gouvernement faisait état de 42 morts.
La plupart des victimes sont des femmes et le nombre des morts pourrait encore augmenter, a précisé le policier.
Les chaînes de télévision ont montré des images de la police transportant des corps des victimes hors des bâtiments alors que des femmes assistaient à la scène en hurlant. Les blessés, dont plusieurs gravement, ont été transportés dans deux hôpitaux de la ville.
L'Etat côtier du Tamil Nadu a été récemment gravement touché par des inondations provoquées par des pluies diluviennes qui ont conduit à l'évacuation de 175.000 personnes. Le gouvernement indien a ouvert environ 150 centres de distribution de vivres.
Le Premier ministre de l'Etat du Tamil Nadu J. Jayalalithaa a d'ores et déjà annoncé que l'Etat verserait une indemnité de 100.000 roupies (2.212 dollars) aux familles de victimes, et a ordonné l'ouverture d'une enquête.
Le centre de secours devait ouvrir à 07H30 (02H00 GMT) dimanche matin mais plusieurs heures avant, la foule s'était massée devant les portes craignant une insuffisance de coupons.
"Toute à coup, il a commencé à pleuvoir beaucoup et tout le monde voulait entrer. Quand la serrure de la porte a cédé, ceux qui étaient devant ont été écrasés par la foule qui poussait derrière", a raconté un témoin Dhanalakshmi.
Le drame de dimanche est le deuxième de ce genre en un mois. Le mois dernier, six personnes avaient été piétinées à mort alors que 300 personnes s'étaient précipitées dans un centre de secours gouvernemental pour toucher 2.000 roupies (environ 44 dollars US) d'aide, ainsi que la nourriture et des vêtements.
Selon la télévision Aaj Tak, la police, qui avait pris des mesures de sécurité afin d'éviter le renouvellement de tels incidents, a perdu dimanche la maîtrise de la situation.

samedi 17 décembre 2005, 15h18

Le plus célèbre des chercheurs sud-coréens dans la tourmente

SEOUL (AP) - Hwang Woo-suk, le scientifique sud-coréen qui avait annoncé l'an dernier avoir produit des cellules souches à partir d'embryons humains obtenus par clonage, est dans la tourmente. Un ancien collaborateur l'accuse d'avoir falsifié des résultats.
S'il a promis d'apporter des preuves sur la validité de ses recherches, Hwang Woo-suk a présenté ses excuses vendredi pour des "erreurs fatales et des lacunes dans la façon de rendre compte de l'avancée scientifique" réalisée et a demandé à la revue "Science" de retirer l'étude publiée en mai dernier.
Cet article expliquait comment l'équipe du chercheur coréen avait utilisé le clonage pour fabriquer des cellules souches pour 11 patients.
"Science" a rappelé que tous les coauteurs de l'article devaient approuver son retrait. La revue attend aussi des explications de la part des chercheurs sur la nature et l'origine des erreurs.
L'équipe de M. Hwang a déjà indiqué que, parmi les photographies publiées dans la revue et censées présenter différentes lignées de cellules souches, certaines sont tout simplement des doubles d'un même cliché. Une erreur qui, assure-t-elle, n'altère en rien les résultats de l'étude.
Roh Sung-il, un ancien collaborateur, a accusé jeudi M. Hwang d'avoir fait pression sur un laborantin pour qu'il falsifie des résultats.
Lors d'une conférence de presse à Séoul vendredi, M. Hwang a affirmé que son équipe avait "produit des cellules souches embryonnaires spécialement pour chaque patient".
Le même jour, M. Roh, qui dirige un grand hôpital de Séoul, a réitéré ses accusations. Au cours d'une conférence de presse, il a également jeté le doute sur les 11 lignées de cellules souches que son confrère dit avoir produites.
"Neuf lignées de cellules souches semblent être fausses et les deux autres n'ont pas encore été confirmées", a déclaré à l'Associated Press M. Roh, qui est l'un des coauteurs de l'étude en question.
M. Hwang a rapporté que certaines cellules étaient mortes parce qu'elles avaient été contaminées mais que d'autres étaient en phase de décongélation et qu'elles prouveraient d'ici dix jours la validité de son travail.
M. Roh affirme pour sa part que lorsqu'il a rendu visite jeudi à M. Hwang, ce dernier lui a confié que toutes les cellules souches étaient mortes. "Que puis-je dire si Hwang change les propos qu'il a lui-même tenus hier?", a-t-il demandé.
Le gouvernement sud-coréen, qui avait attribué 25 milliards de wons à Hwang pour ses recherches, a annoncé vendredi qu'une enquête scientifique allait être menée pour vérifier la véracité des résultats du pionnier du clonage humain, considéré comme un héros dans son pays.
En outre, le chercheur Gerald Schatten, de l'université de Pittsburgh, a demandé à la revue "Science" de retirer son nom de l'article qu'il avait cosigné. AP

jeudi, décembre 15, 2005

mercredi 14 décembre 2005, 9h15

Un séisme de magnitude 5,2 secoue le nord de l'Inde

NEW DELHI (Reuters) - Un tremblement de terre de magnitude 5,2 sur l'échelle de Richter a secoué le nord de l'Inde.
Le département météorologique a déclaré que l'épicentre du tremblement de terre, le second à frapper la région en deux jours, était situé dans l'Etat montagneux d'Uttaranchal.
On ne fait pas état pour l'heure de dégâts ou de victimes, a déclaré un responsable.
Mardi, un tremblement de terre de magnitude 6,7 a secoué le massif de l'Hindu Kuch, en
Afghanistan. Il a été ressenti jusqu'à New Delhi.
Des maisons ont été endommagées en
Afghanistan par cette secousse, la plus importante depuis le séisme dévastateur du 8 octobre, qui a fait près de 75.000 morts au Cachemire, en grande majorité du côté pakistanais.

mercredi 14 décembre 2005, 7h41

Des manifestants se heurtent à la police pour la deuxième journée consécutive au sommet de l'OMC

HONG KONG (AP) - Une centaine de manifestants sud-coréens se sont heurtés à la police pour la deuxième journée consécutive lors du sommet de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) mercredi à Hong Kong. On ne déplore aucun blessé sérieux dans l'immédiat.
Certains manifestants portaient des bandes de plastique sur les yeux pour se protéger du gaz lacrymogène de la police, équipée de matraques et de boucliers. La confrontation a duré environ 45 minutes avant que les manifestants ne reculent de quelques pas.
Ces manifestants sont au nombre des milliers de militants anti-mondialisation présents à Hong Kong pour protester contre le sommet de l'OMC.
Entamé mardi, le sommet de l'OMC qui réunit les délégués de 149 membres doit s'achever dimanche. AP

mercredi 14 décembre 2005, 15h15

Bloquée à Hong Kong, l'OMC se dirige vers un nouveau rendez-vous en avril

HONG KONG (AFP) - Les pays membres de l'OMC, incapables de boucler à Hong Kong leurs négociations sur la baisse des barrières douanières, s'orientaient mercredi vers la fixation d'un nouveau rendez-vous en avril, alors que les Africains menaçaient de faire capoter la réunion sur le coton.
Au deuxième jour de la conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce, une vingtaine de manifestants, des paysans sud-coréens, ont encore tenté de forcer un cordon de police protégeant le centre de conférences de Hong Kong, avant d'être repoussés sans ménagement par les forces de l'ordre.
La veille, sept manifestants et deux policiers avaient été très légèrement blessés lors de semblables bousculades à l'occasion d'un rassemblement de 5.000 altermondialistes.
A l'intérieur du bâtiment, les 149 pays membres ont poursuivi leurs discussions destinées à faire progresser les négociations lancées voilà quatre ans sur un nouvel accord de libéralisation des échanges.
Il aurait déjà dû être conclu il y a un an et les pays membres doivent achever leurs travaux fin 2006. Mais faute de consensus sur le dossier ultra-délicat de l'agriculture, la conférence de Hong Kong devra très probablement être rejouée au printemps.
"Nous ne devrions pas partir sans fixer une date, au début de l'année prochaine, pour nous retrouver de nouveau afin de sortir de l'impasse", a réclamé mercredi le représentant américain au Commerce, Rob Portman.
Le G20, qui réunit des grands pays émergents hostiles aux subventions agricoles des pays riches, "est déterminé à parvenir à un accord chiffré au début d'avril", a assuré de son côté le négociateur brésilien, Celso Amorim.
Mais sans attendre cette échéance, les pays africains producteurs de coton ont de nouveau menacé de "ne pas s'associer" à un éventuel consensus à Hong Kong, faute d'engagement des pays riches sur la baisse de leurs subventions cotonnières qui pèsent sur les cours mondiaux.
"Nous sommes venus ici pour obtenir des résultats concrets, pas pour entendre encore des propositions qui ne seront jamais respectées", a déclaré le président de l'Association cotonnière africaine, Ibrahim Malloum.
M. Malloum a assuré qu'il ne voulait pas faire de Hong Kong "un Cancun bis", en référence à la précédente conférence de l'OMC au Mexique en 2003 qui avait échoué en partie du fait de l'absence de progrès dans le dossier cotonnier.
Mais "si nous n'obtenons pas de résultat concret, l'Afrique ne pourra pas s'associer à un consensus", a-t-il averti.
Faute de mieux, les participants espèrent au moins se mettre d'accord à Hong Kong sur un ensemble de mesures favorables aux pays les plus pauvres (PMA), prévoyant que les produits de ces pays puissent entrer sans droit de douane ni contingent sur les marchés des pays riches.
"Tout le monde est d'accord" sur le principe, a déclaré le porte-parole de l'OMC, Keith Rockwell; "La vraie question c'est le nombre de produits concernés: est-ce 100%, 98% ou 97% ?"
L'UE a commencé à offrir un tel dispositif aux PMA et souhaite que les Etats-Unis et le Japon suivent le mouvement. Mais le commissaire européen Peter Mandelson a dit craindre que le plan en faveur des PMA soit "menacé".
"Si l'on ne peut même pas se mettre d'accord là-dessus, je pense qu'il faudra vraiment se demander ce qu'on est venus faire à Hong Kong", a-t-il averti.
Les Etats-Unis offrent déjà un accès sans droit de douane aux produits des pays africains mais pas à un PMA comme le Bangladesh, dont les exportations textiles sont redoutées par les producteurs américains.

mardi, décembre 06, 2005

lundi 5 décembre 2005, 0h06

Séisme dans le nord-est du Japon

TOKYO (AP) - Un séisme de magnitude 5,5 a secoué lundi matin le nord-est du Japon mais aucune alerte au tsunami n'a été lancée, a rapporté l'agence de presse Kyodo News.
Le tremblement de terre a touché à 7h20 locales le nord et le sud de la préfecture de Miyagi ainsi que des secteurs de la préfecture de Fukushima au sud, selon l'agence météorologique japonaise citée par Kyodo.
L'épicentre du séisme était situé à une vingtaine de kilomètres au large de la préfecture de Miyagi dans le Pacifique. AP

lundi 5 décembre 2005, 12h06

Malgré la menace de grippe aviaire,
les coqs de combat thaïlandais vont remonter sur le ring

BANGKOK (AFP) - Ai Lueng, 8 mois, 3,5 kilos, descend dans l'arène pour en découdre avec un adversaire au plumage éclatant et pour préserver une vieille tradition, très profitable en Thaïlande: celle des combats de coqs.
Pour sa première "rencontre d'entraînement", Ai Lueng, qui veut dire "Jaune" en thaï, affronte un autre poids moyen, alors que le gouvernement s'apprête à lever des restrictions sur les compétitions, imposées dans le but d'enrayer la propagation de la grippe aviaire.
"Normalement, les propriétaires de coqs prennent grand soin de leurs oiseaux qui coûtent très cher et qui doivent être puissants et en bonne santé pour gagner", explique Paitoon Isarasereepong.
Paitoon est membre de l'Administration métropolitaine de Bangkok et, depuis quatre décennies, il élève des coqs dans une ferme à l'extérieur de la capitale. Mais son "hobby" représente une grosse affaire en Thaïlande où les combats de coqs sont très populaires depuis des siècles.
Le prix d'un coq de combat varie entre 2.000 et 200.000 bahts (40 à 4.000 euros) selon l'espèce, indique Paitoon. Mais le record de 500.000 bahts (10.000 euros) a déjà été atteint.
Les paris dans les arènes agréées commencent à 5.000 bahts (100 euros), ajoute-t-il. La totalité des mises pour un seul combat peut atteindre 1 million de bahts (20.000 euros), parfois plus.
Avant que la grippe aviaire ne soit détectée pour la première fois en janvier 2004, les coqs thaïs avaient beaucoup de valeur à l'export car ils étaient destinés à améliorer les performances génétiques de coqs dans d'autres pays.
Cette filière s'est effondrée au moment où des restrictions internationales ont été imposées sur l'exportation d'oiseaux vivants et de volailles crues.
Lorsque l'épizootie de grippe aviaire s'est aggravée en Thaïlande l'année dernière, les autorités ont imposé de sévères restrictions sur le transport des coqs de combat qui voyagent de région en région pour participer aux compétitions et qui sont soupçonnés de contribuer ainsi à la propagation du virus H5N1. Les éleveurs sont exposés aux risques d'infection car ils sont en contact permanent avec les animaux. Les parieurs aussi en raison de la promiscuité des arènes.
A l'époque, les coqs de combat s'étaient vus attribuer des "passeports" comprenant une photo et une attestation de bonne santé.
L'épizootie s'était ralentie mais, après une brusque résurgence de la grippe aviaire en octobre, les autorités avaient interdit les combats, entraînant de grandes manifestations d'éleveurs dans les campagnes où le Premier ministre Thaksin Shinawatra jouit d'une meilleure popularité qu'à Bangkok.
Un magazine spécialisé estime qu'il y a environ 15 millions de coqs de combat en Thaïlande, mais le nombre exact d'oiseaux de ce type abattus dans la cadre de la lutte contre la grippe aviaire n'est pas connu.
Sermchai Sawasakorn, qui dirige une petite ferme dans le nord-est de la Thaïlande, affirme que 400 de ses 2.000 coqs ont été abattus par précaution. "J'ai cru que j'allais tout perdre", dit-il, ajoutant que l'interdiction des combats lui fait perdre actuellement au moins 6.000 bahts (120 euros) par jour.
Le mois dernier, le ministère thaïlandais de l'Agriculture a ordonné que tous les coqs de combat soient dûment enregistrés auprès des autorités avant le 31 décembre en vue d'une reprise des compétitions aussitôt après.
La Thaïlande qui, avec le Vietnam, avait été sérieusement affectée par le H5N1 (plus de 60 millions d'animaux de volaille abattus, 21 cas humains dont 13 décès), a affirmé le 30 novembre qu'il n'y avait plus de foyer de grippe aviaire dans le pays.

mardi 6 décembre 2005, 10h40

De plus en plus polluante, la Chine pense aux énergies renouvelables

SHANGHAI (AFP) - La Chine, qui pourrait supplanter les Etats-Unis comme premier émetteur mondial de gaz à effet de serre dans les dix prochaines années, se tourne vers les énergies renouvelables comme solution alternative à une croissance ravageuse pour l'environnement.
Le géant asiatique, qui, comme pays émergent, n'a pas d'obligation de réduction des émissions polluantes, a déjà détrôné le Japon à la place de 2e consommateur mondial de pétrole, derrière les Etats-Unis. Il est le premier producteur et premier consommateur mondial de charbon, l'une des sources d'énergie les plus polluantes, qui alimente près de 70% de ses besoins énergétiques.
"La Chine est déjà le premier pollueur dans certains domaines comme les émissions de dioxyde de soufre. Globalement, elle est aujourd'hui à la seconde place, mais elle devrait passer devant les Etats-Unis d'ici dix ans", estime le professeur Gérald Fryxell, spécialiste du développement durable à la China European international Business School à Shanghai.
Le gouvernement chinois voudrait réduire sa dépendance vis-à-vis du charbon, dont l'extraction coûte la vie chaque année à des milliers de mineurs, prévoyant, d'ici 15 ans, de réduire de 10% sa part dans la consommation énergétique globale, selon les chiffres de l'Institut de recherche sur l'énergie, un organisme officiel.
Début novembre, la Chine annonçait un investissement de 180 milliards de dollars pour développer les énergies renouvelables et porter de 7% à 15% leur part dans la consommation énergétique globale en 2020.
"La Chine encourage les entreprises à utiliser d'autres sources d'énergie, telles que l'énergie solaire ou éolienne, en allégeant certaines taxes", explique Han Zhengguo, analyste pour le groupe financier Haitong Securities à Shanghai.
Pour Greenpeace, la Chine a le potentiel pour devenir le premier producteur d'électricité alimentée par énergie éolienne, qui compte aujourd'hui pour 0,01% des besoins chinois.
Selon un rapport de l'Association chinoise des énergies renouvelables, réalisé en collaboration avec l'organisation écologiste, la seule province du Guangdong (sud), l'un des moteurs de l'économie chinoise, pourrait à elle seule produire autant d'électricité d'origine éolienne que l'Allemagne, aujourd'hui n°1 dans le domaine.
Un tel développement pourrait assurer une production de 20 gigawatts en 2020, ce qui réduirait de 29 millions de tonnes les émissions de gaz à effet de serre.
Mais la majorité des besoins du pays seront toujours assurés par le charbon. Il est donc nécessaire "d'investir des sommes importantes dans le développement des technologies de +charbon propre+ ", estime le professeur Fryxell.
"Nous pensons que le plus important pour la Chine est de rendre son charbon propre avec des procédés comme la gazéification", renchérit Emiliano Cecchini, chef de projet du Programme de coopération sino-italien pour la protection de l'environnement, basé à Shanghai.
Par ailleurs, les records atteints par les cours du pétrole cette année sur les marchés mondiaux incitent plus que jamais Pékin, qui dépend à 40% des importations de brut, à considérer des voies alternatives.
Quarante centrales nucléaires doivent être construites d'ici 2020 et près de 650 millions d'euros seront investis pour réduire les émissions de dioxyde de soufre.
Cependant, le rythme de l'économie chinoise, avec une croissance de plus de 9%, l'une des plus fortes au monde, ne devrait toutefois pas ralentir la demande du pays en énergie.
"La Chine peut toujours réduire la proportion de pétrole et de charbon dans ses sources d'énergie, elle continuera malgré tout à en consommer davantage", affirme Gérald Fryxell.

vendredi, décembre 02, 2005

vendredi 2 décembre 2005, 15h22

La torture reste monnaie courante en Chine, selon l'ONU

PEKIN (AP) - Le premier enquêteur onusien sur la torture à se rendre en Chine a déclaré vendredi que les passages à tabac et la privation de sommeil restent monnaie courante dans les prisons chinoises. Il a également accusé Pékin de lui avoir mis des bâtons dans les roues pendant son séjour.
A la fin de son voyage entamé le 21 novembre, Manfred Nowak, enquêteur spécial sur la torture de la Commission des droits de l'Homme de l'ONU, a estimé devant la presse que "de nombreuses étapes restaient à franchir pour bâtir un système respectant le droit".
Cette visite venait mettre un terme à dix ans d'efforts de la part de l'ONU pour envoyer un enquêteur sur place. Pékin avait auparavant à plusieurs reprises accepté ces visites, avant de les reporter sine die.
Manfred Nowak a visité des prisons à Pékin, au Tibet et dans le Xinjiang à majorité musulman. Il s'est entretenu avec nombre de responsables du système judiciaire chinois.
Interrogé sur la torture, il a déclaré: "je considère qu'elle est en déclin mais toujours répandue".
Dans un communiqué, l'ONU précise avoir reçu des informations sur diverses méthodes qui seraient pratiquées en Chine, chocs électriques, brûlures de cigarettes, cagoules, tortures avec de l'eau, exposition au froid ou à la chaleur extrêmes... "Nombre de ces méthodes de torture ont été utilisées", a pu confirmer Nowak grâce aux informations recueillies sur place, précise le communiqué.
L'enquêteur s'est aussi plaint d'avoir été victime de restrictions de la part d'agents de la sécurité chinoise. Ses interviews avec les familles des détenus étaient surveillés, ses conversations écoutées, a-t-il expliqué. En outre, "les familles des victimes étaient parfois empêchées de venir me rencontrer, par divers moyens, comme de les mettre aux arrêts domiciliaires ou de les en empêcher physiquement", a-t-il raconté.
L'ONU a souvent reçu des plaintes concernant les dissidents, défenseurs des droits de l'Homme, membre du mouvement Falun Gong ou des églises non-officielles, Tibétains et Ouïghours, victimes de "tortures systématiques", selon le même communiqué.
L'une des rares affaires de torture à avoir atteint les médias officiels chinois est l'histoire d'un homme, remis en liberté en avril après 11 ans de prison, lorsque sa femme, qu'on l'accusait d'avoir tuée, a refait surface... She Xianglin a alors raconté qu'il avait nié, pendant dix jours et dix nuits, avoir tué son épouse. Mais la police l'a privé de sommeil et interrogé de manière quasi-permanente, jusqu'à ce qu'il craque et signe une confession, sans même l'avoir lue.
Professeur de droit à Vienne, Manfred Nowak, qui a rencontré environ 30 détenus, a également appelé à l'abolition des centre de rééducation apr le travail, dans les camps ainsi que dans les centres de détention préventive ou hôpitaux psychiatriques. Son rapport sera examiné par la Commission des droits de l'Homme lors de sa réunion de l'année prochaine. AP

vendredi 2 décembre 2005, 14h51

Séisme au Pakistan: les secours sur le fil du rasoir, avertit l'Onu


ISLAMABAD (AFP) - Huit semaines après le séisme qui a ravagé le nord du Pakistan, les opérations de secours pour sauver de l'hiver des milliers de rescapés se trouvent sur "le fil du rasoir", a affirmé l'Onu vendredi.
"La situation reste très difficile et, vraiment, nous nous trouvons sur le fil du rasoir", a assuré à Islamabad le chef des opérations d'urgence des Nations unies, Jan Vandemoortele.
Le chef de l'Onu a mis en garde contre "l'auto-satisfaction et le pessimisme", qui sont devenus plus dangereux que les conditions météorologiques ou les difficultés du terrain montagneux frappé par le tremblement de terre.
Les trois principales priorités de l'Onu sont la fourniture aux centaines de milliers de rescapés abrités dans des tentes de systèmes de chauffage sécurisés, de plaques de tôle ondulée pour leur permettre de reconstruire des abris plus stables et de tentes spéciales pour l'hiver, a indiqué Jan Vandemoortele.
A ses côtés, Darren Boisvert, de l'Organisation internationale des Migrations (OIM), a estimé que 90% des quelque 420.000 tentes fournies aux rescapés n'étaient pas équipées pour affronter des conditions hivernales.
Le responsable de l'Onu a toutefois souligné que les autorités pakistanaises, les organisations humanitaires et l'Onu s'efforçaient de renforcer l'isolation des tentes en créant des doubles parois à l'aide de bâches ou de toiles sulfurisées.
"Quand on dit que 90% des tentes ne sont pas équipées pour l'hiver, cela ne veut pas dire qu'elles ne sont pas adéquates. La proportion de tentes qui ne sont pas adéquates est beaucoup, beaucoup plus faible", a souligné le diplomate néerlandais.
Vendredi, huit personnes dont deux travailleurs humanitaires turcs, ont été hospitalisées pour des brûlures graves après l'incendie d'une tente dans un camp de rescapés de Muzaffarabad, au Cachemire pakistanais.
"Les gens font du feu pour se protéger du froid, mais ils les allument parfois dans les tentes ou trop près d'elles", a expliqué le général Abdul Malik, secrétaire à la santé à Muzaffarabad, en ajoutant: "ils doivent comprendre que les tentes ne sont pas en béton".
Un responsable de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a souligné sous couvert d'anonymat que les cas d'incendies de tentes se multipliaient et que les autorités pakistanaises s'efforçaient de mettre rapidement en place à Muzaffarabad un centre de traitement spécialisé pour les brûlés.
L'aide apportée aux rescapés du séisme, qui a fait plus de 73.000 morts et plus de trois millions de sans-abri, c'est le principe du "verre à moitié plein et à moitié vide", a par ailleurs estimé Jan Vandemoortele.
Les gens ont commencé à reconstruire eux-mêmes leur foyer grâce à des indemnités payées par les autorités pakistanaises, mais ces abris ne sont pas forcément adéquats pour affronter l'hiver, a-t-il expliqué.
Des stocks de vivres d'urgence ont été constitués, mais les rations quotidiennes distribuées ont été réduites pour leur permettre de durer plus longtemps, a-t-il poursuivi en ajoutant que les écoles avaient rouvert, mais trop souvent sous des tentes où les enfants affrontent le froid.
Par ailleurs, a-t-il souligné, l'appel de fonds d'urgence de 550 millions de dollars lancé début octobre par les Nations unies n'a toujours été souscrit qu'à 41%.
"Les pires ennemis que nous affrontons ne sont pas les montagnes ou l'hiver, mais l'auto-satisfaction et le pessimisme", a expliqué Jan Vandemoortele.
"Une exubérance irrationnelle" devant le niveau de l'aide apportée ou face au financement des opérations de secours "serait peu judicieuse", a souligné le diplomate néerlandais: "en fait, elle serait mortelle".